Voici la première critique sortie sur le tome 2 de ma tétralogie, publiée sur mythologica.net. Voici le lien:

http://mythologica.net/index.php?option=com_content&view=article&id=137:le-sommeil-du-dragon–la-malediction-de-lanneau-t2–edouard-brasey&catid=41:fantasy&Itemid=59

Auteur particulièrement connu pour sa connaissance des univers mythiques et féériques Edouard Brasey est également un romancier de talent qui à travers sa saga La Malédiction de l’Anneau nous fait vibrer au rythme de personnages tels que Siegfried, Brunehilde, Odin,… Le premier tome m’a personnellement séduit et le second s’avère encore meilleur sur bien des points…

A la suite d’un premier tome mettant en place un univers entier issu des légendes nordiques il fallait reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée et la laisser suivre son cours. Alors que Les chants de la Walkyrie se déroulait sur le temps long, avec des siècles d’écarts entre certains évènements, Le sommeil du Dragon agit sur une durée beaucoup plus courte, de manière plus percutante.

Certains lecteurs ont reproché à Edouard Brasey l’aspect trop explicatif de son premier opus, mais cela était plus que nécessaire afin de mettre en place l’univers, les personnages, les divinités, que les trois autres tomes vont placer dans l’action. Le premier tome m’avait paru assez séduisant car il ouvrait à un nouvel univers de fantasy, basé sur des mythes et légendes créées par des populations humaines.

Ce second tome voit donc l’histoire de l’Anneau des Nibelungen du point de vue de Fafnir le dragon qui, jusqu’à son combat mortel contre Siegfried, va nous permettre de comprendre comment l’histoire en arrivera au drame que ceux qui connaissent l’opéra de Wagner n’ignorent pas. Le fait d’utiliser un dragon mythique comme narrateur n’est pas usuel dans les univers de la fantasy et donc cela va donner une autre perspective à cette histoire. D’ailleurs dans chacun des tomes de cette tétralogie le narrateur sera différent.

Autre aspect intéressant chacun des quatre tomes se réfèrera à un élément particulier : le premier tome est placé sous le signe de l’Air, le second sous celui le la Terre, tandis que les troisième et quatrième (à paraître en 2010) seront dédiés respectivement à l’Eau et au Feu. Ce sont ainsi les quatre éléments qui sont représentant, plaçant l’action sous le signe d’un narrateur fortement attaché à celui-ci. Ainsi dans le troisième tome le fleuve-roi, le Rhin, sera le conteur d’évènements tragiques.

Un autre point est d’importance dans ce second tome de la Malédiction de l’Anneau. L’auteur a, à mon sens, fait mûrir son style, lui donnant une dimension plus épique, beaucoup plus facile à lire et ouvrant sur l’action un regard différent. Certains reprochaient à Edouard Brasey un ton trop descriptif, parfois même trop universitaire, même si cela était induit par la nature même du premier tome. Je pense que cette fois-ci ils seront bluffés par ce style à la fois très littéraire, que j’affectionne particulièrement, et la manière tout à fait trépidante dont l’action est rendue sur le papier.

Le sommeil du Dragon est donc un excellent roman qui prend le lecteur dans ses bras et l’emporte loin de sa triste vie, vers des terres mythiques où les dragons content des histoires et les héros s’élancent, inconscients du destin dramatique qui leur est destiné depuis longtemps…

Deuskin

Le sommeil du Dragon
La Malédiction de l’Anneau T2
Edouard Brasey
Belfond
342 pages
20 €

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