Article dans le “Figaro” sur le succès des sagas
Dans la presse 5 décembre 2007Dans “le Figaro” d’aujourd’hui 5 décembre, la critique cinéma est consacrée à la sortie du film “A la croisée des mondes: La Boussole d’or” d’après la saga de Philip Pullman “Les Royaumes du Nord”.
Un article annexe consacré au succès des sagas me donne brièvement la parole:
lien vers le site: http://www.lefigaro.fr/cinema/2007/12/05/03002-20071205ARTFIG00342-les-sagas-tiennent-la-tete-du-box-office-mondial.php
Les sagas tiennent la tête
du box-office mondial
E. F.
05/12/2007 | Mise à jour : 11:27 |
Les grandes sagas littéraires dans lesquelles se mêlent aventure, fantastique, imaginaire, réflexion philosophique sur le bien et le mal, font recette au cinéma. La preuve, d’abord, en chiffres. La série des cinq Harry Potter adaptée de l’œuvre de J.K. Rowling a rapporté plus de trois milliards six cents millions de dollars dans le monde. La trilogie du Seigneur des Anneaux, œuvre culte de J.R.R. Tolkien, réalisée simultanément par le génial Peter Jackson, a récolté trois milliards de dollars. Quant au premier épisode du cycle Le Monde de Narnia : le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique, réalisé par Andrew Adamson d’après C.S. Lewis, il a atteint les 745 millions de dollars. « Ce succès a permis la réalisation du chapitre II, Le Prince Caspian qui sortira le 2 juillet prochain et la mise en route du troisième volet, Le Passeur d’aurore, dont la sortie est programmée pour 2010», précise Jean-François Camilleri, directeur de Walt Disney Studio Motion Pictures France .Sur le fond, cet engouement peut s’expliquer selon le sociologue Pierre Lagrange par «une attirance pour des univers très différents du nôtre et dans lesquels il y a de la verticalité alors que nous vivons dans un monde laïc, géré horizontal ement. C’est nous qui, en dernier ressort, prenons les décisions alors que, longtemps, la plupart des sociétés humaines ont vécu selon des règles édictées par des dieux. Cela touche à quelque chose de très sensible sur la gestion de la réalité.» Pour sa part, Edouard Brasey, auteur de La Petite Encyclopédie du merveilleux considère que «le cinéma permet un retour à la tradition de la saga, c’est-à-dire à l’histoire qui se raconte. Une vision moderne des antiques grandes épopées légendaires qui ont alimenté pendant des siècles l’imaginaire des peuples ».
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