Bon, j’ai pris la décision de tenir ce blog de façon plus assidue.
Il faut dire que j’ai été bien occupé cet automne par les dédicaces, salons du livre et autres invitations et colloques en tous genres. Ah! La notoriété! (je plaisante)
A ce propos, la fonction d’”elficologue” et “fantastiqueur” n’est pas de tout repos. J’ai été bien étonné des jalousies et des haines que suscitent chez certains le seul fait de parler et d’écrire sur le monde merveilleux…
J’ai été invité le 25 septembre à débattre des fées et autres lutins à la médiathèque des Landes de Saint Paul les Dax. J’étais accompagné de Sandrine Gestin, l’illustratrice de l’”Encyclopédie du merveilleux” dont je suis l’auteur. Tout s’est très bien passé, nous avons été chaleureusement accueillis, écoutés et applaudis par les bibilothécaires qui nous ont dit avoir été charmés par notre approche, non pas intellectuelle du sujet, mais vivante, enjouée et enthousiaste.
Hélas, parmi les invités de ce colloque, il y avait d’autres “spécialistes” du sujet, dont un certain A.-F. R., auteur d’ouvrages de référence semblables à mon Encyclopédie, que je cite d’ailleurs dans mes sources, que je n’avais jamais rencontré mais dont je respecte le travail. Ce dernier, en revanche, n’a pas la même ouverture d’esprit à mon égard, puisque non content de ne pas me saluer de la journée, et de m’ignorer totalement dans le train du retour où nous nous trouvions à quatre auteurs invités dans le même compartiment (lui et les deux autres auteurs se connaissaient très bien et discutaient comme s’ils avaient été seuls, faisant comme si je n’étais pas là, ce qui était fort étrange comme situation et tout de même assez incorrect, au point que j’ai du quitter le compartiment pour m’isoler ailleurs au calme), il a écrit dans son blog un “post” dans lequel, en résumé, il présente Sandrine comme une illuminée branchée spiritualité et votre serviteur comme un agité du bocal, en y ajoutant des jugements à l’emporte-pièces relevant proporement de la diffamation.
Ce qui est choquant, outre les termes proprement diffamatoires utilisés, c’est ce procédé consistant à taper à bras raccourcis sur des auteurs “concurrents” sur un blog alors que A.-F. R. était dans la salle, et pouvait parfaitement, lors des questions suivant la discussion, prendre la parole et exprimer ses divergences d’opinion par rapport à la façon dont Sandrine et moi parlions du monde de Féerie. D’ailleurs, je vais bien évidemment poster un double de cet article sur son blog.
A.-F. R. nous reproche aussi d’affirmer que les fées existent alors que, selon lui, elles n’existent pas. Sans doute obnubilé par sa propre importance, ce cher A.-F. R. en a perdu son humour et son coeur d’enfant, car je me suis contenté de dire que, “scientifiquement, on n’a jamais prouvé que les fées n’existaient pas”. Les Anglo-Saxons, plus doués que nous sur ce point, jouent à croire que les fées existent. Comme les enfants, d’ailleurs.
Ceci me peine d’autant plus que je considère A.-F. R. comme un brillant connaisseur du sujet, et que j’apprécie les ouvrages qu’il a écrits. Je ne soupçonnais pas qu’il m’en voulait à ce point de m’intéresser aux mêmes sujets et d’en faire également des livres. Il a été primé aux Imaginales d’Epinal en 2005, moi en 2006, nous devrions pourtant nous entendre, sinon être amis. Hélas, cela semble mal parti. C’est dommage.