Pleine lune sur Paris dernière…
Actualité 20 février 2008A vos postes de télévision. Je vais être interviewé dans le mois prochain dans l’émission de “Paris dernière” diffusée sur Paris Première pour la Pleine lune… Ce sera le vendredi 21 mars dans la nuit… En tout cas j’enregistre la séquence ce soir dans les sublimes locaux de la boutique d’objets féeriques “La Mandragore”, au 45 rue Saint Placide 75006 Paris. Attention aux loups-garous! Ou ou ouuuhhh!
http://www.paris-premiere.fr/cms/display.jsp?id=p2_868114

Et comme je serai à la Mandragore, j’en profiterai pour présenter aux caméras de “Paris Dernière” (caméra à l’épaule, regard face caméra, c’est un style..) l’un de mes grimoires favoris. Il s’agit d’une rare et précieuse édition de “La Mandragore” de Machiavel (né à Florence en 1469, donc trois ans après l’édition du “Traité de Faërie” d’Ismaël Mérindol), pièce de théâtre injustement oubliée où les vertus aphrodisiaques de cette plante mystérieuse jouent un grand rôle. Or, je possède un exemplaire unique de cet ouvrage, dont l’édition française est illustrée à la main par Hérault, et compte un tirage numéroté de 666 exemplaires. Unique, car c’est le seul à être relié en cuir de mandragore ! Car je rappelle aux lecteurs de “Mon Bestiaire fantastique” le passage ayant trait à la mandragore, ou mandragoule, qui avant d’être une plante magique en forme d’embryon humain, à vertus hautement narcotiques et aphrodisiaques, est une sorte de dragon:
“La mandragore est un dragon ailé à face humaine, pourvu de dents et de griffes pointues, au corps long de cinquante pieds, connu dans les Charentes et le Limousin. Exigeant comme tribut mensuel une jeune fille à dévorer, la mandragore se mit à dévaster la région lorsque les villageois refusèrent de continuer à lui sacrifier ses enfants. Mais les dégâts commis par le monstre étaient si graves qu’on se résolut à lui offrir une nouvelle proie, la belle Alix, tirée au sort parmi les jeunes vierges encore vivantes. Le vaillant Guyot de Saint-Quentin, monté sur une mule, s’en alla alors défier le dragon et le blessa à mort. Puis il délivra Alix et enterra la mandragore sous un tertre gardé par une porte de fer que personne n’a le droit d’ouvrir, et sur lequel pousse la terrible « herbe qui rend fou ».
La mandragoule provençale est à mi chemin entre la mandragore et la salamandre. Ismaël Mérindol en parle dans son Traité de Faërie (1466) : « En ma lointaine jeunesse, passée en douce terre de Provence, ma nourrice menaçait, lorsque je n’étais point sage, d’aller quérir la mandragoule qui se terrait à l’entrée du « Trou des fées » . Je prenais pour contes à bonimenter les nigauds les imaginations de cette femme, jusqu’à ce que, en mon adolescence, je fusse confronté nez à groin à semblable serpentesque créature, dont la hideur le disputait à la puanteur et à la mauvaiseté. »
Je ne résiste pas au plaisir vaniteux de vous joindre quelques photos de ce grimoire magique:




20 février 2008 à 10:49
Bonsoir cher conteur,
De Blanche Neige au loup garou il n’y avait qu’un pas… Le chaperon rouge l’aurait franchi allègrement !!! quel plaisir de voyager avec vous dans le fantasque et le fantasme!.. je ne pourrais vous suivre demain soir sur Paris dernière… ou première… petit problème audio-informatico… mais j’essaierai de squater chez ma copine voisine dont l’ordinateur… oh! miracle!!! fonctionne… le mien avait une over dose de loups garous, je l’ai envoyé en convalescence… j’en ai un autre de secours, lisible mais non audible, ce qui réjouit ma minuscule stéréo… et Mozart…
à bientôt vous lire,
Edyann*