JANVIER, LES VISITEURS DE L’EPIPHANIE

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Voici un site qui reprend mon texte sur les visiteurs de l’Epiphanie, extrait de l’Agenda du Merveilleux 2010, édité au Pré aux Clercs.

http://zhelia.unblog.fr/2010/01/20/les-visiteurs-de-lepiphanie/

 

“Les Visiteurs de l’Epiphanie”

Les fêtes sont finies mais j’aime bien en parler ^_^ donc ne trouvez pas bizarre qu’en plein milieu de l’année je vous parle de Noël lol!

Ainsi, en guise de premier article de l’année je vais vous retranscrire ce que nous dévoile notre cher Edouard Brasey pour le mois de janvier dans l’Agenda du Merveilleux 2010. Dans cet agenda Mr Brasey écrit des articles féeriques relatifs à chaque mois, saison, périodes, fêtes de l’année. Ses articles sont illustrés des beaux croquis de Sandrine Gestin. Un indispensable à posséder cette année ou dans votre bibliothèque féerique!

En ce mois de janvier, Edouard Brasey nous parle des “visiteurs de l’épiphanie”. Il s’agit des créatures, qui selon des coutumes païennes, offrent les cadeaux de Noël non pas le 25 décembre, mais durant la période de l’épiphanie.  Ainsi, il n’y aurait pas que le père Noël qui déposerait des petits cadeaux sous nos sapins… Voici ce qu’il nous révèle pour ce mois de janvier : 

thoughtfulchristmaselfholdingoutapresent.jpg“Dans de nombreux pays d’Europe, les cadeaux de Noël ne sont pas livrés à la veille du 25 décembre, mais durant la veille de l’Epiphanie, douze jours plus tard. Et, bien entendu, ce n’est pas le père Noël qui se charge de ses missions, mais d’autres visiteurs surnaturels, moins connus mais tout aussi généreux que leur collègue à barbe blanche.

snegurochkarussiansnowgirl.jpgA la veille du 6 janvier, le Père Gel (ou Ded Moroz ou Father Frost) vient déposer des jouets au pied des cheminées des maisons russes. Sa fille, Sniegourotshka (ou Snegurochka), la jolie fée des neiges, dont le corps est entièrement fait de neige, l’accompagne dans un splendide traîneau tiré par trois magnifiques chevaux.

En Allemagne du Sud, c’est la fée Berchta qui, échappant à la chasse fantastique d’Odin, apporte les cadeaux.

En Allemagne du Nord, il s’agit de Dame Holle, qui fait tomber la neige en secouant son édredon par la fenêtre de sa chambre situé dans le ciel. russiansnowqueenbyannaweb.jpg

Dans l’Est de la France, c’est la bonne tante Arie, la fée de l’air, qui fait sa tournée dans les foyers bien tenus. carmenkeywinteroffering.jpg ©”Winter Offering” Copyright Carmen Keys

En Franche-Comté, la fée Berthe la fileuse s’acquitte de cette tâche, une baguette dans une main et une quenouille dans l’autre, accompagnée de servants, lutins facétieux qui poussent les paresseux hors de leurs lits et mélangent les écheveaux de laine. Pour se concilier les faveurs de Berthe la Fileuse et de ses servants, on a coutume de laisser sur la table de la cuisine ou près de la cheminée des miettes de pains et un verre d’eau.” christmascake.jpg©“Christmas Cake” Copyright Kirby Leary 

UNE VIDEO D’”A LA RECHERCHE D’ALANDYS”, MA COMEDIE MUSICALE POUR ENFANTS AVEC LES MONTS RIEURS

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Regardez ici un extrait de la comédie musicale pour enfants “A la recherche d’Alandys”,que j’ai écrite avec la compagnie des Monts Rieurs:

 http://www.dailymotion.com/video/x8dava_clip-alandys_creation

AU SUJET DES COUVERTURES DE “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU”

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Voici un article polémique mais intéressant au sujet du changement de couvertures intervenu dans la publication de ma saga romanesque chez Belfond, “la Malédiction de l’anneau” parue sur ifissdead.net.

Je comprends les lecteurs déçus par le changement de cap en cours; d’un autre côté, des lecteurs nouveaux ont découvert ces livres grâce aux couvertures de Didier Graffet. L’éditeur devait-il poursuivre à tout prix dans l’erreur initiale ou bien changer? Je précise que le tome 1, “Les Chants de la Walkyrie”, est disponible dans la nouvelle couverture. Ceux qui ont l’ancienne peuvent demander une nouvelle jaquette à l’éditeur. Ainsi chacun aura la continuité de la série avec les bonnes couvertures dans sa bibliothèque.

J’attends vos réactions et commentaires!

http://ifisdead.net/livres/la-guerre-des-couvertures-un-nouvel-espoir-pour-belfond/

 

La Guerre des Couvertures: un nouvel espoir pour Belfond

dabYo dans Actualités, Livres le 22 mai 2009, avec 10 commentaires

Ca y est. Les éditeurs ont enfin compris que les couvertures étaient importantes pour vendre des livres de Fantasy. Forcément, quand on voit qu’une maison d’édition comme Bragelonne, qui est arrivée il y a moins de 10 ans et qui ne possède réellement aucun des vrais classiques du genre Science Fiction / Fantasy, arrive peu à peu à prendre totalement d’assault les rayons des libraires, on se dit qu’il y a quelque chose derrière tout ça. Des bons livres ? Ma foi peut être… Hey, mais si c’était aussi leurs jolies couvertures ?

Couverture des chants de la Walkyrie d'Edouard Brasey

Couverture typique de l’éditeur qui ne sait pas mettre en valeur ses livres: une jolie illustration sans aucun contraste, sur lequel on met un gros bandeau blanc moche avec un titre qui utilise une police moche et une couleur moche. Bref, ça n’attirera jamais votre oeil.

Si J’ai Lu, Pocket ou même parfois Le Livre de Poche l’ont enfin compris et proposent de jolies couvertures, les éditions Pygmalion et Belfort, qui publient de la SF/Fantasy en grande édition et qui sont donc en confrontation directe avec Bragelonne viennent tout juste de le faire. Les éditions Belfont, avec notamment La Malédiction de l’Anneau a commencé un réel travail derrière le lancement de sa série. Ils ont par exemple fait l’effort de créer un site internet entièrement réservé à la série, mais ont aussi participé à l’opération Masse Critique de Babelio, ce qui m’a permis non seulement de faire la critique des Chants de la Walkyrie, mais de repérer la sortie du deuxième tome dans les librairies: Le Someil du Dragon.

Non, je ne compte pas l’acheter, d’abord parce que j’ai d’autres livres à lire, mais surtout parce que je suis choqué des pratiques des éditions Belfont, qui ont enfin compris le business-model de Bragelonne:

Couverture du Sommeil du Dragon d'Edouard Brasey

Ah bah oui, mais pour le tome 2, on s’est rendu compte que le bandeau c’était moche, qu’il fallait peut être mettre du contraste, que la police était moche et que le rose fushia c’était pas terrible.

Ok, et là on va diviser le public de lecteurs en deux catégories. Ceux qui n’ont rien à foutre de la couverture et les maniaques comme moi.

Nouvelle couverture des Chants de la WalkyrieSauf que moi, je fais parti des maniaques, et si j’avais acheté le premier tome au prix fort de 20€ il y a moins de 6 mois, un livre neuf qui vient tout juste d’être publié, j’exigerai au moins qu’il y ait une continuité dans les éditions. Je veux bien que le packaging change entre le Trône de Fer 1 et le 12, mais y a quand même des limites. Rien que pour ça je n’achèterai pas le deuxième tome, et toc.

Bref, le plus marrant dans l’affaire, c’est que si vous voulez acheter aujourd’hui les Chants de la Walkyrie, vous aurez l’ancienne édition avec dessus une jaquette en papier qui représente la future édition… qui ne doit pas encore être imprimé. Je n’ai malheureusement pas pu vous trouver l’image sur internet hormis cette petite miniature à droite.

Bref, à la prochaine pour Bragelonne Contre Attaque.

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10 commentaires, donnez votre avis !

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    Céline C. a écrit le 22 mai 2009 à 22 h 17 min:

    J’dois pas faire partie des maniaques alors…
    Bien que j’aime avoir une jolie couverture, si elle est bof bah tant pis. Je la regarderais une fois et basta.
    Par contre, je suis entièrement d’accord pour le changement de packaging : c’est chiaaaaaant (la dessus je suis maniaque par contre, ça me gonfle quand c’est pas pareil) !! Du coup, j’ai plusieurs séries à rallonge où y’a un beau changement au milieu. -_-’
    Par contre, je suis une ultra maniaque avec mes livres : le moindre pli et c’est le drame… XD

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    dabYo a écrit le 22 mai 2009 à 22 h 43 min:

    Céline C. > La couverture qui est moche perso je m’en fou.

    Par contre les changements de packaging 6 mois après la publication du 1er tome je trouve ça abusé >.< Je déteste ça. Tu vois même pas que c’est la même série Oo

    Pareil pour les plit et tout, je fais super gaffe :o D’ailleurs je « presse » mes livres juste après les avoir lu ahah

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    Acr0 - Livrement a écrit le 23 mai 2009 à 10 h 28 min:

    Je dirai « vive le marketing » ! Sans mentir, comme un livre est plus qu’un livre, mais un objet (auquel on s’attache), j’aime moi aussi avoir une belle couverture (quelle superficielle fais-je !).
    Et puis faire des couvertures vieillottes pour rester dans le statut que la fantasy, c’est « ancestrale » (enfin qui se veut ancestrale). Très peu pour moi…
    Bon entrent aussi en compte les goûts et les couleurs ;)

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    mili-chan a écrit le 23 mai 2009 à 10 h 30 min:

    je suis aussi une maniaque des couvertures… je déteste quand les livres d’une mème série ne sont pas assostis
    Bon la c’est sur que la couv du tome deux donne plus envie…. mais c’est domage que cela change en cour de route.
    Moi aussi c’est le genre de choses que peu me faire arréter une série… ou tout racheter si c’est vraiment bien

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    Thalia a écrit le 23 mai 2009 à 21 h 54 min:

    Ouais … je connais ça avec la saga Tara Duncan … je sais pas pourquoi mais elle change quasi à chaque livre de maison d’édition. Mais ce qui est bien c’est que niveau illustratrice depuis le 3 ou 4eme tome c’est la même.

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    LysEntropik a écrit le 26 mai 2009 à 9 h 51 min:

    Alors là, je vous comprends tout à fait, j’aime avoir de jolies couvertures et quand c’est une saga, quelque chopse de coordonné, c’est un miminum! C’est quand même plus classe dans la bibliothèque.
    Je vous rejoins sur le  » business model » façon Bragelonne, je pense que leurs couvertures à l’anglosaxonne avec titre et nom de l’auteur en relief ou du moins une illu qui pète bien font partie de leur succès aussi.

    @DabYo, tu presses tes livres lus? ça fait un peu psychopathe du livre lol. Quoique je dis ça mais je suis comme Céline C., je fais super gaffe aux plis surtout sur la tranche, je préfère quand elle reste bien lisse. Je supporte pas les gens qui torturent leurs bouquins en les lisant genre en rabattant la couv’ et les pages de gauche sous le bouquin. Grrr.

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    Seraf’ a écrit le 26 mai 2009 à 14 h 38 min:

    @Lys c’est un psychopathe, je confirme.

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    Belga a écrit le 28 juin 2009 à 20 h 25 min:

    J’adore cet article ; il est génial XD
    Et oui, tu as tout à fait raison, mais concernant les couvertures des éditions poket :
    C’était mieux autrefois avec les oeuvres d’art de Siudmak, le haut de la couverture dans une brume argentée ^^

    Malheureusement la directrice de collection de chez Fleuve noir a « repris les rènes » du département de l’Imaginaire chez Pocket après le départ de Jacques, et a délaissé Wojciech pour de petits auteurs français (assez moyen je trouve) qui se sont mis à produire des couvertures dessinés à l’ordi… pffffou vive la technologie !’

    En plus, elle a supprimé le système de couleurs qui permettait de différencier la SF de la Fantasy.

    Bref, je ne trouve pas que cette évolution soit une amélioration ! Et ça ne me pousse pas à acheter leurs rééditions.

    Donc oui, la robe du livre à un rôle à jouer, si l’on considère le livre comme une oeuvre à part entière XD

  •  

    Serafina a écrit le 28 juin 2009 à 20 h 31 min:

    Honnetement, je trouve les oeuvres de Siudmak certes tres jolies, mais surtout tres vieillottes. Ca fait vraiment style des années 70-80 et honnetement, c’est pas vraiment le genre d’illus qui me donne envie :/
    Je trouve que Siudmak fait trop « vieux ». Et du coup je prefere quand meme qu’on donne leur chance a de jeunes auteurs ^^

  •  

    Belga a écrit le 28 juin 2009 à 21 h 40 min:

    Certes, certes ; en lisant tes lignes, je suis aller regarder des livres, et je constate qu’en réalité, il y a aussi de belles illustrations chez les nouveaux illustrateurs ^^

    Mais il faut aussi signaler qu’il y a des couvertures de Siudmak vraiment moches… Et parfois, elles se ressemblent un peu… Enfin ça tend vers le surréalisme, donc bon, vive à mort le subjectivisme lol

    Donc il est vrai que dans un sens, c’est bien qu’il y ait du changement ; mais tout le monde ne sera pas unanime :D
    (et les livres chez Pocket sont pour moi maintenant un peu moins des oeuvres d’art :)

GOD JULE ET JOYEUSES FETES A TOUS!

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VIDEO D’EDOUARD BRASEY A ROQUEBRUNE CAP MARTIN SUR LA MALEDICTION DE L’ANNEAU

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 Une jolie interview en vidéo tournée au Festival du livre de Roquebrune Cap Martin par le studio Phocéen au sujet de la trilogie “La Malédiction de l’Anneau”:

Sur le site :  http://www.studio-phoceen.org/index.php?id=50
Sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xbf3xu_edouard-brasey_creation

Page Fan d’Edourd Brasey, écrivain du merveilleux sur Facebook

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Je vous invite à rejoindre et faire connaître ma page Fan club sur Facebook.

Le lien est ici:

http://www.facebook.com/pages/Paris-France/Edouard-Brasey-ecrivain-du-merveilleux/194003608155

Publication de la “Petite Bibliothèque du Merveilleux”

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La “Petite Bibliothèque du Merveilleux” d’Edouard Brasey, illustrée par Sandrine Gestin, est disponible en librairie!

4 petits livres: Les fées, les lutins, les sorcières et les elfes, accompagnés d’un répertoire secret dans un coffret magique …

petitebibliotheque-bibliotheque-du-merveilleux.JPG
Pour gagner des prix, voici un concours proposé par Le Pré aux Clercs et le site peuple féerique:

http://peuple-feerique.com/secretdesfees/concours-feerique/

Le début du tome 3 de “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU”, commencé aujourd’hui…

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Je suis rond comme le monde. Lumineux comme le soleil. Fin et infini comme l’horizon. Incorruptible comme l’âme. Plus précieux qu’un trésor. Plus puissant que les dieux, les héros, les géants et les dragons. Refermé sur moi-même comme un serpent lové, j’incarne la roue des cycles de l’éternel retour. Je suis l’Unique, le Tout, le commencement et la fin. Je suis le maître de l’univers. Je ne suis pourtant ni un dieu, ni un héros, ni un géant, ni un dragon, et encore moins un homme. Je suis un anneau. Un anneau d’or. Mais un anneau maudit. Et à cause de cette malédiction, les neuf mondes et leurs occupants sombreront bientôt dans un crépuscule de feu. Moi seul survivrai à cette fatalité du néant. Je suis l’anneau maudit du Nibelung.
Je n’ai pas toujours eu cette forme d’anneau. Jadis, je gisais, inconscient et heureux, dans les profondeurs du Rhin aux eaux vertes et bleues. Je ne représentais qu’une infime partie du fabuleux trésor qu’abritait en ses entrailles abyssales le fleuve roi, marquant une frontière liquide et infranchissable séparant en deux continents opposés la terre de Midgard où vivent les hommes. Fragment d’or parmi l’amoncellement infini des richesses que possédait le Vieux Rhin, je n’avais pour père et mère que ce vieillard fantasque, brutal et capricieux qui était l’incarnation du fleuve. Qui était véritablement le Rhin ? Un ondin solitaire, un géant nu au corps humide recouvert d’écailles verdâtres et à la chevelure et la barbe tressées d’algues limoneuses, un monstre issu du chaos originel qui consacrait son temps à rouler inlassablement ses vagues d’écumes. Souvent, il s’endormait et alors son cours se faisait lent et tranquille. Parfois il s’éveillait, et lutinait les gracieuses ondines aux seins blancs et aux chevelures d’algues rousses qui s’égayaient dans l’eau moirée de reflets célestes, et qui étaient tout à la fois ses filles et ses amantes. Il batifolait à leur suite, les pourchassait en poussant de grands cris de fauve en rut, et les ondines s’enfuyaient en riant. Le fleuve alors moussait d’une lessive écumeuse et odorante. D’autres fois encore, le Vieux Rhin se mettait sans raison dans d’immenses colères, levant haut les bras noirs et visqueux de ses lames hautes comme des tourelles, rompant ses digues, fracassant les arbres penchés nonchalamment sur son cours. Il se calmait bientôt, et reprenait son somme interrompu. C’était un aïeul irascible et dénué de raison, ivre et fou, mais il aimait son or, et nous cajolait souvent de sa main rugueuse et palmée. C’était pour nous compter, car il prenait plaisir à mesurer l’étendue de ses richesses. Or parmi les ors, je prenais ces calculs pour des preuves d’amour.
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Quel titre et couverture pour le tome 3 de “La Malédiction de l’anneau”?

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J’ai décidé de réduire mon projet de tétralogie de “La Malédiction de l’anneau” à une trilogie.
Le troisième tome sera donc le dernier et regroupera l’histoire qui devait à l’origine se dérouler sur deux tomes. Ce qui devait se passer au cours du tome 4 se déroulait en effet très longtemps après, et les héros principaux: Siegfried, Brunehilde, etc étaient tous morts. J’ai préféré regrouper et resserrer mon texte, d’autant plus que les trilogies sont plus faciles à se prêter à des éditions dérivées (poches, clubs, compilations) que des séries longues…
Bon, la question est que j’avais déjà les titres et les couvertures illustrées par Didier Graffet des tomes 3 et 4 prévus à l’avance. Je me trouve devant un choix, et fais appel à vous, mes chers et fidèles lecteurs, pour m’aider à y procéder.

Je vous rappelle les titres des 4 tomes prévus à l’origine:
1 - Les Chants de la Walkyrie (paru)
2 - Le Sommeil du dragon (paru)
3 - Le Trésor du Rhin
4 - Le Brasier des dieux

Puisqu’il n’y a plus que trois tomes, je dois choisir le titre du 3e et dernier: “Le Trésor du Rhin” ou “Le Brasier des dieux”, sachant que le titre non choisi sera définitivement perdu.
Concernant les couvertures, je vous soumets les deux projets illustrés par Didier Graffet.

le-tresor-du-rhin-couv.jpg le-brasier-des-dieux-couv-rouge.jpg

Si je retiens “Le Trésor du Rhin”, la couverture 1 s’impose. Si je choisis “La brasier des dieux”, c’est évidemment la seconde.

Mais ce n’est pas tout. Il est possible qu’ultérieurement les trois tomes soient réunis en un seul, soit un coffret, soit un gros livre regroupant les trois romans. Le titre sera uniquement “La Malédiction de l’Anneau”, et l’illustration pourrait être celle qui a été délaissée pour le tome 3. Les quatre couvertures seraient donc “sauvées”, mais un titre disparaîtrait.

Je résume donc les deux options, entre lesquelles je vous demande de m’aider à choisir:

Option 1: Tome 3: “Le Trésor du Rhin”, couverture bleue. Compilation ultérieure de l’ensemble de la trilogie sous le titre générique “La Malédiction de l’Anneau” illustrée par la couverture rouge (avec le corbeau). Dans ce cas, le titre “Le Brasier des dieux” disparaîtrait..

Option 2: Tome 3: “Le Brasier des dieux”, couverture rouge. Compilation ultérieure réunissant les trois, illustrée par la couverture bleue (avec les ondines). Dans ce cas, le titre “Le Trésor du Rhin” disparaîtrait.

La couverture la plus forte, la plus en rapport avec le cycle entier, doit à mon sens s’appliquer au projet de trilogie intégrale regroupant les trois tomes. Dans ce cas, laquelle est la plus parlante selon vous: la couverture rouge au corbeau (Photo 2), auquel cas cela milite pour l’option 1, ou la couverture bleue aux ondines (photo 1), auquel cas il vaut mieux choisir l’option 2.

Merci de répondre en commentaire de cet article: “option 1″ ou “Option 2″, ou “1″ ou “2″ (vous pouvez développer et argumenter, naturellement…). Si vous êtes suffisamment nombreux à répondre et qu’un choix clair se dégage, j’en tiendrai compte avec mon éditeur… J’espère que vous mesurez la responsabilité qui vous incombe! (lol)

Bon, pour être complet, je vous joins les deux couvertures des titres déjà parus, pour vous aider à mieux choisir en tenant compte des codes couleurs:

le-chant-de-la-walkyrie-couv.jpg sommeil-du-dragon-couv.jpg
Merci à tous de votre aide précieuse!

…. Et la critique des “Chants de la Walkyrie”, toujours sur noosphere par Yoann Berjaud

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Voici le lien pour lire cette critique en ligne:

http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=2146572634

Edouard BRASEY
Les Chants de la Walkyrie

le-chant-de-la-walkyrie-couv.jpg

Le puissant Odin, roi des dieux et de l’univers, est confronté aux limites de son pouvoir. Malgré toute sa sagesse acquise en sacrifiant son œil dans la fontaine du savoir infini, il ne parvient pas à connaître l’avenir des dieux d’Asgard et des êtres humains. Consultant les prédictions de la Volä, l’infaillible voyante, il découvre que la fin des temps est proche et que rien ne pourra sauver les Neufs Mondes de leur destruction. Les dieux, loins d’être purs et parfaits, ont commis des méfaits qui engendreront leur chute : le Destin veille à ce que chacun récolte le fruit de ses actions. Même les immortels souverains de l’univers ne peuvent se soustraire à cette Loi Cosmique. Pourtant, Odin ne peut se résigner à voir les Neuf Mondes anéantis, il veut protéger sa descendance humaine et empêcher le Crépuscule des Dieux. C’est pourquoi il confiera une mission périlleuse à sa fille la plus proche : la Walkyrie Brunhilde sera chargée de pénétrer dans le monde des hommes, d’abandonner son statut divin pour sauvegarder la lignée humaine d’Odin. Brunehilde, devenue simple mortelle, prendra tour à tour les rôles de barde, reine, épouse et mère.

     Avec un style évocateur, Edouard Brasey fait vivre la mythologie nordique dans toute sa violence, sa poésie, sa démesure. Les Chants de la Walkyrie est une aventure pleine de mystère, peuplée de descriptions soignées, de personnages complexes et profonds. Avec beaucoup de subtilité, l’auteur nous fait entrer dans l’intimité d’une autre culture, nous invite à comprendre sa philosophie et les implications morales de sa mythologie. Les dieux eux-mêmes vous apparaîtront comme des personnalités très humaines, hautes en couleurs. J’ai particulièrement apprécié : Loki le tentateur, omniprésent et insidieux ; Odin le roi des dieux, torturé par d’affreux dilemmes, souverain de l’univers à la fois puissant et vulnérable, attachant et ambigu. Quant à la Walkyrie Brunehilde, sa lucidité et son cynisme égalent sa pureté. La façon dont les héros de cette histoire se débattent contre une fatalité implacable a quelque chose de fascinant. Chaque victoire engendre une nouvelle épreuve, une nouvelle malédiction, la malédiction de l’anneau de Nibelungen. Réflexion sur l’importance du libre arbitre, sur sa beauté et ses dangers, Les Chants de la Walkyrie soulève constamment la question de savoir ce qui différencie la condition humaine du statut divin.

     Romances dramatiques, passions déchaînées, batailles épiques, Edouard Brasey débute avec ce tome une saga intense menée tambours battants.

Yoann BERJAUD
Première parution : 29/6/2009
dans Fantastinet
Mise en ligne le : 1/7/2009

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