“Le Trésor du Rhin”, critique sur papercuts.fr

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Une nouvelle critique du “Trésor du Rhin” sur papercuts:

http://papercuts.fr/litterature-Edouard-Brasey-La-malediction-de-l-anneau-tome-3-Le-tresor-du-Rhin-1197.html

Edouard Brasey | La malédiction de l’anneau, tome 3 - Le trésor du Rhin
[Belfond - 2010]
5/5

Edouard Brasey Après avoir vaincu le Dragon Fafnir et avoir hérité de son fabuleux trésor, Siegfried a découvert Brunehilde, la Walkyrie endormie et en est tombé éperdument amoureux… Hélas, l’héritage de Fafnir comprend l’anneau des Nibelungen, et sa malédiction continue de poursuivre la lignée humaine d’Odin au travers du héros fabuleux…

Edouard Brasey, après ‘Les Chants de la Walkyrie’ (récompensé par le prix Merlin 2009) et ‘Le Sommeil du Dragon’, met fin à son adaptation de l’opéra de Wagner, ‘La Malédiction du Nibelung’. Une fin avancée, puisqu’à la sortie du premier tome, un quatrième opus était prévu, intitulé ‘Le Brasier des Dieux’, qui a finalement été supprimé… Mais, à la lecture de ce volume qui se suffit amplement et ne fait jamais tomber le lecteur dans l’ennui, on peut penser que ce choix a très certainement été judicieux.

Ainsi, après avoir affronté les intrigues des Dieux d’Asgard, les héros épiques se retrouvent confrontés à un ennemi encore plus sournois : l’Homme. Et c’est sur fond de Ragnarok, le Crépuscule des dieux que l’auteur aborde tout ce que l’Homme peut avoir de plus sombre : L’envie et la soif de pouvoir (incarnés par l’anneau maudit), les complots et la manipulation, le parjure, la jalousie entre la princesse Kriemhilde et la Walkyrie déchue. Mais les dieux, bien que sur le point de périr, ne sont pas en reste pour précipiter la chute du héros, et par la même la fin du monde…

Dans cette ambiance apocalyptique, Edouard Brasey transcende ses personnages, et leurs épreuves font espérer qu’il existe des héros à la flamme divine, tel Siegfried et Brunehilde, que même la défaite et la mort ne parviennent à briser. Nous assistons ainsi à la fin d’un cycle empli de merveilles et de prodiges, d’amour et de haine, de poésie et d’aventures… Rien à envier au ‘Seigneur des Anneaux’ de Tolkien. Et le style particulier qu’a voulu donner l’auteur à son récit, à la fois désuet mais dynamique, renforce et soutient l’œuvre dans son souffle onirique et épique.

‘La Malédiction de l’Anneau’ est une trilogie qui trouve sa place parmi les grandes Å“uvres de fantasy, et espérons que son auteur, scalde prolifique s’il en est, trouvera une autre grande saga à nous conter très prochainement…

www.lamaledictiondelanneau.com

Critique du “Trésor du Rhin” sur Boojum-mag.net

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Voici le lien vers cette critique très pertinente parue sur le site de Boojum:

http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=2041

« Moi seul survivrai à cette fatalité du néant. Je suis l’anneau maudit du Nibelung »

LE TRESOR DU RHIN

LE TRESOR DU RHIN

La malédiction de l’anneau, tome 3

Edouard Brasey

Belfond, avril 2010, 348 pages

20 €

Après Les Chants de la Walkyrie (prix Merlin 2009) et Le Sommeil du dragon, voici la dernière partie de la très attendue « Malédiction de l’anneau ». Le romancier Edouard Brasey, spécialiste des univers de la féerie et de la Fantasy, a déjà publié une cinquantaine d’ouvrages dont La Petite Encyclopédie du merveilleux (Le Pré aux Clercs, 2007).

Epique et tragique à la fois, le roman se parcourt en une envolée ou presque, aussi rapidement que la chevauchée des Walkyries attirées par le sang versé, comme dans un furieux banquet, lors des mêlées militaires. Dans un récit haletant et manichéen, traversé par les violences du cœur et des armes, par les promesses intrinsèquement liées de l’amour et de la vengeance, le meilleur des sentiments des hommes ou des divinités côtoie la pire des tentations.

L’écriture très soignée tisse à merveille le canevas des aventures des mortels, des dieux, des dragons ou des géants sous l’emprise de l’anneau maudit du Nibelung et des ruses du génie du feu Loki. Et une nouvelle fois, la magie des lieux opère aisément. La fatale mécanique du destin annoncée par les antiques Nornes se précipite sur Midgard, la terre des hommes, depuis le retour triomphant de Siegfried à la cour du royaume du Frankenland. Vainqueur de Hunding, roi du Gotland et chef du clan de la Chienne noire, le héros est le fils des jumeaux Siegmund et Sieglinde et descendant du dieu Odin. Ayant promis de revenir auprès de la Walkyrie Brunehilde dont il tombe éperdument amoureux, il n’est pas suffisamment armé pour résister aux mauvais tours de Kriemhilde, la princesse burgonde, qui lui fait absorber un philtre d’amour et d’oubli. Violant les serments de fidélité malgré lui, l’impétueux Siegfried précipite alors une cascade d’événements conduisant des intrigues de cour au Ragnarök, symbole de la fin d’Asgard et du crépuscule des Ases conduits par Odin.

Le narrateur du présent opus est l’anneau maudit du Nibelung après le dragon Fafnir, le gardien du trésor terrassé par Siegfried, dans le deuxième tome et Brunehilde au début de la trilogie. Le choix peut surprendre mais il offre au contraire, dès l’ouverture, un retour évident aux origines de la malédiction. Qui de mieux pour incarner l’histoire de celle-ci que l’infidèle anneau forgé par les maléfiques nains du Nibelung, cet anneau des illusions si convoité qui n’a eu de cesse de provoquer mille malheurs et folie à ses infortunés possesseurs ?

« Je suis rond comme le monde. Lumineux comme le soleil. Fin et infini comme l’horizon. Incorruptible comme l’âme. Plus précieux qu’un trésor. Plus puissant que les dieux, les héros, les géants et les dragons. Refermé sur moi-même comme un serpent lové, j’incarne la roue des cycles de l’éternel retour. Je suis l’Unique, le Tout, le commencement et la fin. (…) Je suis un anneau. Un simple anneau d’or. Mais un anneau maudit. À cause de cette malédiction, les neuf mondes et leurs occupants sombreront bientôt dans un crépuscule de feu. Moi seul survivrai à cette fatalité du néant. Je suis l’anneau maudit du Nibelung. »

Le dernier volet de la trilogie, prévu initialement en quatre volumes, est le plus abouti malgré un dénouement « entaché » d’une sorte de déterminisme religieux sur le nouveau monde après le Ragnarök. En faisant un parallèle entre Balder, le dernier dieu ressuscité et la figure du Christ, n’eut-il pas alors fallu ajouter un autre tome avec le récit, prévu à l’origine, du « brasier des dieux » pour mieux compléter un épilogue peut-être hâtif voire superflu ? Pour l’écrivain, un transfert des mythes semble à l’œuvre et aurait facilité la diffusion du christianisme en Europe du Nord au Moyen Âge. Si une telle hypothèse n’est pas impossible, la courte évocation du monde en devenir crée par un effet de balancier vite bloqué une mélancolie des temps anciens nourrie encore des souvenirs d’Odin et des chants de la Walkyrie. Le romancier, empruntant une ruse à Loki, a peut-être volontairement semé cette dissonance dans les esprits et dessiné les contours d’un choc des mythes pour mieux servir la puissance des anciennes sagas.

Dans cette fresque tout à la fois sombre et merveilleuse, la fantasy renoue avec une mythologie nordique (1) remarquablement revisitée par Edouard Brasey, un conteur digne des œuvres des anciens scaldes (2), un poète presque hors du temps.

Lilia & Mourad Haddak

(1) Edouard Brasey reprend et transforme une littérature scandinave qui a servi d’inspiration au compositeur Richard Wagner (sa Chevauchée des Walkyries est une des musiques fortes du film Apocalypse Now de Francis Ford Coppola) et à l’écrivain John R. R. Tolkien pour son immense fresque du Seigneur des anneaux (l’anneau maudit du Nibelung est devenu celui de Sauron et la région du Midgard sert de modèle à sa « Terre du milieu » par exemple). Cependant, force est de reconnaître que dans la littérature fantastique, les divinités nordiques ont moins influencé les écrivains que la geste arthurienne ou les mythologies grecque ou orientales. Voir nos explications données dans la chronique du premier tome.

(2) Un « scalde » est un poète scandinave du Moyen Âge. Le plus connu d’entre eux est l’Islandais Snorri Sturluson (1179-1241) auteur de l’Edda (connue encore sous les noms d’Edda en prose ou de Jeune Edda), œuvre majeure pour la connaissance de la mythologie nordique (une traduction en a été faite par François-Xavier Dillman chez Gallimard dans la collection « L’Aube des peuples », en 1991).

 

“La Malédiction de l’Anneau” retenue par le jury belge de Braine dans ses 70 lectures de l’année

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Le jury belge de Braine a choisi dans ses 70 lectures de l’année, selon le site Phenixweb.net :

- Edouard Brasey, avec sa tétralogie, la malédiction de l’anneau (Belfond, 2 tomes en 2009)
- Rachel Mead : Succubus Night et Succubus Blues (Bragelonne)
- Alison Goodman : Eon, le douzième dragon (Gallimmard Jeunesse/Table ronde)
- Jean-Luc Bizien : Wonderlandz (Archipel)
- Scott Westerfield : L’heure secrète (série Mighnighters, volume 1)

Merci à mes amis d’Outre-Flandres!

lien: http://www.phenixweb.net/Voeux-2010-Veronique-De-Laet

EDOUARD BRASEY PARLE DE “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU” AUX IMAGINALES EN 2009

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… voici le lien pour visionner la vidéo:

http://www.imagesplus.org/emission.php?id=50&idVideo=3318

Edouard Brasey chez Kriss Crumble sur France Inter

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Pour réécouter en ligne mon passage dans l’émission Crumble de France Inter le dimanche 20 décembre à 12 h :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/krisscrumble/

EDOUARD BRASEY PARLE DES FEES ET DES HEROS SUR FRANCE INTER LE 20 DECEMBRE A 12 H

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Ecoutez l’émission Kriss Crumble sur France Inter le dimanche 20 décembre de 12 h à 13h. J’y parle des fées et des héros, suite à la publication de “L’Encyclopédie des héros du merveilleux” et de “La Petite Bibliothèque du merveilleux” (Le Pré aux Clercs). Je partage l’antenne avec l’excellent Jacques Baudou, grand expert ès Fantasy, qui vient quant à lui de publier “L’Encyclopédie de la Fantasy” (Fetjaine), dans laquelle j’ai l’honneur de figurer par deux fois: en tant que romancier, avec “La Malédiction de l’anneau” (Belfond) et en tant qu’”anthologiste du merveilleux” avec “L’Encyclopédie du merveilleux” (Le Pré aux Clercs).

Et pour les amis de la regrettée Kriss, qui s’en est allée de l’autre côté du fleuve, contacte-vous sur www.krisss.fr

“L’Agenda du merveilleux” sur mythologica.fr

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Voici une critique de “L’Agenda du Merveilleux” publiée sur l’excellent site mythologica.fr

Pour le lire en ligne:

http://mythologica.net/index.php?option=com_content&view=article&id=254:lagenda-du-merveilleux–sandrine-gestin-a-edouard-brasey&catid=35:albums-a-artbooks&Itemid=60

L’Agenda du merveilleux – Sandrine Gestin & Edouard Brasey

 
Écrit par Deuskin
Jeudi, 15 Octobre 2009 14:02

Alors que l’année 2010 se profile d’ici quelques courts et frileux mois les éditions Le Pré aux Clercs nous propose la version 2010 de leur Agenda du merveilleux. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont mis les bouchées double cette fois pour satisfaire leurs acheteurs-lecteurs. Décryptage du futur agenda de tous les amateurs d’imaginaire.

La couverture par elle-même intrigue et le lecteur se verra ravi par son aspect soigné. L’illustration est très réussie et le rabat magnétique permettant sa fermeture est également une bonne idée qui ne fait qu’enjoliver encore plus l’objet.

Mais entrons dans le vif du sujet. Les pages de garde avant proposent un calendrier récapitulatif intéressant sur un aspect parcheminé assez réussi. Immédiatement après ces gardes on entre en janvier avec une double-page de présentation du mois dotée d’une illustration de grande qualité que l’on doit à Sandrine Gestin. Il en sera ainsi pour chacun des douze mois de cette année 2010. Organisé ensuite en semainier chaque double page propose un récapitulatif des jours de la semaine avec les cycles lunaires et les énoncés des fêtes. Un texte érudit vient compléter le tableau, signé Edouard Brasey, autour des fées et du merveilleux. Qu’il s’agisse de la légende du Belfana, de la Saint Patrick ou du Drac de Beaucaire chacun de ces petits encadrés viendra enrichir la semaine du lecteur d’un peu de culture fantastique. Chaque semaine une petite illustration en noir et blanc vient également compléter le tout.

D’un feuilletage (on ne peut pas à proprement parler de lecture) agréable, cet agenda du merveilleux 2010 fait partie des grands crus des agendas atypiques qu’il m’ait été donné de voir. Un objet de grande qualité que tout amateur se doit d’avoir dans ses affaires pour préparer une année 2010 que tout un chacun espère merveilleuse.

Deuskin

L’agenda du Merveilleux 2010
Sandrine Gestin & Edouard Brasey
Le Pré aux Clercs
16,90 €

Ma fiche auteur sur noosfere.com

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Voici ma fiche auteur publiée sur noosfere. C’est très complet!

http://www.noosfere.com/Icarus/Livres/Auteur.asp?numauteur=-47800

Mon interview dans Phénix.mag

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 Mon interview dans Phénix.mag par Véronique de Laet:

Dites-nous quelque chose à votre propos ? Qui êtes-vous ?
Je suis écrivain spécialisé, depuis quelques années, dans le domaine du merveilleux, du légendaire, de l’Imaginaire. Dans ce domaine-là, j’ai publié notamment « l’Encyclopédie du merveilleux » qui a la grande prétention de faire le tour des créatures, des dieux, des personnages imaginaires – prétention parce qu’ils sont tellement nombreux qu’il est impossible de les réduire à quelques centaines. Je suis également romancier, car je publie notamment une tétralogie romanesque inspirée des mythologies d’origine nordique. Je suis également directeur de collection aux Pré aux clercs en ce qui concerne les romans, documents ou volumes de style fantaisiste.

Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?
Comme souvent, c’est une passion qui remonte à l’enfance mais j’ai mis très longtemps avant de la vivre réellement. J’ai d’abord été journaliste avant de passer à l’édition ; à ce jour, j’ai publié 50 ouvrages et j’ai la chance de faire partie du petit groupe d’auteurs professionnels qui peuvent vivre de l’écriture.

Vous souvenez-vous encore de vos premiers textes ? Que sont-ils devenus ?
Oui, tout à fait, je me souviens parfaitement de mes premiers textes. C’est important les premiers textes. J’ai commencé par la poésie lorsque j’avais 17 ans. Le premier texte qui m’a satisfait était une sorte de pièce de théâtre en vers qui mettait en scène un vieil Homère aveugle et le diable qui lui proposait un pacte pour lui permettre de retrouver la vue et de voir enfin toutes les belles choses qu’il avait écrites, en échange de quoi ce dernier devait lui céder son âme. Un mythe de Faust en quelque sorte.

Comment écrivez-vous ? Est-ce une profession pour vous ? Quelles sont vos autres passions ?
Ce métier d’écrivain de l’Imaginaire est tellement prenant qu’il se confond avec ma passion, c’est-à-dire que je lis beaucoup de livres qui ont trait à ça. En dehors, j’aime beaucoup la musique baroque, la musique classique, l’opéra, le jazz et le cinéma en noir et blanc d’avant-guerre. J’aime également beaucoup les voyages. J’ai une passion ancrée pour la Grèce, d’où mon crochet par Homère ; c’est un peu mon pays de prédilection, je me sens parfois presque plus Grec que Français. La Grèce est ma « matrie » Imaginaire

Pourquoi l’écriture ? Quel est, selon vous, le rôle de l’auteur dans notre société ?
Je suis d’un âge avancé (sourire…) mais de mon temps, les écrivains étaient encore des stars comme le sont aujourd’hui les présentateurs de télévision, les sportifs ou les gens du cinéma. Etre écrivain, c’était quelque chose à l’époque, bien plus que maintenant. Je lisais Stendhal, Gide, Anatole France et autres auteurs de référence et, pour moi, c’était un rêve fou de pouvoir, un jour, raconter comme eux des histoires, avoir des lecteurs et pouvoir vivre de ma plume. Les choses ont toutefois bien changé. Je pense qu’aujourd’hui, un écrivain doit être multiforme et ne doit pas se contenter d’écrire son bouquin dans son coin et attendre qu’il suive son cours. Nous sommes à une époque où la communication est très importante et donc, l’auteur doit également faire vivre ses histoires par la voix, via des interviews, des conférences et pourquoi pas même par des adaptations au cinéma. J’aimerais bien un jour collaborer avec un metteur en scène et ainsi réaliser des films ou documentaires à partir de mes livres.

Comment passe-t-on de livres d’analyse comme « L’Effet Pivot » sur l’impact des émissions littéraires sur les ventes à un monde de féerie ?
« L’effet Pivot » ainsi que les quelques livres que j’ai faits à cette époque-là, étaient des livres d’enquête et d’investigation. J’étais journaliste, j’avais collaboré avec Bernard Pivot au magazine « Lire » et un éditeur m’avait demandé de faire un essai sur le phénomène « Apostrophes » de l’époque. C’était l’occasion, pour moi, à travers mon métier de journaliste, d’entrer dans l’édition. Puis, assez vite, je me suis rendu compte qu’il y avait tout un domaine du monde imaginaire qui attendait une relecture de type journalistique, c’est-à-dire en utilisant les méthodes de l’investigation : recherche de documents, recoupement d’informations, etc. Je me suis donc dit : Pourquoi ne pas appliquer ces méthodes, non pas aux grands sujets de société, mais plutôt à ce qui ne se voit pas, à l’invisible, à l’Imaginaire ? Je l’ai donc fait à travers mes premiers livres et j’ai continué.

C’est ce qui m’a permis de passer de l’analyse journalistique à quelque chose qui est tout aussi réel à mes yeux, l’Imaginaire.

Continuez-vous à conter ou réciter des histoires en public ? Des créations ou des récits connus ?
Non, je ne récite pas. D’ailleurs, pour moi, le conteur n’est pas un liseur ; c’est quelqu’un qui improvise, interprète à chaque fois, en fonction de son humeur, du conte et du public. Dans mes spectacles, je reprends des légendes qui existent depuis toujours, qui n’ont pas d’auteur et je me les rapproprie à ma façon, en les racontant avec mon propre style, mes propres mots. Ainsi, elles évoluent. Je me suis rendu compte, par exemple, que j’avais écrit certaines de ces légendes d’une manière totalement différente que celle utilisée dans les autres livres qui la traitaient. La manière de raconter était différente, la légende prenait ainsi une autre tournure avec les mots, les gestes, la présence. J’ai, d’ailleurs, instauré un samedi par mois, dans un petit salon de thé parisien du 5ème arrondissement de Paris, « Caramelle », des séances de contes où je raconte des histoires. Les gens viennent et écoutent mes histoires, en buvant une boisson chaude et en mangeant un gâteau. C’est une façon de créer un lien de plus avec mes lecteurs.

Le désert blanc … Y avez-vous fait une rencontre magique ?
Oui, les déserts sont magiques, surtout les déserts de sable parce qu’ils ne sont pas habités mais, en même temps, ils sont remplis de présences invisibles. Il en ressort comme une présence divine, comme le disaient les prophètes.

J’ai eu l’occasion de faire un voyage complet dans le désert où j’accompagnais des gens ; nous marchions dans le désert.

Le désert m’est proche. Quand j’ai eu 40 ans, je me suis posé des questions sur mon identité, sur mon image et là, j’ai été faire un petit tour dans le désert et j’en suis revenu avec une barbe ! (rires) Cette barbe a donc une histoire même si elle a blanchi depuis. Alors, je ne sais pas si elle me donne un surcroît de sagesse mais, en tout cas, elle est devenue une compagne proche ! (sourire)

Votre collaboration avec Sandrine Gestin a commencé comment ? Est-ce une collaboration privilégiée ?
J’ai rencontré Sandrine Gestin il y a plusieurs années, lors d’un festival du livre. A l’époque, je ne la connaissais pas et j’ai vu ses dessins qui m’ont parus très beaux. On a échangé nos coordonnées. A l’époque, elle travaillait pour Gründ et moi, je publiais des sans illustrations chez Pygmalion. Plus tard, quand Le Pré aux Clercs m’a proposé de concevoir des encyclopédies illustrées du merveilleux, j’ai spontanément pensé à Sandrine. Nous l’avons donc contactée et elle a tout de suite été d’accord pour participer au projet. Depuis, nous avons collaboré à de nombreux livres, notamment sur les divers thèmes féériques.

Vos ouvrages sont un mélange de connaissances, d’illustrations et d’humour. Le tout à un haut niveau. Vous faites comment ?
Je ne m’occupe pas des illustrations, si ce n’est en donnant mon avis ; ce travail revient à Sandrine Gestin ou à Didier Graffet, les illustrateurs de mes encyclopédies du merveilleux ou du legendaire. La maquette est réalisée par Elodie Saracco qui recherche également des illustrations anciennes.

Moi, je m’occupe du texte, ce qui n’est déjà pas mal ! Je me base sur des recherches que j’ai réalisées au fil des années et de la documentation en anglais et en français que j’ai accumulée. Le travail consiste essentiellement à faire un choix dans ce qu’il y a d’intéressant à dire, les personnages à privilégier. Dans ce travail, je fais assez souvent des citations en précisant les sources, de manière à permettre aux chercheurs ou aux « rôlistes » d’aller en bibliothèque pour en retrouver l’original et se servir des références.

Y a-t-il une légende « Edouard Brasey » qui se construit ?
Pourquoi pas ? Cela me rappelle une conversation que j’ai eue avec mon vieux complice Claude Seignolle qui va maintenant sur ses 90-91 ans et qui est, pour moi, un vrai modèle parce qu’il a été à la fois collecteur de l’Histoire dans les provinces françaises au début du 20e siècle et écrivain fantastique. Il a également publié des ouvrages de compilation de contes auxquels il a prêté sa plume. Il me disait « Brasey, ce qui compte, c’est de créer sa propre légende de son vivant ! ». Nous sommes tous porteurs d’une légende qui nous permet de changer notre regard banal en un regard enchanté. Nous sommes tous des héros de conte mais c’est notre conditionnement, nos peurs qui font que nous subissons les choses au lieu de les vivre. Nous sommes tous des marquis de Carabas avec un Chat botté qui nous accompagne, comme dans le conte de Perrault !

Il faut bousculer le raisonnable, le cartésianisme et je m’emporte un peu quand on parle de cartésianisme parce que Descartes était lui-même le moins cartésien des auteurs que l’on puisse imaginer ! Toute son œuvre a été établie à partir de trois rêves où il a été visité par un ange ! Alors, ne soyons pas plus royalistes que le roi et rêvons !

Parlez-nous de votre tétralogie « La malédiction de l’anneau ». Après « Les Chants de la Walkyrie », le second volume, « Le Sommeil du dragon » vient de paraître le 7 mai.
« La malédiction de l’anneau » est un projet que je porte depuis très longtemps. J’ai eu l’occasion d’aller à Bayreuth en 1975 et 1976, à l’époque où Pierre Boulez et Patrice Chéreau révolutionnaient la scène de l’opéra et la musique de Wagner. Je campais et dormais sous la tente, j’entrais dans la salle sans ticket, je me nourrissais vaille que vaille. J’étais un peu comme un routard de l’opéra et depuis, j’ai toujours adoré cette tétralogie « Der Ring des Nibelungen » qui s’inspire largement des Eddas nordiques et de leurs anciennes légendes. A ma connaissance, il n’y avait pas de roman qui s’inspirait fidèlement de ces légendes et c’est ce que j’ai voulu faire.

Il s’agit donc d’une tétralogie romanesque. Le premier tome, sorti en octobre, « Les chants de la Walkyrie » remonte beaucoup plus en amont que l’opéraa de Wagner et et raconte davantage l’origine des dieux et des hommes. Comment l’anneau a-t-il été maudit ? Comment les neuf mondes ont-ils été créés ? Pourquoi Odin est-il poursuivi par une malédiction ?

Le deuxième tome est sorti le 7 mai dernier. Il s’intitule « Le sommeil du dragon » et relate l’affrontement entre le héros Siegfried et le dragon Fafnir mais j’ai quelque peu reconsidéré la légende puisque Fafnir est en fait un sage qui s’attend à mourir alors que Siegfried est un héros surdoué mais, en même temps, un sale gosse insupportable qui révèle une personnalité ambiguë qui contient le mal comme le bien ; notamment dans la relation extrêmement tendue et agressive qu’il entretient avec son mentor et initiateur, Regin. Ce dernier appartient à la race des géants qui ont la connaissance chamanique. Ils sont de bons magiciens mais très lents dans leurs actions. Ils connaissent le langage des animaux, des oiseaux, savent comment se métamorphoser en animal. Siegfried a connaissance de tout cela et il se passe une sorte de choc des mondes entre l’ancien monde des géants et des dragons et le futur monde des héros et des hommes.

Trois mots reviennent souvent dans les titres de vos livres : chasseur, encyclopédie et guide. En vrai, vous êtes plus un guide, un chasseur d’infos ou un collationneur/collectionneur ?
Je pense que je correspond à un quatrième terme qui n’apparaît pas dans les titres. Je suis un ‘messager’ parce qu’en grec, « angelos », le messager a donné en français « l’ange ».

Je ne me considère pas comme quelqu’un d’angélique, il faut plutôt prendre le mot « ange » au sens que donne le pyschologue Boris Cyrulnik, qui l’oppose au « fantôme ». Il faut pouvoir choisir entre être un ange ou un fantôme. Quelle est la différence ? Le fantôme, c’est celui qui a la connaissance des secrets de famille, des choses que l’on ne doit pas divulguer, que l’on cache car elles peuvent déranger mais ces choses-là continuent à vivre dans l’inconscient.

L’ange, le messager, lui, fait le choix de révéler ce qui est caché, de mettre de la lumière dans l’ombre, même si cela le rend parfois impertinent.

A travers mes livres, j’essaie de faire la lumière, quitte à aller fouiller dans les choses cachées ou interdites ; je peux me décrire comme un « ange chasseur » ! (rires)

Être directeur de collection, c’est plus facile ou plus exigeant quand on est aussi auteur chez le même éditeur ?
Etre directeur et auteur en même temps est une chose qui n’est pas toujours facile à gérer. Quand on est auteur, on est tout seul avec son livre. Si, par exemple, le texte avance mal ou si les idées ne viennent pas, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même. Le métier de directeur de collection consiste à accompagner un auteur pas à pas, ce qu’il faut le faire avec diplomatie parce que les auteurs ont tous un côté sensible, fragile. Il faut également leur indiquer parfois la direction à prendre, leur donner l’impulsion. Parfois, ça se passe très bien, d’autres fois, c’est un peu plus difficile et les rapports humains peuvent en pâtir. En tant que directeur de collection, j’ai eu récemment une très bonne expérience de collaboration avec Sire Cédric, auteur de « L’enfant du cimetière » qui vient de sortir. Il a écrit plusieurs versions de son texte et mon travail consistait à le guider dans son remaniement, ce qu’il devait changer, ajouter, enlever. Il a pris le temps de digérer, d’intégrer et de prendre en compte certaines de mes réflexions et je suis ravi d’avoir contribué, non à l’écriture, qui lui appartient, mais à cette démarche de rigueur que l’auteur recherchait pour son texte.

Directeur de collection, était-ce un but en soi, une consécration ou un beau hasard de la vie ?
Ce n’était pas un but en soi. C’est l’éditeur qui me l’a demandé parce qu’étant auteur de livres de fantasy, je pouvais connaître d’autres auteurs du même genre que j’avais eu l’occasion de rencontrer dans divers salons. L’éditeur m’a fait confiance en me demandant de lire des textes d’auteurs – ce que j’ai accepté, en rechignant un peu au début, parce que c’est quand même un travail supplémentaire. J’estime que c’est un rôle important parce que je m’aperçois qu’il y a, en France et dans les pays francophones limitrophes, comme la Belgique et la Suisse, d’excellents auteurs qui, étrangement, ne trouvent pas d’éditeur. J’ai la chance de rencontrer ertains d’entre eux. Il s’agit avant tout de rencontres humaines mais je suis ravi de pouvoir contribuer à les aider à faire en sorte que leurs textes voient le jour.

Quel est votre auteur d’Imaginaire préféré ?
J’ai récemment découvert un auteur du siècle dernier, Lord Dunsany, auteur de « La fille du roi des elfes ». Lorsqu’on le lit, on a vraiment le sentiment qu’on est dans un univers féerique. L’auteur décrit un royaume humain et les différences qu’il a avec le royaume des elfes, monde des elfes qui disparaît et laisse les humains désenchantés pour finalement revenir et envahir le monde des humains. C’est donc le réenchantement du monde. Hélas, je ne suis pas le roi des elfes mais j’essaie moi aussi de réenchanter le monde et ce livre-là est un livre qu’on devrait tous lire et apprendre par cœur !

Quel est votre auteur de littérature générale préféré ?
Parmi les auteurs classiques, j’ai une grande admiration pour Stendhal ou Giono parce que pour moi, ce sont des auteurs qui ont un style avant d’avoir une écriture, contrairement à Flaubert, par exemple.

Parmi les auteurs vivants, j’aime beaucoup Jean Raspail qui a un univers à lui, qui frôle parfois le fantastique. J’aime ces auteurs qui ont un univers à eux qui est aussi un univers universel.

Quel est votre roman de littérature de l’Imaginaire préféré ?
Je viens de lire un roman formidable, dont l’auteur s’appelle Fabrice Anfosso.
Le roman s’intitule « Le chemin des Fées » et est paru chez Nestiveqnen. Il se passe pendant la Première Guerre mondiale, dans l’affrontement entre les Français, les Allemands, les Irlandais, les Anglais mais également, tout le monde féerique. Il y a les orcs, les elfes, les nains qui se battent avec les humains. C’est très réussi parce qu’on n’a pas l’impression que les peuples imaginaires se mélangent naturellement avec les peuples « réels ».
Selon moi, il s’agit d’un livre de littérature générale qui aurait mérité d’être publié chez Gallimard ou d’avoir un prix Goncourt, par exemple car il va au-delà des règles du genre de la Fantasy.

Quel est votre film d’Imaginaire préféré ?
Dans le cinéma, pour moi, le meilleur film est et demeure « 2001, Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick. John Lennon, hélas parti en 80, s’est enfermé dans la salle de cinéma à sa sortie et l’a regardé en boucle pendant une semaine.

Le fait de commencer par « Also spracht Zarathoustra » de Richard Strauss et de finir par « Le Beau Danube bleu » de Johann Strauss est une pirouette musicale géniale !

Quel est votre film hors l’imaginaire préféré ?
Un film que j’ai beaucoup apprécié est « L’aventure de Madame Muir » de Mankiewicz qui est quand même un peu dans l’Imaginaire puisqu’il parle de fantômes mais qui est avant tout une histoire d’amour. Ce que j’aime, moi, ce sont les films qui sont légèrement dans l’Imaginaire mais qui racontent une histoire humaine d’amour, de vie,…

Quel livre d’un autre auteur auriez-vous désiré avoir écrit, soit parce que vous êtes jaloux de ne pas avoir eu l’idée le premier, soit parce que vous auriez traité l’idée d’une autre manière ?
Ca m’arrive très souvent de tomber sur des livres que j’aurais aimé écrire mais en même temps, c’est tellement bien fait et c’est un tel plaisir de lire de la bonne littérature ! Alain Gerber, par exemple, est un auteur formidable ; c’est exactement ce genre de livres-là que j’aurais aimé écrire. Je pense que pour être auteur, il faut avoir un ego surdimensionné et, en même temps, être très humble en s’effaçant devant des auteurs que l’on chérit et qui sont meilleurs que nous.

Quel est votre principal trait de caractère ?
Curieux. J’aimerais y ajouter un autre trait de caractère que je mets souvent en avant, c’est l’impertinence ; j’aime bien les gens impertinents.

Qu’est-ce qui vous énerve ?
Ce qui m’énerve absolument, ce sont les gens soumis à une situation qu’ils pensent fatale. Je ne supporte pas gens qui disent : « On ne peut rien faire ». Je pense que nous devrions tous revendiquer notre statut d’être libre, notre libre arbitre ; aucune situation n’est irrémédiable et je pense que nous avons tous la capacité de nous en sortir et de réaliser les projets que nous souhaitons. Je n’aime pas les gens qui baissent les bras.

Outre l’écriture, quels sont vos hobbies ?
Me promener dans les rues, écouter de la musique, aller voir un vieux film dans un cinéma d’« art et essai », la gastronomie, le bon vin, les réunions entre amis, l’amour.

Quel est le don que vous regrettez de ne pas avoir ?
Jouer de la musique. Je pense que, plus jeune, j’aurais voulu être compositeur et chef d’orchestre, avant même d’ être écrivain.

Quel est votre rêve de bonheur ?
Mon rêve de bonheur, c’est le vivre.

Par quoi êtes-vous fasciné ?
Je suis fasciné par l’intelligence. Quand je rencontre des gens vraiment très intelligents qui ont à la fois l’intelligence du cœur et celle de l’esprit et dont chaque parole mériterait d’être notée, je suis totalement fasciné.

Vos héros dans la vie réelle ?
Je ne sais pas. Je dirais Merlin parce qu’à mon avis, il est encore dans la vie réelle. Je n’ai pas de héros dans la vie réelle parce que pour moi, les héros sont légendaires ; nous ne sommes jamais des héros ou alors nous pouvons tous le devenir.

Je pourrais citer des personnes comme l’abbé Pierre ou Mère Thérésa… , mais je préfererais citer quelqu’un auquel je pourrais m’identifier, donc je dirais Merlin.

Si vous rencontriez le génie de la lampe, quels voeux formuleriez-vous ? (3)
Je ne peux pas répondre… Je crois qu’au lieu de faire trois vœux, je dirais trois mots qui sont : « Ainsi soit-il ».

Votre vie est-elle à l’image de ce que vous espériez ?
Oui

Citez-nous 5 choses qui vous plaisent.
- Les vieux livres épuisés, aux couvertures défraîchies
- La bière belge d’abbaye
- Le vin de bordeaux (le Graves)
- Les ruelles de Paris ou de certains villages dans lesquelles la modernité reste discrète
- Les pleurs de joie

Cinq choses qui vous déplaisent
- La radio dans les restaurants et les bars
- Les retards de trains de banlieue
- Les gens qui se prennent au sérieux
- La routine
- L’absence de liberté

Last but not least une question classique : vos projets ?
L’écriture du troisième tome de « La malédiction de l’anneau » qui sortira en mars 2010. Pour la rentrée, la publication du tome 2 de « L’encyclopédie du légendaire ». D’autres projets à venirpour 2010 ; j’espère que j’aurai encore l’occasion d’en reparler avec vous !

Voici le lien pour lire l’interview en ligne:

http://www.phenixweb.net/BRASEY-Edouard

“La Malédiction de l’Anneau” sur Phénix.mag

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 Une critique de “La Malédiction de l’anneau”, tome 1, sur Phénix.mag:

Walkyrie, La Malédiction de l’anneau, V. 1

Odin, dieu suprême, charge sa fille, la Walkyrie Brunehilde, de sauver sa lignée humaine. Cette descendance adultère de chair est maudite par son épouse, jalouse – et pas à tort !
Brunehilde accepte la mission et descend sur terre pour vivre une expérience unique.
Elle nous raconte sa longue vie au travers de « chants ». (…)

Il s’agit bien de mettre en roman une mythologie germanique fort connue mais jamais complétée, celle qui a inspiré Wagner et sa tétralogie de « L’or du Rhin ».
Ici nous démarrons au début de l’histoire et on s’arrête à la naissance de Siegfried.

Et ainsi que nombres de spécialistes l’ont déjà relevé, on découvre que les mythologies et les contes sont reliés entre eux partout dans le monde ! Comme le verger et les pommes d’éternité de Freya qui me font penser à la pomme dans Blanche-Neige.

Au final, alors que je me demandais si j’allais ou non continuer cette lecture, je l’ai dévorée en moins de 6 jours.

Rien à redire, c’est soigné et surtout bien mis « en musique des mots », mais d’Edouard Brasey, si soigneux et amoureux de la langue, je n’attendais pas moins !

Maintenant, il faudrait presque que je réécoute Wagner… mais avec le volume 2 en main ! (Héhé, il est déjà chez moi !)

Interview ici !

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Voici le lien pour lire l’article sur le site:

http://www.phenixweb.net/BRASEY-Edouard-Les-chants-de-la

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