25 mars 2007 par francoise bourdin
Assez. Je veux qu’on cesse de m’imposer une façon de vivre conforme en tous points aux directives. Le bien-pensant, le bien-disant, le bien-manger, le bien respirer, le bien-voter: assez!
Assez d’être culpabilisée, assez qu’on cherche à me faire entrer de force dans une catégorie pour alimenter les statistiques ou les sondages. Assez d’entendre et de lire partout: consommez des légumes en nombre impair. Prenez votre vélo. Buvez (de l’eau) même si vous n’avez pas soif. Marchez à l’ombre. Inspirez en cadence (pas tant, c’est pollué!). Faites ceci, faites cela. Payez.
Assez de l’état-providence omniprésent jusque dans ma salle de bains (pas la baignoire, la douche, et fermez l’eau quand vous vous brossez les dents) et dans ma chambre (le Français dort mal, on va nommer une commission et entreprendre une coûteuse étude pour savoir pourquoi). Assez de voir le malheureux fumeur, à la fois exclu et montré du doigt, qui claque des dents au coin de la rue. Et ceux qui promènent leurs chiens raser les murs, la pelle d’une main et le sac papier recyclable de l’autre (ceux qui cumulent les deux tares, avoir un chien et fumer, se munissent obligatoirement d’un cendrier dans la troisième main).
Assez, surtout, qu’on essaie de me faire croire qu’en me pliant à tout, je ne mourrai plus de rien.
Parce que c’est là où le bât blesse, les gouvernements auront beau multiplier les interdits (pas de tabac, pas d’alcool, pas de graisses, pas d’excès de vitesse et pas d’acariens), nous resterons mortels. Clonés et lobotomisés, peut-être, mais mortels à coup sûr!
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19 mars 2007 par francoise bourdin
Bonjour!
Je suis un auteur. Un auteur, un écrivain, pas une auteure, encore moins une écrivaine. Le plus joli mot est romancière. J’en rêvais quand j’étais petite! Ro-man-ciè-re, ça sonne bien, non?
Bon, mais voilà, aujourd’hui, pour mon premier billet, je suis une romancière gelée. Tout ça parce que ma chaudière -une très vieille dame qui date des barricades de 68- a décidé qu’elle avait fait son temps. Hélas, le temps en a profité pour changer. Froid dehors, froid dedans, impossible de pianoter sur le clavier avec les doigts gourds. (et le cheveu hirsute, parce que pas de chaudière, pas d’eau chaude…) En conséquence, je fais du feu depuis hier matin. J’ai entretenu un feu d’enfer dans ma cheminée qui mange les bûches comme d’autres les cacahouètes. 46 grosses bûches en 36 heures! 5 voyages brouette! Et tout ça pour avoir 14 petits degrés dans la maison.
Donc, je ne serai pas très bavarde cette fois-ci. Sauf que, malgré tout, c’est bien d’être au bord d’une cheminée, de regarder les flammes, d’écouter craquer et siffler le bois. C’est bien pour les idées, j’ai l’imagination qui vagabonde, le regard perdu dans le paysage. Et au lieu de criser sur mon ordinateur, sur les synonymes introuvables et la concordance des temps, je pense à mes personnages, à la suite de l’histoire que j’écris en ce moment. J’ai un stylo pas loin, une pile de feuilles et des tas d’idées, ça suffit à mon bonheur. Parce que, tout de même, romancière, c’est le plus beau métier du monde.
Si quelqu’un pense le contraire…qu’il me le dise!
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