Le Printemps des légendes sur France 3

Actualité 1 commentaire »

Un petit reportage sur le Printemps des Légendes à Monthermé avec votre serviteur. Suivez le lien et cliquez sur “télévision”:

http://www.printempsdeslegendes.com/pdl2009/index.html

SOUVENIRS DU “PRINTEMPS DES LEGENDES” DE MONTHERME, ARDENNES

Actualité Pas de commentaires »

Le site “Peuple féerique” donne un excellent compte rendu de la première édition très réussie du Printemps des légendes de Monthermé. Voici le lien:

http://peuple-feerique.com/2009/03/25/souvenirs-du-printemps-des-legendes-2009/

Samedi 21 mars. Le soleil baigne la petite ville de Monthermé dominée par la forêt. Dans ce lieu, des voix s’élèvent, des murmures de lutins, de fées…

montherme01

Petit arrêt à l’office du tourisme pour nous orienter vers le lieu du festival. Là, des personnes enthousiasmées par cet événement nous dépassent, veulent leurs places pour le spectacle conté d’Edouard Brasey ou questionnent à propos de cette “parade féerique” prévue pour le soir… La dame use de tous ses sourires pour répondre à toutes ces questions. Un bon présage…

montherme04

Arrivée sur le lieu du festival. Un cadre merveilleux l’entoure, une abbaye désertée, une rivière et des arbres, plein, partout… La forêt semble heureuse de cet hommage qui est rendu aux petits êtres qu’elle abrite. Ouïlle! Le lieu même du festival est le gymnase de la ville… Dommage, ça risque d’être un peu cheap… Eh bien non ! Tout est parfaitement agencé, moquette au sol, stands des artisans, effort de décoration… Et puis le soleil est au rendez-vous. Il invite les gens à entrer et sortir de la salle. Malgré la foule, (autour de 2000 entrées payantes pour une première édition, c’est énorme !) tout reste accessible. Artisans, auteurs, illustrateurs, visiteurs… Tout le monde affiche un sourire aussi rayonnant que le soleil et ça fait du bien ! Et puis, que de rencontres: Edouard Brasey, Béatrice Bottet, Albert Moxhet, Nathalie Dau, Krystal Camprubi, Séverine Pineaux, les éditions Spootnik, Godo, Christophe Méchin, Emilie Etienne… la plupart des acteurs de féerie rassemblés en un seul lieu et tous, très accessibles (Ah le bel avantage d’une première édition!).

foule01

On n’oubliera pas de remercier. Merci à Hervé Gourdet pour l’accueil et l’idée du festival, merci aux organisateurs, personnel du bar, de la salle, merci au resto dont j’ai oublié le nom mais pas la Cacasse à Cul nu dont on reparlera longtemps ! Merci à Edouard Brasey pour le très beau spectacle de contes et un énorme bravo à Joanne Mc Iver et Christophe Saunière, le charme et l’humour sur scène pour une musique merveilleuse qui nous a emmené en Ecosse sur les traces de ces trois pierres, trois soeurs, Three sisters... Thank you so much !

foule03

C’est certain, pour l’année prochaine, on signe des deux mains ! En attendant, quelques photos, quelques souvenirs de plus…

foule11

Les animations…

animationanimation02animation03

FAUT-IL REENCHANTER LE MONDE?

Actualité Pas de commentaires »

Voici un lien vers l’article consacré Durant le Printemps des légendes de Monthermé, j’ai participé à une table ronde sur le thème “Faut-il réenchanter le  monde” en compagnie de Béatrice Bottet et Albert Moxhet. Voici le lien sur le site “peuple féerique”:

http://peuple-feerique.com/2009/03/27/faut-il-reenchanter-le-monde-conference-dedouard-brasey-beatrice-bottet-et-albert-moxhet-lors-de-la-premiere-edition-du-printemps-des-legendes-a-montherme/

debat01

De gauche à droite: Béatrice Bottet, Edouard Brasey, Albert Moxhet.


Le dimanche 22 mars 2009, une conférence-débat d’Edouard Brasey, Béatrice Bottet et Albert Moxhet avait pour titre évocateur “Faut-il réenchanter le monde ?”

debat05

Les intervenants:

debatbrasey

Edouard Brasey: bien connu des passionnés pour ses différentes encyclopédies et livres traitant du Merveilleux et de la féerie aux éditions Le Pré aux Clercs et autres. Il est également romancier, notamment pour sa tétralogie en cours, La Malédiction de l’Anneau.

Béatrice Bottet: Auteure jeunesse spécialisée dans le fantastique, Béatrice Bottet est également l’auteure des encyclopédies du fantastique chez Casterman dont un volume traite des fées, un autre des sirènes…

Albert Moxhet: spécialiste de la sorcellerie en Belgique et plus particulièrement en Ardenne, Albert Moxhet est l’auteur d’un très intéressant livre sur les rapports entre le légendaire ardennais et le légendaire breton: “Ardenne et Bretagne, les soeurs lointaines”.

Voici quelques extraits de cette conférence-débat:

Réenchanter le monde est supposer qu’il l’était à l’origine et que nous avons perdu cet état d’enchantement. Comme le signale : “Le monde au départ est enchantement. Donc aujourd’hui, ce qu’on fait, c’est essayer de retrouver cet état. Le monde, au départ, était Merveilleux, émerveillement, enchantement”. Béatrice Bottet ajoute qu’au “Moyen-Âge, ce n’est pas parce qu’on ne voyait pas quelque chose que ça n’existait pas. L’invisible était aussi présent que le visible”.
Comment expliquer que l’enchantement aie commencer à disparaître ? Edouard Brasey nous l’expose: ” Au siècle des lumières, on sépare le scientifique de la croyance. C’est le règne de la science qui va contrer celui de féerie. Mais aujourd’hui, on redécouvre le Merveilleux et cela même par la science ! On ne dit plus qu’il est impossible que Dieu existe par exemple mais il devient admissible, pas les scientifiques eux-mêmes, qu’il y a quelque chose de supérieur… On arrive à retrouver la magie, la croyance par la science”.

debatmoxhet
Qu’en est-il en Belgique ? Albert Moxhet pense que la “tradition de sorcellerie et de croyance en des êtres féeriques en Belgique a contribué a conserver cet étét d’enchantement”. L’auteur ajoute que” c’est principalement une question de regard. C’est comme lorsqu’on se focalise sur les devantures, les vitrines de magasins en oubliant de lever les yeux pour admirer l’architecture, abandonnée, des bâtiments”.
L’auteur nous parle ensuite de ses rencontres avec les indiens et ce respect profond de la Nature. On ne prélève rien inutilement. Notre société actuelle de consommation a supprimé également cette façon de faire, cette façon de voir”.

bottet
Au tour de Béatrice Bottet de nous parler. L’auteure précise que la féerie a été une découverte pour elle. Ce n’était pas sa spécialité mais “on a vite fait de se laisser imprégner par le Merveilleux…” Béatrice Bottet cite quelques exemples où elle s’est mise à penser aux fées dans sa vie de tous les jours… Elle précise qu’au fond, ” Personne n’a vu de fée. On ne peut que croire qu’une fée a fait ceci ou cela. On ne voit que les traces laissées par les fées”. Elle aussi mentionne que la technique a mis fin aux croyances et c’est particulièrement vrai pour ” la période d’après-guerre où il fallait être sérieux et technique ! C’est d’ailleurs à ce moment-là que la science-fiction s’impose avec ses descriptions scientifiques, ses inventions et découvertes. Alors que ces dernières années, on redécouvre nos légendes, nos croyances…”. Un joli message d’espoir encore trop éloigné de nos écoles axées sur la technique primordiale en tous points, résultat très certainement de cette période d’après-guerre mentionnée par Béatrice Bottet.

La féerie au secours de notre monde…

Dans sa relation avec la Nature, la féerie semble encore plus porteuse d’espoir que l’écologie. “L’écologie conseille et condamne” souligne Béatrice Bottet, “mais si on se prive, ce sera grâce aux fées”. On rejoint ici les propos de l’auteure. Les fées portent l’espoir, en leur croyance, c’est le respect de la Nature, l’équilibre écologique qui prévaut. Et dans cette relation se situe la salut de l’Homme.

Les légendes contiennent les questions fondamentales de l’Humanité. ” Au travers de tous les imaginaires, qu’ils soient d’Europe, d’Amérique, d’Afrique ou d’Asie, on retrouve ces questions, on touche au fondamental humain par les légendes” affirme Albert Moxhet.
Il est d’ailleurs étonnant comme le mentionne Edouard Brasey que “les enfants, quand ils inventent des histoires, parlent spontanément de sorcières, de fées, de lutins, de monstres. On touche aux archétypes évoqués par Jung”.

En conclusion, une conférence-débat porteuse d’espoir, l’espoir de voir le monde revivre, les hommes, grâce aux fées, se remettre à croire et partager avec la Nature. Peu importe la forme que l’on donne à cette croyance, tant qu’elle fait du bien aux autres, à la Nature, au monde… Faut-il réenchanter le monde ? La question ne se pose plus, les fées sont déjà là et le travail a déjà commencé. Serez-vous des nôtres ?


“LA MALEDICTION DE L’ANNEAU- T. 2: LE SOMMEIL DU DRAGON”, extrait

L'écume des jours ... Pas de commentaires »

Chapitre 33

Siegfried se laissait griser par la douce brise qui gonflait les voiles du navire, tout au bonheur de vivre et d’affronter bientôt la mort, qu’il s’agisse de la sienne ou de celle des autres. Jamais il ne s’était senti autant en accord avec lui-même et avec le présent. Il s’enivrait de l’air qu’il respirait, comme il s’enivrait de sa jeunesse, de sa vaillance et de la foi en son étoile et son bon droit. Bientôt, il vengerait la mort indigne de son père en plongeant Notung dans le sang de l’ennemi. Alors, mais alors seulement, il aurait définitivement rompu les liens avec les chaînes du passé et pourrait vivre désormais sa vie sans entraves. Et s’il mourait au combat, il mourrait dans l’honneur, et suivrait les walkyries jusqu’au Walhalla, le séjour des braves.
Soudain, le ciel jusqu’alors uniformément bleu s’assombrit brusquement, se tavelant de nuages noirs et mauves, tandis qu’un vent vif s’engouffrait dans les voiles à contresens de la marche des navires. Une ombre noire semblait prendre possession de l’azur si clément, tandis que les flots du fleuve étaient pris d’une agitation subite.
- L’orage ! criaient les nautoniers ! L’orage arrive ! Rentrez les rames ! Carguez les voiles !
En quelques instants, les rameurs attirèrent à eux leurs rames qui risquaient d’être brisées par la houle, tandis que les voiles carrées étaient ramenées et fixées sur les vergues.
Hagen scrutait le ciel d’un air grave.
- Oui, l’orage menace. Il faut se tenir prêts…
A peine eut-il prononcé ces paroles qu’un éclair fendit les masses de nuages amoncelés, tandis qu’un coup de tonnerre effrayant retentissait, assourdissant les hommes et rendant fous les chevaux.
- C’est la colère de Thor ! hurlaient les hommes. Que le dieu nous épargne son courroux !
La tempête était là, à présent, déversant des trombes d’eau sur les navires plats, secouant leur mâture, faisant grincer leur coque, bousculant les uns contre les autres les guerriers qui s’y trouvaient.
Hagen, au comble de l’inquiétude, se tourna vers Siegfried. Le héros, tête nue, présentait son visage à la pluie en souriant. Il buvait la tempête, comme il aurait bu à une source d’eau pure.
- Siegfried, il faut songer à te mettre à l’abri ! gronda Hagen. Ce n’est pas une tempête ordinaire. Les hommes ont raison. C’est la colère de Thor. Nous avons sans le savoir mécontenté le dieu…
Siegfried éclata de rire.
- Je ne crois pas aux dieux, Hagen, ni à leur colère ! Je ne crois qu’en moi-même, en la toute puissance de la vie, et à mon devoir de vengeance ! Tant que Hunding ne sera pas mort de ma main, je survivrai…
Malgré son ressentiment envers le jeune héros, Hagen fut troublé par ces paroles si assurées, où l’orgueil et le courage se mêlaient à l’inconscience, presque à la folie. Il se dit que celui qui n’a peur de rien ne peut être détruit, même si on lui ôte la vie. Et Siegfried n’avait peur de rien.
Les hommes, en revanche, étaient terrorisés par l’ampleur de l’ouragan qui s’acharnait sur eux, sans parler de leurs montures qui hennissaient comme si on les avait plongées dans de la poix brûlante. Les uns s’accrochaient comme ils le pouvaient au bastingage, pour ne pas être jetés à l’eau, tandis que les autres frappaient le pont de leurs sabots, comme pour assurer un équilibre de plus en plus instable. Les fins vaisseaux craquaient dangereusement, risquant à tout moment de se briser en deux, livrant leurs occupants aux flots démontés. Nul secours ne semblait plus devoir sauver l’armée des Burgondes d’une défaite assurée, non face à l’ennemi, mais face aux éléments. Eussent-ils été à terre qu’ils se fussent mis à couvert, mais sur l’eau ils n’avaient aucun endroit pour se protéger des lames déferlantes et des vents mugissants. Quant à accoster, il n’y fallait pas songer. Le Rhin devenu fou bousculait les navires comme des fétus de paille, et les entraînait dans une course folle à laquelle ils ne pouvaient échapper. Seul, au milieu de la tourmente et des cris de terreur, Siegfried demeurait imperturbable, riant au vent et à la pluie, se moquant des puissances qui s’acharnaient sur eux, tenant fermement la bride de Grani qui se campait fièrement sur ses pattes, aussi indifférent à la folie ambiante que l’était son maître. Quant à Elidor, il avait replié ses ailes et bombait le torse face aux gerbes d’eau qui l’arrosaient.
Soudain, au milieu du fleuve qui allait bientôt anéantir l’armée des Burgondes dans ses profondeurs abyssales, apparût une simple barque, sur laquelle se tenait un vieil homme en manteau bleu, pourvu d’une longue barbe blanche et coiffé d’un chapeau à large bord. Il semblait lui aussi indifférent à la tempête qui faisait rage et, de la lance qu’il brandissait de la main droite, semblait faire signe aux hommes en péril. De loin, Siegfried reconnut le vagabond rencontré dans les bois, qui lui avait déjà révélé le mystère de ses origines. Il le héla de sa voix claire :
- Hé ho ! Que fais-tu là, vieillard ? Tu veux boire les eaux du Rhin, comme nous allons bientôt le faire ? Monte à notre bord, plutôt !
Et Siegfried tendit la main en direction du vieil homme, pour l’inviter à rejoindre le navire en perdition. Ce dernier fit approcher sa barque comme par magie et monta lestement sur le pont du bateau, malgré son âge et la fureur des intempéries. A peine fut-il à bord que, brandissant sa lance vers les cieux, il prononça une sorte d’imprécation dans une langue inconnue. Dans l’instant, la tempête se calma, les nuages noirs se dissipèrent comme par enchantement, le fleuve reprit son cours normal et le soleil se remit à briller. Les hommes, effarés par cette manifestation surnaturelle, contemplaient le vieil homme qui en était l’auteur avec une sorte d’admiration craintive. Il devait être un sorcier puissant, voire un dieu égaré sur terre, pour avoir aussi facilement mit fin à l’orage infernal qui les menaçait quelques instants plus tôt. Seul Siegfried ne semblait pas surpris par ce brusque changement de temps. Il se contenta de sourire au vieil homme en l’interpellant familièrement :
- Te voici à nouveau sur ma route, étranger ! Me diras-tu enfin ton nom, comme tu connais le mien ?
Le vieil homme fixa Siegfried de son œil unique, bleu comme la glace, avant de répondre :
- On me donne bien des noms différents selon les mondes que je traverse. Je suis parfois le Maître des combats, ou bien l’Errant de Midgard, ou le Vagabond des terres du milieu, ou le Vieillard aux loups, ou l’Ami des corbeaux, ou l’Energie resplendissante. Mais pour toi, je serai le Vieux de la Montagne…
- C’est un drôle de nom, mais je m’en souviendrai, Vieux de la Montagne ! répliqua Siegfried sans se démonter. Feras-tu le voyage avec nous ? Nous partons en guerre…
- Cette guerre te concerne, Siegfried, pas moi. Mais nous nous reverrons bientôt. Adieu…
Sur ces paroles, le vieil homme disparut comme s’il n’avait jamais été là. Les hommes levèrent leurs mains en faisant le salut d’Odin, index et auriculaire dressés, les autres doigts refermés sur le poing, car ils avaient reconnu le dieu d’Asgard sous l’accoutrement du Vieux de la Montagne.

(Parution le 7 mai 2009, Editions Belfond, tous droits réservés)

sommeil-du-dragon-couv.jpg

“La Petite Encyclopédie du Merveilleux” sur mythologica.net

L'écume des jours ..., Dans la presse Pas de commentaires »

Voici le lien pour lire cette belle chronique de l’excellent Thomas “Dustkin” Riquet :http://mythologica.net/?p=231#more-231

Petite Encyclopédie du Merveilleux
Quelques extraits:

lors que cet auteur bien connu des lecteurs de ce blog revient sur le devant de la scène depuis ce week-end suite à sa nomination au second tour du prix Merlin je choisis aujourd’hui de vous présenter l’un des éléments incontournables de ma bibliothèque : La Petite Encyclopédie du Merveilleux.

Pour la petite histoire l’Encyclopédie du Merveilleux comprend originellement trois tomes de très grande qualité et l’éditeur a choisi de les réunir en un seul et même tome de 432 pages. Ce tome réunissant l’ensemble des articles des opus précédent est donc un indispensable tant son contenu et ses qualités graphiques sont impressionnantes. Entrons donc dans le vif du sujet.
J’ai chroniqué de manière récurrente les ouvrages d’Edouard Brasey et cela s’explique par les grandes facultés d’érudition et de conteur de ce personnage devenu un incontournable de la scène fantastique française. A mon sens l’Encyclopédie du Merveilleux est une sorte d’aboutissement de l’ensemble de ces recherches sur les thématiques féériques. Proposant de découvrir au détour de chaque page de nouvelles créatures, animaux, êtres appartenant au monde de nos rêves d’enfants ou de nos peurs ancestrales.

(…)

La sorte de dédicace placée de page de garde de l’ouvrage représente pour moi un modèle du genre et définit parfaitement l’esprit de l’auteur. La voici :

A tous les magiciens du verbe
et toutes les fileuses de paroles.
A tous les meneurs de loups
et tous les chasseurs de chimères.
Aux soleils noirs qui illuminent nos ombres
et aux baisers de sang qui déchirent nos nuits.

A ce moment le lecteur sait qu’il entre dans un univers dont il ne ressortira pas indemne. Il emportera en refermant les pages parcheminées de ce livre des visions de fées, de loups maléfiques, de sirènes enchanteresses, qui parfumeront la vie d’un goût de féérique.

55

Actualité 8 commentaires »

55 ans : c’est mon âge aujurd’hui, depuis 1 h 25 du matin. Bélier ascendant Sagittaire, comme ça vous saurez tout.

55: drôle de chiffre, qui semble bafouiller, se répéter. Qu’est-ce qu’on peut bien faire de sa vie à 55 ans?

Répéter ce qu’on a fait jusque-là, en évitant si possible les erreurs? Vivre sur ses acquis? Tenter d’innover encore?

Ou bien entreprendre des choses impossibles, relever des défis hors de saison. Apprendre le chinois, ou étudier le piano ou la cornemuse. Faire le tour du monde. A pieds, ou cloche-pieds, tiens, pourquoi pas. Aller dans des endroits inconnus, ou bien dans d’autres, rêvés souvent. Partir en Patagonie. S’installer sur une île déserte comme Robinson. Ecrire “La Comédie humaine”. Sauter en parachute. Apprendre les règles du mah-jong. S’inscrire à un cours de karaté en débutant et briguer la ceinture noire. Traverser la Manche à la nage. Se mettre à aimer les choux-fleurs. Jouer aux coures et au Loto, et croire qu’on a ses chances, comme 100% des gagnants. S’engager dans la Légion étrangère. Etre insolent dans les diners mondains. Avouer publiquement, et en face des intéressés, ses détestations. Ses admirations aussi. Croire au Père Noël et mettre ses chaussures près du sapin le 24 au soir. Poser des fleurs au pieds de la statue de Giordano Bruno, Campo dei Fiori, à Rome, la seule place sans église, car avant d’être brûlé par l’Inquisition il a eu le temps d’affirmer qu’il n’était pas impossible que l’univers soit peuplé d’autres êtres pensants que l’homme. Revoir toutes les saisons d’Avengers (Chapeau melon et bottes de cuir) pour vérifier que la meilleure est bien le cru 1967 avec Emma Peel. Se faire tailler un kilt sur mesure à la maison du kilt, à Montparnasse, en choisissant le tartant d’un clan écossais, de préférence celui de Lord Sean Connery, et défiler en costume en plein Paris en espérant qu’il y aura du vent - non, on ne porte rien sous son kilt, je me suis renseigné. Refuser d’employer certains mots, à cause de leur vulgarité: par exemple “crise”, ou bien le dire en chinois, car là-bas cela veut dire “chance”. Croire aux anges, et le dire. En être un, si possible. Ne pas croire aux fantômes, en revanche. Il paraît que cela les éloigne. Et éviter d’en devenir un après sa mort, si possible aussi. Vivre comme si on ne devait jamais mourir. Mais mourir d’une belle mort, en pleine vie, avec toute sa conscience, ses espoirs, ses désirs. Mourir avec panache, de préférence hors d’un lit d’hôpital, la poitrine offerte au sabre de l’ennemi, ou à défaut ses balles, ou à défaut encore ses sarcasmes, car nous vivons une époque sans panache. Mais mourir avec panache, justement, comme on a essayé de vivre. Comme Cyrano de Bergerac. Les deux Cyrano. Celui d’Edmond Rostand et l’autre, celui qui a été dans les Etats de la Lune et du Soleil. Le panache, oui, voici sans doute la valeur ultime, le pied de nez aux certitudes et aux peurs. Comme l’écrivait le Consul Général du Royaume de Patagonie Jean Raspail, accessoirement écrivain, en 1982, en conclusion de “La Clef d’or”, nouvelle parue dans le recueil “Les Hussards” chez Robert Laffont: “Moi, Jean Raspail, écrivain français, qui était l’ami de Frédéric Puisant, écrivain, je ne mourrai pas non plus dans mon lit.” J’aimerais avoir le courage d’affirmer cela, et de m’y tenir. Mais Jean Raspail aura-t-il le courage de la faire? Je n’ai, je l’avoue, jamais osé le lui demander.

Ah! Une dernière chose! J’ai été réveillé par un rêve cette nuit. Un rêve ou un autre moi-même, écrivain à succès, disait: “J’ai vécu de mon nom, je n’en mourrai pas. Je n’y survivrai pas non plus.” Ne me demandez pas ce que cela signifie. Les rêves sont toujours incompréhensibles à nos explications. Mais j’en aime le mystère, la clef d’or. Penser à la mort ne fait pas mourir. Mais cela, je pense, peut aider à vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Comme si c’était le premier. Aujourd’hui est le dernier jour de ma vie passée. Demain, je serai un autre. Et lorsque je ne serai plus, c’est que je serai tout entier. Alors, je saurai. Je connaîtrai les mystères. Si vous êtes sages, je reviendrai vous les murmurer la nuit dans vos rêves. Non comme fantôme, mais comme ange.

Oui, voilà ce que l’on peut faire à 55 ans, pour ne pas bredouiller et se répéter: aspirer à devenir un ange. Impertinent, moqueur, politiquement et socialement incorrect. Mais ange, c’est-à-dire messager. Et avant cela, vivre intensément et avec panache, comme les héros antiques ou les chevaliers de la Table Ronde. Ne jamais baisser les bras, mais les tendre. Aimer encore, aimer toujours. Croire en son étoile, et aux innombrables mystère de la vie.

Il est 5 heures du matin, je ne dors pas et je me dis à moi-même: “Bon anniversaire, Edouard!”

edouard-brasey-portrait-3.JPG

Le “Traité de vampirologie” sur vampirisme.com

Dans la presse Pas de commentaires »

Une excellente critique d’Adrian Party sur vampirisme.com Voici le lien: http://blog.vampirisme.com/vampire/?444-brasey-edouard-traite-de-vampirologie

Brasey, Edouard. Traité de vampirologie

Les vampires existent-ils? Quelle formes prennent-ils pour séduire les humains et leur famille? Quelles sont les armes pour les détruire? C’est à ces questions épineuses que répond ce Traité, rédigé au début du XXsiècle par le plus grand chasseur de vampires, le docteur Van Helsing, qui terrassa Dracula de la pointe de son épieu. Authentique grimoire d’antan, cet ouvrage de référence est parfaitement documenté sur tous les aspects du vampirisme tels que nous pouvons les connaître par l’Histoire, les légendes, le folklore, les croyances et les superstitions. D’anciens traités et nouvelles, signés de grands maîtres du fantastique tels Poe, Hoffmann ou Dom Calmet, viennent compléter ce précieux traité. Un ouvrage passionnant à conserver sur sa table de chevet, entre le crucifix et les chapelets de fleurs d’ail.

Présenté comme une traduction d’un ouvrage signé de la main de Van Helsing, ce traité est un des ouvrages les plus complets sur le sujet vampire qu’il m’ait été donné de lire (avec le Folio Découverte de Jean Marigny). L’ouvrage passe ainsi au crible le mythe du vampire sous toutes les coutures : depuis leurs fondements historiques dans les différentes régions du globes, jusqu’à leur matérialisation et réalité physiologiques, pour finir par aborder le mythe sous l’angle de la psychologie et de la psychiatrie. .

L’ensemble est très bien documenté, abonde de petites illustrations et autres gravures, et entrecoupé d’une foultitude d’articles et extraits d’ouvrages ou récits sur les vampires (lettres du marquis d’Argens, lettre à Benoît XVI, etc.) qui donnent un éclairage intéressant à chaque chapitre, et mettent en également en vis-à-vis ces textes fondateurs du mythe avec les différents aspects de celui-ci.

(…)

N’oublions pas également le travail pour le moins remarquable apporté à la maquette du livre. Présenté derrière une couverture imitant certains vieux grimoire, le livre est réalisé dans un papier épais dont la tranche donne une intéressante impression de massicotage à l’ancienne. La mise en page recèle de nombreux éléments graphiques (encart parchemin, rouleau de papier), qui rappelle un peu le Manuel du chasseur de vampire de Gregory Constantine).

Au final, une lecture riche et intéressant, un impressionnant travail d’anthologiste, qui font de ce livre une référence en devenir sur le sujet vampire. Pour ceux qui voudraient découvrir le mythe du vampire en profondeur, c’est une lecture idéale. Qu’importe au final qui en est le vrai auteur, même si Edouard Brasey ne manque pas une occasion de laisser planer le doute…

“LES CHANTS DE LA WALKYRIE” NOMINES AU SECOND TOUR DU PRIX MERLIN!

Actualité 1 commentaire »

Bonjour à tous    anneau-1.jpg

J’ai le plaisir de vous annoncer que les “Chants de la Walkyrie” sont nominés pour le second tour du Prix Merlin 2009. Ce prix est décerné non par un jury, mais par les internautes qui votent en ligne.
Pour le vote final, voici le lien: http://presences-d-esprits.com/prix-merlin/listes.php

Voici le site complet du Prix Merlin: http://presences-d-esprits.com/prix-merlin/accueil.php
PS: Vous pouvez d’ voter pour ce livre, et faire circuler l’information pour augmenter les chances de récompense finale!

Merci d’avance et bonne journée!

Edouard

LE PRINTEMPS DES LEGENDES A MONTHERME AVEC MON SPECTACLE “LA MEMOIRE DE MERLIN”

Actualité Pas de commentaires »

Samedi et dimanche 21 er 22 mars, je serai présentà la première édition du “Printemps des légendes” à Monthermé, dans les Ardennes, pour dédicacer mes livres, animer une table ronde sur le thème “réenchanter le monde” et donner mon spectacle de contes “La Mémoire de Merlin”. C’est vcomplet, on joue à guichet fermé! Venez nombreux, amis ardennais et belges!

Voici le lien pour connaître le programme : http://www.printempsdeslegendes.com/start.htm

Spectacles
Salle de spectacle de Monthermé


Soirée spectacle - 20h30

COMPLET

  • La Bretagne et l’Ecosse - Salle de spectacle
    Edouard Brasey : La mémoire de Merlin
    (durée 70 min, public à partir de 12 ans)
  • Joanne McIver et Christophe Saunière
    Musique écossaise : chant, cornemuse, flûtes et harpe.

    Billeterie : Office de tourisme communautaire
    Réservation FORTEMENT conseillée : 200 places

    TARIF 12 €

L’Encyclopédie du légendaire sur mythologica.net

Dans la presse 1 commentaire »

Voici la chronique parue ce matin dans mythologica.net sur l’Encyclopédie du légendaire:

L’Encyclopédie du Légendaire 1 - Edouard Brasey

   Ecrit par : Thomas ‘Deuskin’ Riquet   in Chroniques

encyclopedie-du-legendaire

Dans toutes les histoires mythologiques ou bien encore fantasy les héros, ainsi que leurs grands ennemis, ont une importance prépondérante. Mais que seraient-ils sans leurs armes, armures et autres amulettes ? La réponse est simple : des gens comme nous. Je dois avouer que cela flatte mon égo que de me dire que Aragorn ne serait rien de plus que moi sans Andùril mais c’est faux. Toutes ces armes et autres colifichets magiques servent au héros à accomplir son destin. Jusqu’aujourd’hui je n’ai jamais vu un seul livre s’intéresser à ces compléments nécessaires de l’héroïsme.

Après nous avoir offert L’Encyclopédie du Merveilleux en trois tomes, devenus aujourd’hui cultes, Edouard Brasey nous propose de découvrir tous ces éléments qui concoururent à écrire la légende des plus grands héros de nos mythologies.
En plus d’être passionnant c’est un très bel objet que le Pré aux Clercs nous propose d’ouvrir maintenant. La couverture soignée est suggestive de la thématique de l’ouvrage, le papier épais et glacé se prête parfaitement à l’exercice de style proposé par l’auteur : texte passionnant à la mise en page intéressante agrémenté d’illustrations de grande qualité.

Au fil de ces pages nous allons découvrir de nombreuses armes avec, entre autres, le Marteau de Thor, le Heaume d’Effroi, la Lance d’Odin,… Chaque fiche propose une description aussi complète que possible accompagnée d’illustrations de Sandrine Gestin et Didier Graffet. Le sommaire est donc particulièrement intéressant et nous offre la possibilité de découvrir une quantité de détails des récits mythiques qui n’avaient jamais été exploités de manière aussi poussée.

Edouard Brasey nous propose donc une fois de plus de découvrir l’étendue de la richesse des cultures mythologiques d’Europe avec une érudition qui n’est plus à démontrer. Ce livre est un indispensable de toute bibliothèque traitant de près ou de loin de mythologie ou de fantastique…

L’Encyclopédie du Légendaire

Edouard Brasey

Le Pré aux Clercs

28 €

RSS Commentaires RSS Identifiant Administration