Titre de l’article

Dans la presse 1 commentaire »

Le petit livre des Sorcières - Edouard Brasey & Sandrine Gestin

   Ecrit par : Thomas ‘Deuskin’ Riquet   in Livres

le-petit-livre-des-sorcieres

Les Sorcières. Ce nom hante les pages de notre histoire comme l’une des plus grandes frayeurs de l’Eglise Catholique. Mais c’est aussi la vulgarisation qui en est donné dans la série télé connue de tous : « Ma Sorcière bien-aimée ». Comment donc devant des images aussi diversifiées faire la part des choses, déterminer si les sorcières sont de gentilles ensorceleuses mariées à des publicitaires ou bien les femmes de Satan ? C’est ce que ce petit livre se propose de faire. Comme l’ensemble de la collection dont je vous donnerait un aperçu chaque semaine la couverture est soignée, molletonnée et réalisée avec talent. L’illustration d’Elodie Saracco entretien elle-même le mystère avec une sorcière portant des bas et se montrant sous son jour le plus sensuel. Mais qu’en est-il en réalité ?

L’introduction d’Edouard Brasey est on ne peut plus claire :

« Quelle est la différence entre une fée et une sorcière ?

Bonne question.

A laquelle il n’est pas facile de trouver une réponse.

Pourtant, me direz-vous, les contes pour enfant sont on ne peut plus clairs à ce sujet : une fée est gentille, jeune et belle, tandis qu’une sorcière est laide, vieille et méchante.

Certes. Pourtant le problème se corse lorsqu’on y réfléchi à deux fois. »

Et c’est là tout l’enjeu de ce petit livre : déterminer ce que sont les sorcières et ce qui es différencie des autres « espèces » magiques. Il nous expose tout à tour ce que sont les sorcières des contes, les guérisseuses, les jeteuses de sorts. Mais cela n’est pas encore suffisant de définir ce que sont les sorcières puisqu’il faut également décrire ce qui fait qu’elles sont sorcières dans l’imaginaire collectif. Ainsi un chapitre passionnant est consacré au Sabbat des Sorcières suivi par la question du fameux balai si connu des enfants. La métamorphose est également un des traits particuliers de ce que sont les sorcières.

Point suivant de cet ouvrage et non des moindres : la chasse aux sorcières. En effet ce fut pendant quelques siècle le leitmotiv de toute une frange d’ecclésiastiques illuminés qui décimèrent des populations entières par seul soucis d’éviter que l’idéologie diabolique ne se répande. Ainsi Edouard Brasey nous explique comment une sorcière était censée être reconnue, les quinze crimes dont elles pouvaient être accusées, les châtiments infligés,… Ce livre colle parfaitement, et malheureusement, à la réalité historique de ce que fut le délire qui s’empara des populations à certaines époques du Moyen-Âge, voire moderne.

Dans un dernier chapitre l’auteur nous parle de la fin de la répression et c’est avec surprise que l’on apprend qu’en France ce n’est qu’en 1682, sous Louis XIV, que le crime de sorcellerie fut contesté et aboli. Malgrè cela en 1826 et 1856 deux prétendues sorcières ont été tuées par les populations rurales qui continuaient à croire que la sorcellerie et le Malin étaient liés et à la source de leurs malheurs.

C’est donc un livre d’une grande qualité qui enrichi cette collection. Les splendides illustrations de Sandrine Gestin sont également au centre de l’ouvrage puisqu’elles viennent compléter des iconographies d’archive pour illustrer le propos de l’auteur qui s’est imposé comme l’un des plus grands savants en matière de culture de l’imaginaire. Les jeunes et les moins jeunes trouveront donc là une parfaite entrée en matière dans le monde de la sorcellerie et l’apprentissage est au détour de chaque page…

La Malédiction de l’anneau, suite…

L'écume des jours ... 9 commentaires »

Voici bientôt quatre mois qu’est sorti mon premier tome de cette tétralogie romanesque que j’ai intitulée “La Malédiction de l’anneau”. Ce premier tome, “Les Chants de la Walkyrie”, dont je vous ai donné à lire des extraits et publié ici les articles et critiques qui l’ont accompagné, posait le décor de cet univers issu de la mythologie nordique, complexe et pourtant familier, puisque ses personnages, Odin, Loki, Brunnehilde, appartiennent à notre patrimoine culturel. Pourtant, la légende des Nibelungen, d’inspiration nordique et germanique, est méconnue et souvent boudée dans nos pays latins. J’ai voulu donc réparer cette injustice en romançant cette histoire, et en lui donnant cet aspect de roman Fantasy qu’elle possède.

Le second tome, que je suis en train de terminer, sera “Le Sommeil du dragon”, et sera centré sur le personnage ambigu du héros Siegfried, élevé par le géant forgeron Regin dans le but de tuer le dragon Fafnir. Nous sommes vraiment au coeur de la légende, le récit est plus resserré, l’épopée remplacée par les dimensions magiques, chamaniques et initiatiques du sujet.

Par ailleurs, j’ai décidé en accord avec mon éditeur, de proposer de nouvelles couvertures de ces ouvrages, en demandant à l’excellent Didier Graffet d’illustrer de façon plus vivante et moderne ces univers nordiques. Le titre de la série “La Malédiction de l’anneau”, est également mis en avant, car mon histoire se déroule sur quatre tomes. Le titre du premier, “Les Chants de la Walkyrie”, devient donc en quelque sorte le sous-titre de “La Malédiction de l’anneau”. Une mention “roman Fantasy” précise encore le propos.

Je vous livre en avant première la nouvelle couverture des “Chants de la Walkyrie”, à côté de l’ancienne, et la prochaine couverture du “Sommeil du dragon”. J’attends vos commentaires avec impatience!

anneau-1.jpg le-chant-de-la-walkyrie-couv.jpg sommeil-du-dragon-couv.jpg

Un article sur “Les Chants de la Walkyrie” dans Mythologica.net

Dans la presse Pas de commentaires »

 

Les Chants de la Walkyrie - Edouard Brasey (La Malédiction de l’Anneau T.1)

Ecrit par : Thomas ‘Deuskin’ Riquet in Livres

La mythologie nordique fait partie de celles que nous connaissons le moins et la grande aventure retracée par Richard Wagner sous le nom « Der Ring des Nibelungen » (l’Anneau des Nibelungen) est parmi celle que nous connaissons de manière parcellaire. Et c’est bien à la tâche gargantuesque de s’attaquer à une histoire complète de ce mythe qu’Edouard Brasey s’est attaqué. Directeur de collection aux éditions Le Pré aux Clercs pour lesquelles il a déjà fait preuve d’une plume de virtuose il nous offre là un roman qui n’en est pas vraiment un. Je m’explique…Hors des sentiers battus nul salut disent certains. Eh bien je ne suis absolument pas d’accord avec eux. Loin de chercher à coller aux canons classiques du roman mythologique dont on peut trouver quelques inspirations chez Marion Zimmer Bradley ou encore David Gemmel cet auteur multi-facettes nous montre une vision particulière du mythe de Brunehilde, Odin, et autres éléments de la mythologie asgardienne. Le découpage le plus souvent fait en courts chapitres nous permet, à travers ce premier tome, de comprendre l’ensemble des facteurs ayant menés à la tragique histoire de Siegfried et Brunehilde. Il nous semble presque conçu comme une sorte d’enquête mythologique dont le lecteur connaît le dénouement mortel mais est tenu en haleine par les pérégrinations des différents personnages.

Bien entendu Les chants de la walkyrie reste avant tout un roman et la magie opère lorsque je me suis trouvé attablé avec les héros du Walhalla à chanter et à boire, servi par les Walkyries, sous le regard bienveillant d’Odin. Chaque moment du livre nous permets d’accompagner les différents protagonistes dans leurs joies, leurs souffrances et leurs aventures. Particulièrement bien tournée l’histoire nous entraîne d’Asgard en Midgard, auprès de l’arbre Yggdrasil , en compagnie de dieux et de déesses. Je suis personnellement un grand amateur et connaisseur de mythologies antiques et j’ai été bluffé par la manière dont sont décris les lieux, les dieux et déesses,… Aucune fausse note n’est à déplorer sur cet aspect tant les connaissances de l’auteur sont étendues.

C’est justement sur ce point que le roman prend encore plus d’intérêt. Loin d’autres auteurs se permettant quelques libertés avec les faits mythologiques connus, Edouard Brasey se contente de faire preuve une fois de plus de l’étendue de son érudition. Spécialiste reconnu des univers mythiques, féériques, fantastiques, il ouvre à chacun de ses lecteurs une porte intimiste vers le monde des dieux et déesses. Tous peuvent donc se voir évoluer avec eux, les comprendre, et ainsi mieux appréhender ce qui a en partie construit notre civilisation actuelle, et surtout ce qui a établi l’imaginaire collectif européen.

Parfait en tout point, et il sera rare que je dise cela, ce roman est un bijou à conserver longtemps tant sa valeur en tant qu’une sorte de grimoire aux merveilles mythologiques est grande. Prochain titre à paraître dans cette tétralogie en mai.

Je vous proposerais d’ailleurs assez vite une interview exclusive de l’auteur.

Succube, vous avez dit succube?

Dans la presse Pas de commentaires »

Lu dans le journal de bord d’un libraire (Luna Libre, librairie de l’imaginaire):

Curieux comme tout, j’ai quand même cherché la définition du succube dans l’Encyclopédie du Merveilleux d’Edouard Brasey. Le résultat fut édifiant : le succube n’est pas un bon coup ! A l’origine on a inventé les succubes, et les incubes, pour expliquer les rêves cochons et pollutions nocturnes inopinées. Mais tous les textes s’accordent à dire que les succubes ne sont pas des bons plans et que rien ne vaut une bonne mortelle. Pas la peine donc de fantasmer bande de vicieux !

Une critique des “Chants de la Walkyrie” sur Peuple féerique

Dans la presse Pas de commentaires »

La Malédiction de l’anneau: Les chants de la Walkyrie - Edouard Brasey - Editions Belfond

 

Les chants de la Walkyrie
Edouard BRASEY
Octobre 2008
Belfond Français - Littérature française
20 € - 396 p.

Présentation éditeur:
Premier tome de la tétralogie La Malédiction de l’anneau, Les Chants de la Walkyrie plonge au cœur des anciennes mythologies et légendes nordiques. Dans ce premier volet, Brunehilde, fille d’Odin, le dieu suprême, fuit par amour l’univers des dieux et découvre le monde des hommes…

Présentation du livre
Odin, le dieu suprême, a engendré sur terre la puissante lignée des rois du Frankenland, les seuls à pouvoir perpétuer l’étincelle divine qui sommeille au coeur des hommes. Mais Frigg, l’épouse d’Odin, frappe la reine du Frankenland de stérilité. Odin fait alors appel à Brunehilde, la Walkyrie chargée de recueillir le dernier souffle des guerriers valeureux pour les conduire au paradis du Walhalla, afin qu’elle apporte à la reine l’une des pommes d’éternelle jeunesse qui poussent dans le verger de Freya. Pour accomplir sa mission, Brunehilde doit abandonner son statut de déesse et de vierge guerrière. Devenue simple mortelle, elle chante les anciennes sagas mettant en scène les dieux et les héros, avant d’être, par amour, reine, épouse et mère. Mais la malédiction de l’anneau du Nibelung va bientôt entraîner le crépuscule des dieux…

Anneaux magiques et épées invincibles, Walkyries et dragons, géants et nains, dieux et héros animés de passions ardentes… Dans la lignée de L’Anneau du Nibelung, de Richard Wagner, et du Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, Les Chants de la Walkyrie est le premier volume de La Malédiction de l’anneau, une saga foisonnante au souffle épique et héroïque, inspirée des anciennes mythologies et légendes nordiques.

Notre avis :

C’est avec beaucoup de curiosité que nous avons ouvert ce premier volume de cette saga qui en comptera quatre. D’abord, car c’était la première fois que nous lisions un roman de la plume du conteur et encyclopédiste Edouard Brasey. Ensuite, car la mythologie nordique et germanique est bien évidemment un de nos intérêts vu notre lien avec le Petit Peuple. Un roman qui promettait un beau moment en compagnie des dieux nordiques et de créatures comme les nains et les alfes ne pouvait que nous attirer.

L’idée d’Edouard Brasey est judicieuse. Après l’énorme regain de succès pour l’oeuvre de Tolkien suite à l’adaptation cinématographique de Peter Jackson, une tétralogie autour de la plus fameuse malédiction due à un anneau, celle-là même qui inspira l’auteur de la Terre du Milieu, ne peut qu’être un succès. Encore fallait-il réussir le pari de la forme romancée donnée ici aux épopées mythologiques. Edouard Brasey apporte essentiellement quatre choses dans son récit. La première est son grand talent de conteur. Même si c’est écrit, on ressent le mode oral derrière les jolis mots employés et ceci colle parfaitement à l’ambiance mythologique et aux sources autrefois contées par les scaldes et autres bardes. La deuxième chose est un peu moins appréciable. Certains passages s’ouvrent comme des parenthèses nous expliquant ou réexpliquant un fait ou un personnage dans ses origines ou ses liens avec d’autres. Si là aussi on entrevoit l’oralité, on peut également supposer que c’est l’encyclopédiste qui parle. Même si un glossaire existe en fin de livre et nous apparaît indispensable, il aurait peut-être fallu l’étoffer et alléger les passages explicatifs du roman. Enfin, les troisième et quatrième apports sont certainement les plus riches et de loin les plus intéressants d’un point de vue narratologique. Edouard Brasey, en romançant la mythologie nordique, l’enrichit de détails contemporains à l’époque décrite et développe habilement la psychologie des personnages. Ceci tisse la trame de l’histoire, crée des liens intéressants, des passerelles intelligentes entre les récits et les protagonistes. En cela, Edouard Brasey a plutôt bien réussi son pari: on se prend aux chants de la malheureuse Walkyrie Brunehilde et au destin tragique des enfants d’Odin.

Une critique de “L’Encyclopédie du Légendaire” sur Arcanes

Dans la presse Pas de commentaires »

L’encyclopédie du Légendaire, Tome 1 : Trésors, artéfacts et armes magiques

L’encyclopédie du Légendaire, Tome 1 : Trésors, artéfacts et armes magiques Titre original :
Textes par Edouard Brasey.
Dessins par Sandrine Gestin.
High Fantasy (Année de parution : 2008), France

Synopsis :

“Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?” Alphonse de Lamartine.

Dans cet album façonné à la manière d’un grimoire, Édouard Brasey a rassemblé de nombreux artéfacts et objets de légende.
Au contraire d’une simple encyclopédie, bien entendu, les objets ne sont pas listés ou alphabétisés. Ce livre est divisé en sept chapitres détaillés et illustrés par deux artistes français, Sandrine Gestin et Didier Graffet, cependant on peut également admirer quelques magnifiques gravures et peintures datant du Moyen âge et de l’époque de la renaissance.

Quelques pages sont dédiées à l’alchimie et ses mystères… ou bien, pourrait-on croire que les alchimistes ne sont que d’habiles charlatans ?
Après tout, ne sont-ils pas les créateurs du mythe de la Pierre Philosophale qui changerait n’importe quel métal en or pur ? D’ailleurs l’or, le plus pur et le plus précieux des métaux servirait également à confectionner des philtres de jeunesse et de longévité. De l’or potable ? Et oui pourtant ! Il semblerait que certaines dames de la cour en buvaient au petit déjeuner…

Ensuite les pierres précieuses nous révèlent leurs bienfaits : comme par exemple, le diamant (allié au signe de la Balance), censé protéger celui qui le porte contre ses ennemis, mais aussi contre les sorciers, les fantômes, les mauvais esprits et les animaux sauvages.
“A Londres, il était possible jusqu’en 1757 d’entrer chez un apothicaire et d’y acheter de la poudre de rubis, d’émeraude, de cristal de roche ou de lapis-lazuli dont l’usage était aussi répandu que l’aspirine aujourd’hui.” (extrait tiré de La magie des pierres de Cornelia M. Parkinson, une des nombreuses sources énumérées dans ce superbe ouvrage.)

Les cinq autres chapitres tout aussi intéressants traitent :

- Des épées de légende et autres armes magiques. On y découvre entre autres : la sainte lance, Dainsleif, l’épée de mort certaine ou même le Vampire Killing Kit qui fut commercialisé par le professeur Ersnt Blomberg dans la seconde moitié du XIXème siècle et dont on peut toujours trouver quelques spécimens extrêmement rares dans des collections privées…
- Des reliques sacrées et très précieuses, comme les anneaux de pouvoir, les capes d’invisibilité, les lampes merveilleuses ou chaudrons magiques.
- Des amulettes et talismans, où l’on parle de la fontaine de jouvence, de fétiches, de clés porte-bonheur ou même d’une soi-disant coiffe placenta…
- Dans le chapitre des plantes et arbres magiques, on laisse sous-entendre que la nature serait la meilleure pourvoyeuse de magie. On parle de la mandragore, la digitale, les arbres de mai, le jardin des fées et même de l’arbre de Noël.
- Et enfin, le septième chapitre nous révèle quelques lignes sur les pommes d’or et l’immortalité.

Bien entendu ce résumé ne fait qu’effleurer le contenu vaste et merveilleux de ce grimoire où l’on pourrait s’y plonger sans voir passer le temps.

Une critique des “Chants de la Walkyrie” sur Scifi-Universe.com

Dans la presse Pas de commentaires »

LES CHANTS DE LA WALKYRIE : NAISSANCE D’UNE LIGNÉE DIVINE

L’AVIS DU STAFF

Nicolas L. 9/10
 
MOYENNE STAFF SFU 9/10
 

E-COMMERCE

La critique vous a convaincu ? Commandez ce titre sur l’un des sites marchands suivant :

Acheter sur Amazon.fr

Acheter sur ALAPAGE.COM

À PROPOS DE NICOLAS L.

» Voir ses autres critiques
» Voir sa fiche

Brunehilde allongeait déjà le bras pour confier la pomme aux ravissantes ondines lorsqu’une brutale bourrasque lui gifla le visage, tandis que le ciel jusque là si pur s’assombrissait de lourds nuages noirs. Une tempête s’abattait sur les rives du Rhin, faisant ployer les arbres voisins au risque de les déraciner. Surgie comme par enchantement de la tourmente, une ombre blanche se profila à l’horizon. Une ombre d’où sortit une voix mugissante:
- Arrête ton geste, fille d’Odin! Cette pomme n’est pas à toi! Elle appartient aux puissances originelles qui ont créé ce monde…

Éminent spécialiste français des univers féériques, des folklores et des mythes et légendes, Edouard Brasey nous propose avec Les Chants de la Walkyrie le premier volet de son cycle de La Malédiction de l’Anneau (qui en comptera quatre). Cet ouvrage de près de 400 pages, qui nous narre les aventures de dieux et personnages issus de la mythologie germanique (Odin, Loki, Siegmund, Fenrir, Fafnir, etc;), est le fruit d’un colossal travail de compilation effectué à partir de diverses sources, comme l’Edda, La Saga des Völsung ou l’Anneau du Nibelung.

Ainsi, sous l’effet de la plume limpide, poétique et très élégante de l’auteur, le lecteur va faire connaissance avec Brunehilde, la plus célèbre des Walkyries; visiter un monde d’Asgard bien moins idyllique que l’on aurait pu le penser (avec ses dieux perfectibles, intriguant et jaloux); et découvrir les membres d’une lignée d’Odin qui va amener la naissance du grand héros Siegfried. Le récit, extrêmement bien ficelé, est passionnant de bout en bout - grâce à des personnages très forts, un rythme soutenu et un ton très adulte - et Edouard Brasey parvient avec excellence à marier les éléments tirés de ses sources et les fruits de sa créativité. L’ensemble n’est jamais verbeux, ni archaïque, et peut être présenté comme une belle relecture moderne de La Chanson des Nibelungen. Un travail comparable à celui effectué par Jean Markale pour son Cycle du Graal.

EN CONCLUSION:

Voir la fiche de Nicolas L.
Nicolas L.
90%90%90%90%90% 9

Fans de mythologie germanique et nordique, ou tout simplement amateurs de belles histoires héroïques et romantiques, ce livre est fait pour vous! Compilation de différents éléments narratifs empruntés dans de diverses sources, Les Chants de la Walkyrie est surtout un roman très réussi. Cela grâce au talent de son auteur, qui est parvenu à insuffler au récit un véritable souffle épique et une vraie personnalité. J’attends avec impatience la suite…

Critique réalisée le 24/11/2008.

LES PLUS

  • Un superbe travail de recherches et de compilation
  • Un récit épique et romantiques
  • Des personnages forts et attachants
  • Un vrai roman, doté d’une âme véritable

Fantasy.fr se fait l’écho de mon appel à textes sur Facebook

Actualité Pas de commentaires »

La Fantasy du Pré aux clercs fait Cocorico !

Edouard Brasey, directeur des collections “Fantasy” et du “Cabinet fantastique” chez l’éditeur, a annoncé une nouvelle qui ravira les amateurs d’imaginaire bien de chez nous.

César Bastos

28 janvier 2009 | Mis à jour 28 janvier 2009

Jusqu’ici, Le Pré aux Clercs ne proposait quasiment que des traductions d’ouvrages étrangers dans une collection dirigée par Bénédicte Lombardo. Il y a quelques mois de cela, l’éditeur voulait d’ailleurs frappé un grand coup en commençant la publication d’Acacia de David Anthony Durham. Aujourd’hui, Le Pré s’ouvre également aux auteurs francophones. Sur sa page Facebook, le directeur de cette nouvelle division de la collection a déclaré la chose suivante : Je remercie tous ceux et celles qui m’ont répondu rapidement suite à ma demande d’auteurs et de textes pour ma collection au Pré aux clercs. Je précise que je recherche des textes inédits d’auteurs français ou francophones convenant à un public adulte ou “jeune adulte”, et non un public jeunesse (il s’agit essentiellement d’une raison de réseau commercial différent…). L’idéal correspond à des manuscrits autour de 500 000 signes, respectant les codes de la Fantasy traditionnelle (héros récurrent, quête, objets magiques…) mais avec un ton, un traitement, un style original et de qualité. Le contexte actuel oblige en effet à beaucoup de prudence dans le choix des thèmes, qui ne doivent pas être trop confidentiels (je suis le premier à déplorer ces limites, mais…). Nous allons publier deux romans en 2009, dont “L’Enfant des cimetières” de Sire Cédric en mars, et “Vierge noire” de Philippe Mignaval. Les textes retenus seront donc pour 2010, mais il est temps de s’y mettre! Merci à tous et à vos plumes et encriers magiques… Edouard Brasey auteur et directeur de collection au Pré aux Clercs 12 avenue d’Italie 75013 Paris ebrasey@gmail.com Une information qui confirme donc la nouvelle direction de l’éditeur, dont nous vous annoncions les prémices ici. Edouard Brasey se livre d’ailleurs à bon nombre de confessions sur le nouveau site web de la maison d’édition. Elles sont à voir en suivant ce lien. Que les auteurs en herbe ayant eu connaissance de cette news se fassent plaisir !

Un article dans le Soir de Bruxelles sur l’Encyclopédie du Légendaire

Dans la presse Pas de commentaires »

Brasey continue à recenser le légendaire

JEAN-CLAUDE VANTROYEN

lundi 12 janvier 2009, 09:18

Edouard Brasey a fait du légendaire sa source d’inspiration. Il y exerce son esprit d’observation et ses connaissances encyclopédiques.

Déjà, il a identifié dans L’Encyclopédie du merveilleux, chez le même éditeur, les peuples, animaux et créatures surnaturelles que l’on trouve dans la fantasy comme dans le folklore et les récits médiévaux. Voilà qu’il poursuit sa quête en s’attelant aux objets qui forment la panoplie du merveilleux. C’est L’Encyclopédie du légendaire, tome 1 : Trésors, artefacts et armes magiques. Comment tout savoir sur les épées de légende, les heaumes d’invisibilité, les amulettes, les talismans, les reliques précieuses, les miroirs ensorcelés, les tapis volants, les chaudrons de sorcière, les athanors ou les pommes d’or.

C’est, comme d’habitude chez Brasey, amusant à lire. C’est, comme d’habitude au Pré aux Clercs, superbement illustré. Avec des dessins originaux de Sandrine Gestin et Didier Graffet. Et des tableaux, dessins, miniatures de livres d’heure, extraits de Dictionnaire infernal de Colin de Plancy (1863) ou des Evangiles de quenouille de Bruges (1479)… Edouard Brasey vous apprend même comment cueillir la mandragore, une opération délicate, qui nécessite une grande prudence et un rituel approprié. C’est qu’elle pousse un cri déchirant, cette plante magique, qui tue sur place l’impudent qui a osé l’arracher à la terre. Achim von Arnim conseille d’utiliser un chien, qu’on attache à la plante, et qu’on attire ensuite avec un bel os. Non sans s’être d’abord bouché les oreilles. Avec de la cire, dit Arnim. Avec des boules Quiès aujourd’hui. Le chien court vers l’os, arrache la plante, qui crie. Et le chien tombe mort. Il suffit alors de ramasser la plante. Quant au pauvre chien…

MYTHOLOGICA, un nouveau site sur l’imaginaire

Dans la presse 2 commentaires »

Thomas Riquet, qui avait déjà chroniqué avec éloquence certains de mes livres, livre un joli commentaire du “Petit livre des fées” dans un nouveau site qu’il anima. C’est ici: http://mythologica.net/?p=14

RSS Commentaires RSS Identifiant Administration