Edouard Brasey conte à l’Argentière-La Bessée les 5 et 6 août

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La montagne, monde imaginaire et fantastique
  (Information du 21/07/2010 )
  Sur le thème “La montagne, monde imaginaire et fantastique ; de la transmission orale à l’écrit”, le Festival du livre de L’argentière-La-Bessée (Hautes-Alpes) invite l’écrivain Édouard Brasey pour sa 9e édition du 4 au 6 août 2010.
  Cet auteur connu de récits fantastiques participe le 5 août à 18h30 au spectacle de contes “Dessus dessous” avec la conteuse Marie Ricard : pour rencontrer les êtres imaginaires qui hantent les recoins de la montagne.
Spectacle suivi d’une rencontre avec le public.

Vendredi 6 août à 18h au Foyer Culturel : Édouard Brasey propose une rencontre contée sur “la montagne, au sommet d’un monde imaginaire et fantastique ; Le petit peuple des souterrains et des montagnes”.
Rencontre suivie d’une signature d’auteur.

Le programme complet de cette manifestation qui organise ateliers, projections de films et conférences sur la montagne est consultable en ligne sur le site de la Ville de L’Argentière-La-Bessée, sous l’onglet “Loisirs”.

Renseignements : Festival du Livre et du Patrimoine en Dauphiné - Mairie - Service culturel - 05120 L’argentiere-La-Bessée - Tél. : 04.92.23.04.48
Mél : service.culturel@ville-argentiere.fr.

Publics concernés :    Tous publics
  France Provence-Alpes-Côte d’Azur 05 Hautes-Alpes L’Argentière-La-Bessée
Rubrique :  Auteurs et rencontres littéraires - Manifestations et salons
Genre(s) :  Romans et nouvelles 
Documents joints :  Site de L’Argentière-La-Bessée

Le site de “La Malédiction de l’Anneau” remis à jour…

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Suivez le lien pour découvrir le nouveau site de “La Malédiction de l’anneau” fait par Belfond:

http://www.lamaledictiondelanneau.com/site/accueil_la_malediction_de_l_anneau_&600&lma01.html

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Ma biographie aux “Imaginales” d’Epinal 2010

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Voici le lien: http://www.imaginales.fr/edouard-brasey/

Edouard BRASEY

Edouard BRASEYNationalité FR Né en 1954
Édouard Brasey, né en 1954 à Marseille, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, est un spécialiste réputé des univers merveilleux, des contes et des légendes. Ses récentes publications ont remporté un vif succès, notamment La Petite Encyclopédie du merveilleux (Le Pré aux clercs), récompensée par le Prix spécial du jury du Festival Imaginales d’Epinal 2006 et par le Prix Claude-Seignolle de l’Imagerie 2006, ainsi que sa saga romanesque en trois volumes chez Belfond, La Malédiction de l’anneau, dont le premier tome, Les Chants de la Walkyrie, a reçu le Prix Merlin 2009. Le dernier tome, Le Trésor du Rhin, vient de sortir chez Belfond en 2010.
Il a publié des traités ésotériques apocryphes : Le Traité de vampirologie du Docteur Abraham Van Helsing, Le Traité de Faërie d’Ismaël Mérindol et, en 2010, Le Traité des anges (Le Pré aux Clercs), ainsi qu’une réédition des contes du Cabinet des fées (Le Chêne, 2010).
Il est également directeur de collection Fantasy au Pré aux Clercs (avec des auteurs tels que Sire Cédric, Claudine Glot, Claire Panier-Alix ou Édouard Klozszko) et assume, à ses moments perdus, les fonctions inutiles et imaginaires de vice-consul du Royaume de Patagonie.
Site officiel : http://edouardbrasey.com

Bibliographie

 

Le Sommeil du dragon

BELFOND

mai 2009

20,00 €

 

Le Sommeil du dragon (2009)

La Malédiction de l’anneau n°2

« C’est le dragon le plus dangereux, le plus épouvantable que la terre de Midgard ait jamais porté. Son regard foudroie. Son haleine empeste. Son sang brûle… Si Siegfried me laisse le conduire jusqu’à lui, alors il connaîtra la peur ! »
Le dragon Fafnir est le gardien jaloux magique du trésor et de l’anneau magique des Nibelungen, acquis jadis au prix du sang versé et dont la malédiction va bientôt entraîner le crépuscule des dieux. Siegfried, descendant du dieu suprême Odin, élevé parmi les loups, puis initié par le géant Regin à la magie chamanique des métamorphoses et au langage des animaux, va l’affronter avant de retrouver Brunehilde, la Walkyrie endormie sur son rocher environné de flammes. Mais l’anneau maudit n’a pas fini de contrarier les destinées…
Anneaux magiques et épées invincibles, Walkyries et dragons, géants et nains, dieux et héros animés de passions ardentes… Dans la lignée de L’Anneau du Nibelung, de Richard Wagner, du Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, et des anciennes légendes et mythologies nordiques, La Malédiction de l’anneau est une saga foisonnante au souffle épique et héroïque, un roman d’aventures et de fureur, mais aussi de poésie et d’enchantement.
Édouard Brasey, romancier, est aussi un spécialiste réputé des contes et légendes nordiques et des univers imaginaires de la féerie et de la Fantasy, auxquels il a consacré plus d’une quarantaine d’ouvrages. Après Les Chants de la Walkyrie, parus chez Belfond en 2008, Le Sommeil du dragon est le deuxième volet de la grande saga épique La Malédiction de l’anneau.
« Est-il encore utile de rappeler que nos écrivains français n’ont plus rien à envier aux auteurs anglo-saxons dans le domaine de la Fantasy ? Il faut assurément ajouter, dans la cour de ces maîtres enchanteurs, le »poète« Édouard Brasey. » Boojum-mag.net

 

Les Chants de la Walkyrie

BELFOND

octobre 2008

20,00 €

 

Les Chants de la Walkyrie (20 8)

La Malédiction de l’anneau n°1

Odin, le dieu suprême, a engendré sur terre la puissante lignée des rois du Frankenland, les seuls à pouvoir perpétuer l’étincelle divine qui sommeille au cÅ“ur des hommes. Mais Frigg, l’épouse d’Odin, frappe la reine du Frankenland de stérilité. Odin fait alors appel à Brunehilde, la Walkyrie chargée de recueillir le dernier souffle des guerriers valeureux pour les conduire au paradis du Walhalla, afin qu’elle apporte à la reine l’une des pommes d’éternelle jeunesse qui poussent dans le verger de Freya. Pour accomplir sa mission, Brunehilde doit abandonner son statut de déesse et de vierge guerrière. Devenue simple mortelle, elle chante les anciennes sagas mettant en scène les dieux et les héros, avant d’être, par amour, reine, épouse et mère. Mais la malédiction de l’anneau du Nibelung va bientôt entraîner le crépuscule des dieux…
Anneaux magiques et épées invincibles, Walkyries et dragons, géants et nains, dieux et héros animés de passions ardentes… Dans la lignée de L’Anneau du Nibelung, de Richard Wagner, et du Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, Les Chants de la Walkyrie est le premier volume de La Malédiction de l’anneau, une saga foisonnante au souffle épique et héroïque, inspirée des anciennes mythologies et légendes nordiques.

Édouard Brasey est un spécialiste réputé des contes et des légendes celtiques et nordiques, et des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, auxquels il a consacré plus d’une trentaine d’ouvrages. Ses dernières publications ont remporté un grand succès, notamment La Petite Encyclopédie du merveilleux (Pré aux Clercs), récompensée en 2006 par le prix spécial du jury du festival Imaginales d’Épinal et par le prix Claude-Seignolle de l’imagerie.

PUBLICATION DU “TRESOR DU RHIN”, TOME 3 DE “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU”

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Le livre sort aujourd’hui chez Belfond, et clôt la trilogie romanesque…

Pour plus d’informations, voici quelques liens:

www.lamaledictiondelanneau.com

http://www.dailymotion.com/video/xcadxh_bande-annonce-la-malediction-de-l-a_creation

http://www.dailymotion.com/video/xc9660_regis-boyer-versus-edouard-brasey_creation

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Titre de l’article

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Voici une bande annonce pour la sortie du tome 3 de “La Malédiction de l’Anneau”, “Le Trésor du Rhin”, le 1er avril 2010 (Belfond):

http://www.dailymotion.com/video/xcadxh_bande-annonce-la-mal%C3%A9diction-de-l-a_creation

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Edouard Brasey hante la chaîne Ciné Cinémas le 13 mars pour parler des vampires.

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Le samedi 13 mars à 21 h 40, je parle des vampires dans un documentaire diffusé par la chaine Ciné Cinémas. En voici quelques extraits:

http://www.dailymotion.com/video/x5ww98_les-vampires-cin%C3%A9-cin%C3%A9mas-2008_creation

DEBAT ENTRE EDOUARD BRASEY ET REGIS BOYER AU SUJET DE “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU”

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Lors du Festival Zone Franche de Bagneux, le 13 février 2010,j’ai eu l’occasion de débattre avec le Professeur Régis Boyer sur le sujet des mythologies nordiques, dont je me suis inspiré pour l’écriture de ma saga romanesque “La Malédiction de l’Anneau”.

Voici un montage d’extraits de cette intervention: http://www.dailymotion.com/video/xc9660_r%C3%A9gis-boyer-versus-edouard-brasey_creation

DEBAT EDOUARD BRASEY ET REGIS BOYER SUR LES MYTHOLOGIES NORDIQUES

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Le samedi 13 février à 15 h 30, aura lieu dans le cadre du Festival Zone Franche consacré aux Mondes imaginaires, Salle des Fêtes Léo Ferré de Bagneux (92), un débat table ronde entre Edouard Brasey, auteur de “La Malédiction de l’Anneau” (Belfond) et Régis Boyer, le grand spécialiste français des mythologies nordiques. Le débat sera modéré par Marie-Charlotte Delmas, organisatrice de la manifestation, et suivi d’une séance de dédicace de 16 h 30 à 18 h 30.

Lancement du premier tour du “Prix Merlin 2010″

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Le Prix Merlin 2010 a publié sa première liste, dans laquelle vous êtes invités à élire le roman et la nouvelle de Fantasy qui vous ont le plus intéressés au cours de l’année écoulée. Bien que j’ai eu le prix l’an passé pour “Les Chants de la Walkyrie”, mon second tome “Le Sommeil du dragon” est cité dans cette nouvelle liste… Je n’y suis pour rien, je le jure!

http://www.presences-d-esprits.com/prix-merlin/accueil.php

… Et le “TRAITE DE VAMPIROLOGIE” AUSSI CHEZ FRANCE LOISIRS…

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Suivez le lien: http://www.franceloisirs.com/Product/LIVRES/412973

Prix public   : 19,00 €

14,95 €

Traité de vampirologie

Traité de vampirologie

Abraham Van Helsing (Dr)

480 pages

Couverture cartonnée façon grimoire

Réf : 412973

Résumé

Les vampires existent-ils ? Quelles formes prennent-ils pour séduire les humains et leurs familles ? Quelles sont les armes pour les détruire ?
C’est à ces questions épineuses que répond ce Traité, rédigé au début du XXe siècle par le plus grand chasseur de vampires, le docteur Van Helsing, qui terrassa Dracula de la pointe de son épieu.
Cet authentique grimoire est parfaitement documenté sur tous les aspects du vampirisme tels que nous pouvons les connaître par l’Histoire, les légendes, le folklore, les croyances et les superstitions. D’anciens traités et nouvelles, signés de grands maîtres du fantastique tels Poe, Hoffmann ou Dom Calmet, viennent compléter cet ouvrage. Une référence à conserver sur sa table de chevet, entre le crucifix et les chapelets de fleurs d’ail.

Pourquoi on l’a choisi

Sensationnel ! On vient de retrouver le savant traité que le docteur Van Helsing, vainqueur du célèbre Dracula, a consacré aux vampires. Histoire, légendes, superstitions, œuvres littéraires, tout est dit, avec l’érudition et l’humour mordant qui caractérisent le héros de Stocker. Un objet cadeau superbement présenté et illustré, façon grimoire, à offrir enrubanné d’un chapelet d’ail.

Extrait

Avertissement

Je n’ai guère de goût à l’écriture. Tenir le calame est une torture infligée à mes vieux doigts perclus d’arthrose. Ayant négligé en mes jeunes années l’apprentissage de la sténographie, technique fort appréciable pour la prise de notes rapide et qui m’eût été fort utile lors des longues années d’études médicales, philosophiques et métaphysiques que je suivis dans les plus grandes facultés européennes, je suis contraint d’aligner les mots les uns à la suite des autres, sur les lignes de mon cahier relié en toile bleue, comme des moutons frileux et paresseux dont les contours tremblotants sont soulignés à l’encre mauve. Non, décidément, je n’aime point écrire, et si j’entreprends aujourd’hui la rédaction du présent traité, c’est parce que j’y suis contraint par une exigence et un sens du devoir qui dépassent de beaucoup mon aspiration, pourtant légitime, au repos. C’est que je suis un vieil, un très vieil homme, et ma longue vie bien remplie ne m’a jusqu’ici laissé que peu de loisirs ! Il serait bien temps pour moi d’aller flâner chaque matin le long des canaux de la bonne ville d’Amsterdam qui m’a vu naître et me verra un jour mourir, et de m’autoriser, le soir, un bock de bière trappiste, agrémentée d’une pipe bourrée à l’Amsterdamer, dans l’une de ces tavernes chaleureuses qui bordent le Quartier rouge. Oh oui ! Que j’aimerais ne rien faire d’autre de mes journées que de divaguer par les ruelles tortueuses de la vieille cité, et de médire et ratiociner avec d’autres vieillards de ma trempe sur l’inconséquence de la jeunesse, l’inutilité de la vieillesse et l’absurdité de la vie ! Hélas ! Ces distractions bien inoffensives me sont interdites, et aux vapeurs de la bière et fumées du tabac, je dois préférer la rigueur ascétique de mon cabinet de travail, dont les étagères croulent sous le poids des ouvrages de science et d’ésotérisme. Car ma tâche en ce monde est désormais, dussè-je y épuiser mon dernier souffle, de rédiger cette Å“uvre qu’il m’était destiné d’écrire, et que j’offre à tous ceux qui, de près ou de loin, ont été ou seront confrontés à l’un des plus grands maux que l’humanité ait jamais connus, afin de les aider à en appréhender les causes et les origines et à en combattre les effets néfastes. Oui, ma mission est de rédiger, puis de publier, sans doute à mes frais car je doute qu’un éditeur ait jamais le courage d’inscrire à son catalogue un mémorandum consacré à un sujet aussi périlleux, un authentique et définitif Traité de vampirologie !

Les vampires ! Ils sont depuis l’origine des temps la plaie suppurante ouverte dans la chair de l’humanité souffrante, la force obscure qui, sans arrêt, détourne les hommes de la pratique du bien et des lumières de la religion, l’hydre monstrueuse aux milliers de têtes repoussant sans cesse au fur et à mesure qu’on les tranche, la filiation maudite de Satan et de Caïn, ces ennemis acharnés des fils d’Adam.

Pourtant, leur existence est, aujourd’hui encore, contestée sur les bancs de la faculté de médecine. Les vampires sont considérés comme des créatures imaginaires nées des divagations de cerveaux faibles et malsains, des fantasmes issus de rêveries nébuleuses propres aux lunatiques, des êtres de légende tout juste bons à alimenter les récits mensongers des conteurs à la veillée et à fournir matière à cauchemars aux enfants, sujets à la peur du noir et à l’angoisse de la solitude nocturne.

Loin de moi l’idée de condamner ces contes et légendes, ces superstitions et croyances qui choquent généralement les hommes de science. Car elles sont, à dire vrai, les seules sources dignes de foi qui nous ont été léguées par les siècles passés, et aussi parce que, grâce à elles, les hommes, à l’exclusion des savants, ont toujours cru à l’existence des vampires, et ont ainsi appris à s’en défier, et le scepticisme ambiant qui prévaut en notre siècle matérialiste et terre à terre n’y pourra rien changer. Oui, c’est dans les anciens contes, les légendes oubliées, les croyances étranges et les superstitions d’un autre âge que l’homme de science véritable, c’est-à-dire sans Å“illères, doit plonger s’il désire faire toute la lumière sur ce phénomène trop longtemps ignoré. Ignorance qui a permis aux vampires de croître et de proliférer en toute quiétude !

Car les vampires existent, oui, et pas uniquement dans les histoires à faire peur. Et si quelqu’un a le droit, et le devoir, d’affirmer haut et fort ce terrible constat, c’est bien moi, Abraham Van Helsing, docteur en médecine, docteur en philosophie, docteur ès lettres, docteur ès sciences, docteur en théologie, maître de recherches et enseignant à l’université de médecine de Londres, présentement à la retraite. À cette longue liste de diplômes prestigieux, je dois ajouter une spécialité non reconnue par la Faculté, et pourtant ô combien utile et nécessaire, celle de chasseur de vampires ! Oui, moi, Abraham Van Helsing, j’affirme que les vampires existent, car je les ai combattus toute ma vie. Et mon tableau de chasse s’honore de l’un des plus dangereux représentants du genre : le comte Dracula, que je pourchassais naguère de Londres jusqu’en Transylvanie, en compagnie du jeune Jonathan Harker et de son adorable épouse Mina, de Lord Arthur Godalming, de mon élève le docteur Seward, sans oublier Quincey Morris ! Le pauvre homme est mort en plongeant son arme dans le cÅ“ur du comte Dracula, dont le cercueil était acheminé dans son château au milieu des Carpates. Oui, je suis l’homme qui a démasqué, combattu et détruit Dracula, j’ai versé mon sang pour redonner vie à l’une de ses victimes, la pauvre Lucy Westenra. À présent, je troque le sang contre l’encre, et le pieu contre la plume, mais il s’agit toujours de la même chasse !

Toutefois, je ne reviendrai pas sur les circonstances qui ont entouré l’existence ignoble de Dracula et sur la part notable que j’ai prise dans son éviction définitive de la terre des vivants. Le récit en a déjà été fait, avec plus de talent que je n’en aurai jamais, par mon grand ami Abraham Stocker, membre émérite de la confrérie initiatique secrète de la Golden Dawn et auteur du roman consacré au comte Dracula. Nul n’ignore plus les échanges de carnets intimes et de correspondance entre les divers protagonistes de cette sombre et dramatique histoire, et je renvoie ceux qui les méconnaîtraient encore à la lecture de cet excellent ouvrage.

Mon but ici est autre. Il est de rédiger, en homme de science que je suis, un traité sérieux et abondamment documenté sur ce terrible sujet, dont le seul énoncé suffit à hérisser mes poils, jadis roux, à présent blancs comme neige. Mais je dois faire abstraction de ma sensibilité et de mon légitime dégoût pour ne retenir que les faits saillants et manifestes, qui, je l’espère, permettront aux chasseurs de vampires à venir de poursuivre, à leur façon, ce qui a été l’Å“uvre de ma vie.

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