“La Malédiction de l’Anneau” retenue par le jury belge de Braine dans ses 70 lectures de l’année

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Le jury belge de Braine a choisi dans ses 70 lectures de l’année, selon le site Phenixweb.net :

- Edouard Brasey, avec sa tétralogie, la malédiction de l’anneau (Belfond, 2 tomes en 2009)
- Rachel Mead : Succubus Night et Succubus Blues (Bragelonne)
- Alison Goodman : Eon, le douzième dragon (Gallimmard Jeunesse/Table ronde)
- Jean-Luc Bizien : Wonderlandz (Archipel)
- Scott Westerfield : L’heure secrète (série Mighnighters, volume 1)

Merci à mes amis d’Outre-Flandres!

lien: http://www.phenixweb.net/Voeux-2010-Veronique-De-Laet

JANVIER, LES VISITEURS DE L’EPIPHANIE

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Voici un site qui reprend mon texte sur les visiteurs de l’Epiphanie, extrait de l’Agenda du Merveilleux 2010, édité au Pré aux Clercs.

http://zhelia.unblog.fr/2010/01/20/les-visiteurs-de-lepiphanie/

 

“Les Visiteurs de l’Epiphanie”

Les fêtes sont finies mais j’aime bien en parler ^_^ donc ne trouvez pas bizarre qu’en plein milieu de l’année je vous parle de Noël lol!

Ainsi, en guise de premier article de l’année je vais vous retranscrire ce que nous dévoile notre cher Edouard Brasey pour le mois de janvier dans l’Agenda du Merveilleux 2010. Dans cet agenda Mr Brasey écrit des articles féeriques relatifs à chaque mois, saison, périodes, fêtes de l’année. Ses articles sont illustrés des beaux croquis de Sandrine Gestin. Un indispensable à posséder cette année ou dans votre bibliothèque féerique!

En ce mois de janvier, Edouard Brasey nous parle des “visiteurs de l’épiphanie”. Il s’agit des créatures, qui selon des coutumes païennes, offrent les cadeaux de Noël non pas le 25 décembre, mais durant la période de l’épiphanie.  Ainsi, il n’y aurait pas que le père Noël qui déposerait des petits cadeaux sous nos sapins… Voici ce qu’il nous révèle pour ce mois de janvier : 

thoughtfulchristmaselfholdingoutapresent.jpg“Dans de nombreux pays d’Europe, les cadeaux de Noël ne sont pas livrés à la veille du 25 décembre, mais durant la veille de l’Epiphanie, douze jours plus tard. Et, bien entendu, ce n’est pas le père Noël qui se charge de ses missions, mais d’autres visiteurs surnaturels, moins connus mais tout aussi généreux que leur collègue à barbe blanche.

snegurochkarussiansnowgirl.jpgA la veille du 6 janvier, le Père Gel (ou Ded Moroz ou Father Frost) vient déposer des jouets au pied des cheminées des maisons russes. Sa fille, Sniegourotshka (ou Snegurochka), la jolie fée des neiges, dont le corps est entièrement fait de neige, l’accompagne dans un splendide traîneau tiré par trois magnifiques chevaux.

En Allemagne du Sud, c’est la fée Berchta qui, échappant à la chasse fantastique d’Odin, apporte les cadeaux.

En Allemagne du Nord, il s’agit de Dame Holle, qui fait tomber la neige en secouant son édredon par la fenêtre de sa chambre situé dans le ciel. russiansnowqueenbyannaweb.jpg

Dans l’Est de la France, c’est la bonne tante Arie, la fée de l’air, qui fait sa tournée dans les foyers bien tenus. carmenkeywinteroffering.jpg ©”Winter Offering” Copyright Carmen Keys

En Franche-Comté, la fée Berthe la fileuse s’acquitte de cette tâche, une baguette dans une main et une quenouille dans l’autre, accompagnée de servants, lutins facétieux qui poussent les paresseux hors de leurs lits et mélangent les écheveaux de laine. Pour se concilier les faveurs de Berthe la Fileuse et de ses servants, on a coutume de laisser sur la table de la cuisine ou près de la cheminée des miettes de pains et un verre d’eau.” christmascake.jpg©“Christmas Cake” Copyright Kirby Leary 

EDOUARD BRASEY PARLE DE “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU” AUX IMAGINALES EN 2009

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… voici le lien pour visionner la vidéo:

http://www.imagesplus.org/emission.php?id=50&idVideo=3318

… Et le “TRAITE DE VAMPIROLOGIE” AUSSI CHEZ FRANCE LOISIRS…

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Suivez le lien: http://www.franceloisirs.com/Product/LIVRES/412973

Prix public   : 19,00 

14,95 €

Traité de vampirologie

Traité de vampirologie

Abraham Van Helsing (Dr)

480 pages

Couverture cartonnée façon grimoire

Réf : 412973

Résumé

Les vampires existent-ils ? Quelles formes prennent-ils pour séduire les humains et leurs familles ? Quelles sont les armes pour les détruire ?
C’est à ces questions épineuses que répond ce Traité, rédigé au début du XXe siècle par le plus grand chasseur de vampires, le docteur Van Helsing, qui terrassa Dracula de la pointe de son épieu.
Cet authentique grimoire est parfaitement documenté sur tous les aspects du vampirisme tels que nous pouvons les connaître par l’Histoire, les légendes, le folklore, les croyances et les superstitions. D’anciens traités et nouvelles, signés de grands maîtres du fantastique tels Poe, Hoffmann ou Dom Calmet, viennent compléter cet ouvrage. Une référence à conserver sur sa table de chevet, entre le crucifix et les chapelets de fleurs d’ail.

Pourquoi on l’a choisi

Sensationnel ! On vient de retrouver le savant traité que le docteur Van Helsing, vainqueur du célèbre Dracula, a consacré aux vampires. Histoire, légendes, superstitions, œuvres littéraires, tout est dit, avec l’érudition et l’humour mordant qui caractérisent le héros de Stocker. Un objet cadeau superbement présenté et illustré, façon grimoire, à offrir enrubanné d’un chapelet d’ail.

Extrait

Avertissement

Je n’ai guère de goût à l’écriture. Tenir le calame est une torture infligée à mes vieux doigts perclus d’arthrose. Ayant négligé en mes jeunes années l’apprentissage de la sténographie, technique fort appréciable pour la prise de notes rapide et qui m’eût été fort utile lors des longues années d’études médicales, philosophiques et métaphysiques que je suivis dans les plus grandes facultés européennes, je suis contraint d’aligner les mots les uns à la suite des autres, sur les lignes de mon cahier relié en toile bleue, comme des moutons frileux et paresseux dont les contours tremblotants sont soulignés à l’encre mauve. Non, décidément, je n’aime point écrire, et si j’entreprends aujourd’hui la rédaction du présent traité, c’est parce que j’y suis contraint par une exigence et un sens du devoir qui dépassent de beaucoup mon aspiration, pourtant légitime, au repos. C’est que je suis un vieil, un très vieil homme, et ma longue vie bien remplie ne m’a jusqu’ici laissé que peu de loisirs ! Il serait bien temps pour moi d’aller flâner chaque matin le long des canaux de la bonne ville d’Amsterdam qui m’a vu naître et me verra un jour mourir, et de m’autoriser, le soir, un bock de bière trappiste, agrémentée d’une pipe bourrée à l’Amsterdamer, dans l’une de ces tavernes chaleureuses qui bordent le Quartier rouge. Oh oui ! Que j’aimerais ne rien faire d’autre de mes journées que de divaguer par les ruelles tortueuses de la vieille cité, et de médire et ratiociner avec d’autres vieillards de ma trempe sur l’inconséquence de la jeunesse, l’inutilité de la vieillesse et l’absurdité de la vie ! Hélas ! Ces distractions bien inoffensives me sont interdites, et aux vapeurs de la bière et fumées du tabac, je dois préférer la rigueur ascétique de mon cabinet de travail, dont les étagères croulent sous le poids des ouvrages de science et d’ésotérisme. Car ma tâche en ce monde est désormais, dussè-je y épuiser mon dernier souffle, de rédiger cette œuvre qu’il m’était destiné d’écrire, et que j’offre à tous ceux qui, de près ou de loin, ont été ou seront confrontés à l’un des plus grands maux que l’humanité ait jamais connus, afin de les aider à en appréhender les causes et les origines et à en combattre les effets néfastes. Oui, ma mission est de rédiger, puis de publier, sans doute à mes frais car je doute qu’un éditeur ait jamais le courage d’inscrire à son catalogue un mémorandum consacré à un sujet aussi périlleux, un authentique et définitif Traité de vampirologie !

Les vampires ! Ils sont depuis l’origine des temps la plaie suppurante ouverte dans la chair de l’humanité souffrante, la force obscure qui, sans arrêt, détourne les hommes de la pratique du bien et des lumières de la religion, l’hydre monstrueuse aux milliers de têtes repoussant sans cesse au fur et à mesure qu’on les tranche, la filiation maudite de Satan et de Caïn, ces ennemis acharnés des fils d’Adam.

Pourtant, leur existence est, aujourd’hui encore, contestée sur les bancs de la faculté de médecine. Les vampires sont considérés comme des créatures imaginaires nées des divagations de cerveaux faibles et malsains, des fantasmes issus de rêveries nébuleuses propres aux lunatiques, des êtres de légende tout juste bons à alimenter les récits mensongers des conteurs à la veillée et à fournir matière à cauchemars aux enfants, sujets à la peur du noir et à l’angoisse de la solitude nocturne.

Loin de moi l’idée de condamner ces contes et légendes, ces superstitions et croyances qui choquent généralement les hommes de science. Car elles sont, à dire vrai, les seules sources dignes de foi qui nous ont été léguées par les siècles passés, et aussi parce que, grâce à elles, les hommes, à l’exclusion des savants, ont toujours cru à l’existence des vampires, et ont ainsi appris à s’en défier, et le scepticisme ambiant qui prévaut en notre siècle matérialiste et terre à terre n’y pourra rien changer. Oui, c’est dans les anciens contes, les légendes oubliées, les croyances étranges et les superstitions d’un autre âge que l’homme de science véritable, c’est-à-dire sans œillères, doit plonger s’il désire faire toute la lumière sur ce phénomène trop longtemps ignoré. Ignorance qui a permis aux vampires de croître et de proliférer en toute quiétude !

Car les vampires existent, oui, et pas uniquement dans les histoires à faire peur. Et si quelqu’un a le droit, et le devoir, d’affirmer haut et fort ce terrible constat, c’est bien moi, Abraham Van Helsing, docteur en médecine, docteur en philosophie, docteur ès lettres, docteur ès sciences, docteur en théologie, maître de recherches et enseignant à l’université de médecine de Londres, présentement à la retraite. À cette longue liste de diplômes prestigieux, je dois ajouter une spécialité non reconnue par la Faculté, et pourtant ô combien utile et nécessaire, celle de chasseur de vampires ! Oui, moi, Abraham Van Helsing, j’affirme que les vampires existent, car je les ai combattus toute ma vie. Et mon tableau de chasse s’honore de l’un des plus dangereux représentants du genre : le comte Dracula, que je pourchassais naguère de Londres jusqu’en Transylvanie, en compagnie du jeune Jonathan Harker et de son adorable épouse Mina, de Lord Arthur Godalming, de mon élève le docteur Seward, sans oublier Quincey Morris ! Le pauvre homme est mort en plongeant son arme dans le cœur du comte Dracula, dont le cercueil était acheminé dans son château au milieu des Carpates. Oui, je suis l’homme qui a démasqué, combattu et détruit Dracula, j’ai versé mon sang pour redonner vie à l’une de ses victimes, la pauvre Lucy Westenra. À présent, je troque le sang contre l’encre, et le pieu contre la plume, mais il s’agit toujours de la même chasse !

Toutefois, je ne reviendrai pas sur les circonstances qui ont entouré l’existence ignoble de Dracula et sur la part notable que j’ai prise dans son éviction définitive de la terre des vivants. Le récit en a déjà été fait, avec plus de talent que je n’en aurai jamais, par mon grand ami Abraham Stocker, membre émérite de la confrérie initiatique secrète de la Golden Dawn et auteur du roman consacré au comte Dracula. Nul n’ignore plus les échanges de carnets intimes et de correspondance entre les divers protagonistes de cette sombre et dramatique histoire, et je renvoie ceux qui les méconnaîtraient encore à la lecture de cet excellent ouvrage.

Mon but ici est autre. Il est de rédiger, en homme de science que je suis, un traité sérieux et abondamment documenté sur ce terrible sujet, dont le seul énoncé suffit à hérisser mes poils, jadis roux, à présent blancs comme neige. Mais je dois faire abstraction de ma sensibilité et de mon légitime dégoût pour ne retenir que les faits saillants et manifestes, qui, je l’espère, permettront aux chasseurs de vampires à venir de poursuivre, à leur façon, ce qui a été l’œuvre de ma vie.

” LES CHANTS DE LA WALKYRIE”, TOME 1 DE “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU ” CHEZ FRANCE LOISIRS

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France Loisirs a déjà mis à son catalogue de décembre le “Traité de Vampirologie” d’Abraham Van Helsing. En janvier, il a ajouté le premier tome de “La Malédiction de l’Anneau”, “Les Chants de la Walkyrie”. Le tome suivant sera publié au second trimestre…

Le grand roman des légendes nordiques

Prix public   : 20,00 

15,95 €

Les chants de la Walkyrie, tome 1 : La malédiction de l'anneau

Les chants de la Walkyrie, tome 1 : La malédiction de l’anneau

Édouard Brasey

496 pages

Couverture souple

 Réf : 546931

Résumé

Pour avoir passé à son doigt l’anneau des Nibelungen, Odin, le dieu suprême, a précipité la malédiction. Le crépuscule des dieux est annoncé… Odin demande alors à sa fille, la Walkyrie Brunehilde, redoutable vierge guerrière, de veiller sur la lignée des humains. Elle sera soumise au destin des simples mortels : les épreuves, la souffrance, la passion…

Pourquoi on l’a choisi

Le chef-d’œuvre d’Edouard Brasey. Le maître en féerie signe ici le grand roman des légendes nordiques, celles-là même qui inspirèrent Wagner et Tolkien. Bruit et fureur, héroïsme et poésie, amour et mort nous enchaînent pour mieux nous enchanter.

Lu dans la presse

« Édouard Brasey parvient à retrouver cet accord ancien et nous le fait entendre comme une mélodie moderne. Le premier volet d’une grande histoire, qui avec la langue de ce conteur ne cessera d’interpeller les lecteurs sur son universalité… »

Science Fiction

« Édouard Brasey fait chanter les anciennes sagas nordiques, la légende des puissants Ases et des magnifiques Vanes. Un ouvrage remarquable, qui tient à la fois du récit fantastique et de la poésie lyrique. »

Valeurs actuelles

« ”Ré-enchanter le monde” : cette formule pourrait définir, mieux qu’un long discours, l’entreprise engagée ici. »

Le Monde des livres

Extrait

Prologue

Lorsqu’il était encore jeune, Odin, le dieu suprême d’Asgard, déserta quelque temps les splendeurs du séjour des Ases pour partir à la découverte des Neuf Mondes. Loki, le génie du Feu, se proposa pour lui servir de guide.
Bien qu’il vécût dans l’enceinte d’Asgard, Loki n’était pas réellement un dieu puisqu’il descendait de la race des géants. Mais ses pouvoirs magiques faisaient de lui un hôte précieux qui, bien des fois, avait rendu service aux immortels grâce à ses ruses et ses sortilèges. À la cour des Ases, il faisait tour à tour office de bouffon et de sorcier. Odin appréciait sa compagnie car il était incapable de prévoir les agissements du malin trublion. Loki osait tout, se permettait tout, et cette liberté absolue, insouciante des conséquences de ses actes, éveillait chez Odin un mélange d’admiration et d’envie. Bien qu’il fût d’un aspect aussi éclatant que le feu dont il était l’incarnation, Loki représentait la part d’ombre d’Odin, sa face cachée et secrète. Ce qu’Odin, pourtant maître de l’univers, s’interdisait, Loki n’avait aucune honte à le commettre. Aussi était-il pour l’Ase suprêm une sorte de double insolent, un autre lui-même dégagé des lourdes responsabilités qu’exigeait son rôle divin. Il était sa distraction.
Plus tard, Loki prendra une dimension moins légère. Il deviendra non la part de liberté du dieu, mais un écho de sa culpabilité. Loki se mettra alors à parler à l’intérieur de la tête du dieu, comme la voix de sa conscience. Sa mauvaise conscience empoisonnant ses pensées les plus intimes. Mais à cette époque-là, Loki était encore distinct d’Odin et sa voix sortait naturellement de sa bouche, comme cela est le cas chez tous les êtres doués d’intelligence.
Odin et Loki avaient emprunté Bifrost, le Pont de l’Arc en ciel reliant le ciel à la terre, Asgard à Midgard, le monde des dieux à celui des hommes. Ils avaient ensuite lentement remonté le cours du Rhin pour en contempler les sombres et sauvages beautés.
Ils marchaient ainsi depuis des jours lorsque, en bordure du fleuve, ils découvrirent une riante cascade où les poissons abondaient. Fatigués par leur long périple, l’Ase et son génie familier décidèrent de s’arrêter dans cet endroit enchanteur afin d’y prendre quelque repos.
Assis dans l’herbe fraîche, ils se laissaient bercer par le doux bruissement qui s’écoulait de la cascade, lorsque leur attention fut attirée par l’un de ces petits drames qu’offre la nature dans son combat constant pour la survie.
Une loutre venait d’attraper un saumon. Elle l’avait hissé sur le rivage et s’apprêtait à le dévorer en clignant les yeux de plaisir. Affleurant à la surface de l’eau, un brochet à la grosse tête lippue observait le manège.
— Une loutre ! s’était écrié Loki avec l’entrain d’un garnement. Je parie que je l’assomme du premier coup !
Avant même qu’Odin ait pu l’en empêcher, Loki avait ramassé un caillou sur la rive et le jetaitd’un geste leste en direction de l’animal, lui fracassant le crâne.
— Ah ! Ah ! Ah ! s’exclama le génie frondeur. En pleine tête !
D’un bond, Loki s’était précipité vers la loutre assommée et, tirant un long poignard effilé de son sac, entreprit de l’écorcher.
Odin le contemplait avec une moue écœurée.
— Que vas-tu faire de cette loutre, Loki ? La manger ?
Loki éclata de rire, un rire cristallin qui se confondit avec le bruit de la cascade.
— Oh, non ! Je préfère la chair du saumon à celle de la loutre ! Mais il s’agit tout de même d’une bonne prise, et qui sait contre quoi nous pourrons la troquer ? Le monde est plein de surprises !
Loki acheva de dépecer l’animal et le fourra dans son sac, avec le saumon. Puis les deux compagnons poursuivirent leur chemin, suivis du regard par le brochet qui n’avait pas bougé.
Le soir venu, ils parvinrent en vue d’une cabane en bois et décidèrent d’y demander le gîte et le couvert pour la nuit. Cette cahute était habitée par un puissant géant nommé Hreidmar, et ses trois fils, Fafnir, Regin et Otr. Mais pour l’heure, seuls les deux premiers se trouvaient près de leur père. Le cadet, Otr, n’était pas encore rentré malgré l’heure tardive.
Humant le fumet qui s’échappait de la marmite mise à mijoter dans un coin de la cabane, Loki s’écria :
— Mmmh ! La bonne odeur de soupe qui flatte nos narines ! Mais il ne sera pas dit que les hôtes d’Asgard ne participeront pas au repas qu’on leur offre. Tiens, Hreidmar, voici de quoi compléter le souper : un saumon pour nous et une loutre pour vous ! Un vrai régal pour des géants !
Au moment où le génie frivole ouvrait son sac pour en extraire son butin, le géant poussa les hauts cris.
— Malédiction ! Les Ases ont tué votre frère ! Cette loutre n’est autre que mon fils Otr !
Les géants, tout comme les nains dont ils sont des cousins éloignés, sont experts en magie et en métamorphoses animales. Maîtres des éléments de la nature, ils commandent aux vents, à la pluie, à la neige. Ils sont capables d’inverser le cours des fleuves, de faire se mouvoir les arbres au cœur de la forêt, de creuser dans la terre de profondes galeries conduisant aux trésors cachés. Et lorsqu’il s’agit de chasser ou de pêcher, ils empruntent la forme animale la plus propre à leur rendre la proie accessible. Dans les bois giboyeux, ils se font loup ou renard. Dans l’air peuplé d’oiseaux, ils sont aigle ou faucon. Dans les rivières poissonneuses, ils deviennent brochet ou loutre.
Otr, le plus jeune des fils de Hreidmar, avait pris la forme d’une loutre pour s’en aller le matin même chercher le saumon dans les eaux de la cascade où les Ases avaient fait halte. Par son geste inconsidéré, Loki avait mis brusquement fin aux jours du fils bien-aimé du géant magicien. Otr était mort, les coupables devaient payer. Hreidmar exigea le prix du sang. Tel était l’usage dans les Neuf Mondes, chez les hommes, les dieux, les nains ou les géants. Le meurtrier convaincu de son crime devait verser à la famille du défunt une certaine somme d’argent, ou des richesses dont la nature et le prix étaient fixés par les bénéficiaires. Ce n’était qu’à cette condition que les meurtriers pouvaient recouvrer leur liberté.
Hreidmar se déclarait très attaché à son fils puîné. Pour racheter sa mort, il fallait une compensation qui fût à la hauteur de la perte subie. Se tournant vers Odin, il déclara avec acrimonie :
— Vous autres, les Ases, vous croyez régenter les Neuf Mondes. Du haut de votre Asgard, vous contemplez avec mépris les peuples qui vous sont étrangers et que vous estimez inférieurs. Mais ici, vous n’êtes pas à Asgard, vous êtes chez Hreidmar, maître de ces lieux, à qui vous avez porté gravement préjudice en le privant d’un de ses fils, le soutien de sa vieillesse ! Malgré toute votre puissance, vous ne pouvez quitter cette maison sans vous acquitter de votre dette ! À moi d’en fixer le montant ; à vous de le régler. Sommes-nous bien d’accord ?
Odin ne put qu’acquiescer en grommelant. Hreidmar avait raison. Il avait beau être le maître suprême d’Asgard, le dieu devait être tenu pour responsable du moindre des actes auxquels il se trouvait associé. À cause d’une loutre assommée par cet écervelé de Loki, il pouvait demeurer à jamais le prisonnier du géant. À moins d’accepter les conditions de ce dernier, et de payer le prix du sang.
— Je t’écoute, Hreidmar. À combien estimes-tu la vie de ton fils Otr ?
Hreidmar prit le temps de la réflexion. Tout en grattant sa barbe hirsute, il contemplait le cadavre de la loutre écorchée. Sa douleur de père à qui l’on avait ôté la vie de son fils avait laissé place au calcul et à la spéculation du marchand qui cherche à négocier une affaire au mieux de ses intérêts. Tout en réfléchissant, il lançait à la dérobée des regards torves vers les deux captifs, jouissant intérieurement de leur embarras auquel il n’était guère pressé de mettre un terme.
— Eh bien… Cela mérite d’y penser à deux fois. Otr était un pêcheur hors pair, vois-tu ? Il ne se passait pas un jour sans qu’il rapporte un beau saumon ou un chapelet de truites bien grasses. Qui ira à la pêche désormais ? Fafnir est un bon chasseur mais il n’entend rien aux poissons ! Quant à Regin…
Les deux fils de Hreidmar jetèrent un regard courroucé en direction de leur père, sans oser toutefois réagir. Peu émus par le trépas de leur jeune frère, ils contemplaient le saumon apporté par Loki en se demandant quand finiraient ces morbides palabres, afin qu’ils puissent enfin souper. De leur côté, les deux compagnons bouillaient aussi d’impatience. Surtout Odin, qui avait le sang vif. S’il s’était écouté, il aurait bien écrasé son poing massif sur le crâne dégarni du géant. Mais il ne pouvait pas. Tant qu’il n’aurait pas réglé sa dette, il était le prisonnier de Hreidmar.
Ce dernier était parfaitement conscient des réactions hostiles que faisaient naître ses atermoiements, chez ses fils comme chez les dieux. Loin de s’en formaliser, il en jouait et en goûtait le sel avec un plaisir gourmand. Oublié, déjà, était Otr. Hreidmar n’avait plus en tête que les deux prises de choix qui se trouvaient en son pouvoir et le profit qu’il pouvait tirer de leur bévue.
— Oui… C’est une grande perte que celle de mon cher fils… Une très grande perte que j’estime… Voyons voir…
Soudain, l’œil du géant s’éclaira d’une lueur maligne. Comme saisi d’une brutale inspiration, Hreidmar s’écria :
— Comme prix du sang, j’exige que le cadavre de cette loutre soit rempli puis recouvert entièrement d’or ! De l’or pur, rare et précieux ! Que les entrailles de l’animal soient bourrées à craquer puis chaque pouce de sa peau enrobé de l’or le plus fin. Voici ce que je veux ! Alors, lorsqu’on n’en distinguera plus la moindre parcelle, que cette loutre qui fut mon fils sera entièrement cachée sous un manteau d’or, alors et alors seulement, la dette de sang sera réglée et les deux visiteurs importuns seront libres de quitter cette demeure !
Odin ne put s’empêcher de pousser un cri de rage. La loutre était un animal de belles proportions, et tout l’or d’Asgard n’aurait pu suffire à en recouvrir ne fût-ce que la moitié. Les voyageurs égarés n’étaient pas près de quitter la maison de l’avide géant ! Se redressant de toute sa taille, Odin se tourna vers Loki. C’était lui, le fauteur de troubles. C’était lui l’unique responsable de cette affaire aussi grotesque que fatale. C’était à lui de trouver une solution ! Loki, justement, semblait plongé dans une profonde réflexion. Il savait, lui qui n’hésitait pas à s’aventurer dans les recoins les plus obscurs de l’univers, où se trouvaient les trésors enfouis, placés sous la garde vigilante des nains industrieux, des géants redoutables ou des dragons farouches. Un fin sourire vint éclairer son visage.
— Je vois bien une solution, murmura-t-il doucement, comme s’il se parlait à lui-même. Oui, je pense savoir où se trouve de l’or en abondance telle qu’il pourra garnir et recouvrir entièrement le corps de la loutre. Mais pour cela, il faut me laisser libre d’aller le chercher…
Hreidmar ferma un œil pour, de l’autre, mieux scruter l’expression du génie rebelle. Sa réputation de ruse et de fausseté avait depuis longtemps dépassé les frontières d’Asgard, et les différents peuples répartis dans les Neuf Mondes avaient appris à se méfier de lui. Après un instant de réflexion, le géant se décida enfin :
— Soit ! Tu iras chercher l’or ! Mais l’Ase restera ici comme garant ! Si tu ne reviens pas, il regrettera d’être descendu dans notre monde, tout dieu qu’il est !
Odin jeta des regards furibonds vers Hreidmar et Loki. À la menace proférée par le géant s’ajoutait l’humiliation d’être pris en otage. De plus, il n’avait qu’une confiance relative en la loyauté de Loki. Mais il n’avait pas le choix. Si un être au monde pouvait être suffisamment roué pour s’emparer d’un trésor au détriment de son possesseur légitime, c’était bien Loki, et nul autre que lui. Aussi, le dieu suprême d’Asgard laissa-t-il son compagnon aller, plaçant son propre destin entre ses mains.

UNE VIDEO D’”A LA RECHERCHE D’ALANDYS”, MA COMEDIE MUSICALE POUR ENFANTS AVEC LES MONTS RIEURS

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Regardez ici un extrait de la comédie musicale pour enfants “A la recherche d’Alandys”,que j’ai écrite avec la compagnie des Monts Rieurs:

 http://www.dailymotion.com/video/x8dava_clip-alandys_creation

AU SUJET DES COUVERTURES DE “LA MALEDICTION DE L’ANNEAU”

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Voici un article polémique mais intéressant au sujet du changement de couvertures intervenu dans la publication de ma saga romanesque chez Belfond, “la Malédiction de l’anneau” parue sur ifissdead.net.

Je comprends les lecteurs déçus par le changement de cap en cours; d’un autre côté, des lecteurs nouveaux ont découvert ces livres grâce aux couvertures de Didier Graffet. L’éditeur devait-il poursuivre à tout prix dans l’erreur initiale ou bien changer? Je précise que le tome 1, “Les Chants de la Walkyrie”, est disponible dans la nouvelle couverture. Ceux qui ont l’ancienne peuvent demander une nouvelle jaquette à l’éditeur. Ainsi chacun aura la continuité de la série avec les bonnes couvertures dans sa bibliothèque.

J’attends vos réactions et commentaires!

http://ifisdead.net/livres/la-guerre-des-couvertures-un-nouvel-espoir-pour-belfond/

 

La Guerre des Couvertures: un nouvel espoir pour Belfond

dabYo dans Actualités, Livres le 22 mai 2009, avec 10 commentaires

Ca y est. Les éditeurs ont enfin compris que les couvertures étaient importantes pour vendre des livres de Fantasy. Forcément, quand on voit qu’une maison d’édition comme Bragelonne, qui est arrivée il y a moins de 10 ans et qui ne possède réellement aucun des vrais classiques du genre Science Fiction / Fantasy, arrive peu à peu à prendre totalement d’assault les rayons des libraires, on se dit qu’il y a quelque chose derrière tout ça. Des bons livres ? Ma foi peut être… Hey, mais si c’était aussi leurs jolies couvertures ?

Couverture des chants de la Walkyrie d'Edouard Brasey

Couverture typique de l’éditeur qui ne sait pas mettre en valeur ses livres: une jolie illustration sans aucun contraste, sur lequel on met un gros bandeau blanc moche avec un titre qui utilise une police moche et une couleur moche. Bref, ça n’attirera jamais votre oeil.

Si J’ai Lu, Pocket ou même parfois Le Livre de Poche l’ont enfin compris et proposent de jolies couvertures, les éditions Pygmalion et Belfort, qui publient de la SF/Fantasy en grande édition et qui sont donc en confrontation directe avec Bragelonne viennent tout juste de le faire. Les éditions Belfont, avec notamment La Malédiction de l’Anneau a commencé un réel travail derrière le lancement de sa série. Ils ont par exemple fait l’effort de créer un site internet entièrement réservé à la série, mais ont aussi participé à l’opération Masse Critique de Babelio, ce qui m’a permis non seulement de faire la critique des Chants de la Walkyrie, mais de repérer la sortie du deuxième tome dans les librairies: Le Someil du Dragon.

Non, je ne compte pas l’acheter, d’abord parce que j’ai d’autres livres à lire, mais surtout parce que je suis choqué des pratiques des éditions Belfont, qui ont enfin compris le business-model de Bragelonne:

Couverture du Sommeil du Dragon d'Edouard Brasey

Ah bah oui, mais pour le tome 2, on s’est rendu compte que le bandeau c’était moche, qu’il fallait peut être mettre du contraste, que la police était moche et que le rose fushia c’était pas terrible.

Ok, et là on va diviser le public de lecteurs en deux catégories. Ceux qui n’ont rien à foutre de la couverture et les maniaques comme moi.

Nouvelle couverture des Chants de la WalkyrieSauf que moi, je fais parti des maniaques, et si j’avais acheté le premier tome au prix fort de 20€ il y a moins de 6 mois, un livre neuf qui vient tout juste d’être publié, j’exigerai au moins qu’il y ait une continuité dans les éditions. Je veux bien que le packaging change entre le Trône de Fer 1 et le 12, mais y a quand même des limites. Rien que pour ça je n’achèterai pas le deuxième tome, et toc.

Bref, le plus marrant dans l’affaire, c’est que si vous voulez acheter aujourd’hui les Chants de la Walkyrie, vous aurez l’ancienne édition avec dessus une jaquette en papier qui représente la future édition… qui ne doit pas encore être imprimé. Je n’ai malheureusement pas pu vous trouver l’image sur internet hormis cette petite miniature à droite.

Bref, à la prochaine pour Bragelonne Contre Attaque.

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10 commentaires, donnez votre avis !

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    Céline C. a écrit le 22 mai 2009 à 22 h 17 min:

    J’dois pas faire partie des maniaques alors…
    Bien que j’aime avoir une jolie couverture, si elle est bof bah tant pis. Je la regarderais une fois et basta.
    Par contre, je suis entièrement d’accord pour le changement de packaging : c’est chiaaaaaant (la dessus je suis maniaque par contre, ça me gonfle quand c’est pas pareil) !! Du coup, j’ai plusieurs séries à rallonge où y’a un beau changement au milieu. -_-’
    Par contre, je suis une ultra maniaque avec mes livres : le moindre pli et c’est le drame… XD

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    dabYo a écrit le 22 mai 2009 à 22 h 43 min:

    Céline C. > La couverture qui est moche perso je m’en fou.

    Par contre les changements de packaging 6 mois après la publication du 1er tome je trouve ça abusé >.< Je déteste ça. Tu vois même pas que c’est la même série Oo

    Pareil pour les plit et tout, je fais super gaffe :o D’ailleurs je « presse » mes livres juste après les avoir lu ahah

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    Acr0 - Livrement a écrit le 23 mai 2009 à 10 h 28 min:

    Je dirai « vive le marketing » ! Sans mentir, comme un livre est plus qu’un livre, mais un objet (auquel on s’attache), j’aime moi aussi avoir une belle couverture (quelle superficielle fais-je !).
    Et puis faire des couvertures vieillottes pour rester dans le statut que la fantasy, c’est « ancestrale » (enfin qui se veut ancestrale). Très peu pour moi…
    Bon entrent aussi en compte les goûts et les couleurs ;)

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    mili-chan a écrit le 23 mai 2009 à 10 h 30 min:

    je suis aussi une maniaque des couvertures… je déteste quand les livres d’une mème série ne sont pas assostis
    Bon la c’est sur que la couv du tome deux donne plus envie…. mais c’est domage que cela change en cour de route.
    Moi aussi c’est le genre de choses que peu me faire arréter une série… ou tout racheter si c’est vraiment bien

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    Thalia a écrit le 23 mai 2009 à 21 h 54 min:

    Ouais … je connais ça avec la saga Tara Duncan … je sais pas pourquoi mais elle change quasi à chaque livre de maison d’édition. Mais ce qui est bien c’est que niveau illustratrice depuis le 3 ou 4eme tome c’est la même.

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    LysEntropik a écrit le 26 mai 2009 à 9 h 51 min:

    Alors là, je vous comprends tout à fait, j’aime avoir de jolies couvertures et quand c’est une saga, quelque chopse de coordonné, c’est un miminum! C’est quand même plus classe dans la bibliothèque.
    Je vous rejoins sur le  » business model » façon Bragelonne, je pense que leurs couvertures à l’anglosaxonne avec titre et nom de l’auteur en relief ou du moins une illu qui pète bien font partie de leur succès aussi.

    @DabYo, tu presses tes livres lus? ça fait un peu psychopathe du livre lol. Quoique je dis ça mais je suis comme Céline C., je fais super gaffe aux plis surtout sur la tranche, je préfère quand elle reste bien lisse. Je supporte pas les gens qui torturent leurs bouquins en les lisant genre en rabattant la couv’ et les pages de gauche sous le bouquin. Grrr.

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    Seraf’ a écrit le 26 mai 2009 à 14 h 38 min:

    @Lys c’est un psychopathe, je confirme.

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    Belga a écrit le 28 juin 2009 à 20 h 25 min:

    J’adore cet article ; il est génial XD
    Et oui, tu as tout à fait raison, mais concernant les couvertures des éditions poket :
    C’était mieux autrefois avec les oeuvres d’art de Siudmak, le haut de la couverture dans une brume argentée ^^

    Malheureusement la directrice de collection de chez Fleuve noir a « repris les rènes » du département de l’Imaginaire chez Pocket après le départ de Jacques, et a délaissé Wojciech pour de petits auteurs français (assez moyen je trouve) qui se sont mis à produire des couvertures dessinés à l’ordi… pffffou vive la technologie !’

    En plus, elle a supprimé le système de couleurs qui permettait de différencier la SF de la Fantasy.

    Bref, je ne trouve pas que cette évolution soit une amélioration ! Et ça ne me pousse pas à acheter leurs rééditions.

    Donc oui, la robe du livre à un rôle à jouer, si l’on considère le livre comme une oeuvre à part entière XD

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    Serafina a écrit le 28 juin 2009 à 20 h 31 min:

    Honnetement, je trouve les oeuvres de Siudmak certes tres jolies, mais surtout tres vieillottes. Ca fait vraiment style des années 70-80 et honnetement, c’est pas vraiment le genre d’illus qui me donne envie :/
    Je trouve que Siudmak fait trop « vieux ». Et du coup je prefere quand meme qu’on donne leur chance a de jeunes auteurs ^^

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    Belga a écrit le 28 juin 2009 à 21 h 40 min:

    Certes, certes ; en lisant tes lignes, je suis aller regarder des livres, et je constate qu’en réalité, il y a aussi de belles illustrations chez les nouveaux illustrateurs ^^

    Mais il faut aussi signaler qu’il y a des couvertures de Siudmak vraiment moches… Et parfois, elles se ressemblent un peu… Enfin ça tend vers le surréalisme, donc bon, vive à mort le subjectivisme lol

    Donc il est vrai que dans un sens, c’est bien qu’il y ait du changement ; mais tout le monde ne sera pas unanime :D
    (et les livres chez Pocket sont pour moi maintenant un peu moins des oeuvres d’art :)

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