ISMAEL MERINDOL A l’HONNEUR DANS UNE EXPO A STRASBOURG

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Article paru dans l’édition du
Samedi 8 Décembre 2007 des Dernières Nouvelles d’Alsace

Culture et loisirs
Strasbourg / A la médiathèque protestante

Harry Potter et Jésus

Le déferlement de la littérature et du cinéma de « fantasy » interpelle le christianisme : rapports parents-enfants, théologie et merveilleux… Une exposition à Strasbourg y réfléchit. « Rien n’existe qui n’ait au préalable été rêvé » : la phrase d’Ismaël Mérindol (XVe siècle) dans Le Traité de Faërie, ouvre l’exposition que la médiathèque protestante consacre à la fantasy.

Nothing exists whish has not been dreamt of. -Ismael Merindol, Traite de Faerie, 1466


Illustration d’un incunable du fonds ancien de la bibliothèque du collège St-Guillaume.

DEDICACE A LA FNAC D’AMIENS LE 28 NOVEMBRE

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Le vendredi 28 novembre de 19 h 30 à 22 h, je dédicacerai “Les Chants de la Walkyrie” à la Fnac d’Amiens. Attention, il s’agit d’une soirée réservée aux adhérents Fnac…

UNE BONNE CRITIQUE DES “CHANTS DE LA WALKYRIE” sur SCIFI-UNIVERSE

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Voici le lien qui vous permettra de lire cette critique:

http://www.scifi-universe.com/critiques_staff.asp?media_id=19657&muz_id=44

BRUNCH FEERIQUE A MONMARTRE LE 30 NOVEMBRE (RAPPEL)

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Le brunch littéraire du dimanche

Chez Chantal

le 30 novembre 2008

Raphaël Delpard montmartrois & écrivain, reçoit : Edouard Brasey, à propos de l’univers féerique de ses livres dont : Le guide du chasseur de Fées et Le petit livre des Fées, publiés aux éditions «le pré aux clercs».

Ecrivain, conteur et scénariste Edouard Brasey est le spécialiste reconnu du monde de Féerie auquel il a consacré de multiples livres, disques et spectacles, dans lesquels il aborde une quête de vérité, drôle, poétique et touchante, où se mêlent l’imaginaire et la spiritualité, la magie et le surnaturel, les légendes et les mystères de l’Histoire.

Avec lui, et c’est un joli cadeau, partons en voyage au pays des fées

Dimanche 30 novembre, à midi

L’auteur dédicacera ses livres à l’issue de la rencontre

Pour plus d’informations : voir pièce jointe (à ouvrir avec Acrobat Reader, téléchargeable gratuitement sur le net)

  Brunch E …pdf (187,1 Ko)

 

Participation au brunch 30 € - Réservez votre table au plus vite au 01 42 64 90 23 !

Au Clocher de Montmartre - 10 rue Lamarck - 75018 Paris - tél. 01 42 64 90 23 – site : www.auclocherdemontmartre.com

PUBLICATION DE “L’ENCYCLOPEDIE DU LEGENDAIRE” ET DE “L’ENCYCOPEDIE DES ELFES”

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Coup double ce jeudi 13 novembre: publication de mon “Encyclopédie du Légendaire”, le tome 1 consacré aux trésors, armes et objets magiques, magnifiquement illustrée par Sandrine Gestin et Didier Graffet, et une superbe “Encyclopédie des elfes” d’après Tolkien, due à la plume du spécialiste des langues elfiques Edouard Klozcko, que j’ai supervisée en tant que directeur de collection. Deux magnifiques ouvrages à se procurer toutes affaires cessantes!

Encyclopédie du Légendaire Encyclopédie des elfes

Résumé de L’Encyclopédie du Légendaire:

L’Encyclopédie du merveilleux nous avait permis d’identifier et de décrire la plupart des peuples, animaux et créatures surnaturelles que l’on trouve aussi bien dans les romans et films de fantasy que dans le folklore du terroir ou les récits médiévaux. Il est temps à présent de recenser les objets formant la panoplie du merveilleux. Objets certes, mais magiques avant tout ! Loin de dresser un répertoire d’outils et ustensiles animés, nous allons partir à la découverte d’artefacts très précieux, étranges et mystérieux, souvent dotés d’une vie propre. Notre voyage commencera par les trésors qui depuis toujours hantent l’imaginaire des hommes. Trésors matériels, certes, constitués de coffres débordant d’or, d’argent et de pierreries, mais également des trésors symboliques et spirituels tels que nous les révèlent l’alchimie, la quête du Graal ou celle de la Toison d’or. Le périple se poursuivra avec les armes magiques, arcs, lances, compagnes obligées des chevaliers et des dieux, avant d’aborder les reliques sacrées que sont les anneaux de pouvoir, les baguettes magiques, les bonnets et capes d’invisibilité ou les lampes merveilleuses. Viendront ensuite les objets magiques, grimoires, bougies, poupées d’envoûtement ou mains de gloire et les engins de locomotion extraordinaires, tels que les balais de sorcière, les bottes de sept lieues ou les tapis volants. Puis, viendront encore, les amulettes, talismans et autres porte-bonheur - fétiches, trèfle à quatre feuilles. Nous nous promènerons enfin dans les jardins des fées et des bois enchantés, à la recherche des plantes et arbres magiques. Le dernier chapitre est consacré au

BRUNCH GOURMAND FEERIQUE A MONTMARTRE LE 30 NOVEMBRE

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J’aurai le plaisir d’animer un brunch féerique à Montmartre le 30 novembre prochain, à midi. ce sera au clocher de Montmartre, 10 rue Lamarck 75018 Paris. Je conterai la petite histoire des fées et des elfes, tout en dégustant de bien bonnes choses servies par ce restaurant auvergnat, en compagnie des amis du Petit Peuple qui voudront bien venir! Je dédicacerai mes livres à la fin. Voici le site:
http://www.auclocherdemontmartre.com/evenements-1.php
Il est prudent de réserver (et même obligatoire…)
Bon appétit!

SALON DU LIVRE D’HISTOIRE A SENLIS LES 22 ET 23 NOVEMBRE

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Je serai présents au prochain Salon du Livre d’Histoire de Senlis (le CLIO) les 22 et 23 novembre prochains. Voici le site:
http://clio.free.fr/
J’adore Senlis, cette ville médiévale s’est arrêtée dans le temps. Elle n’a ni train, ni Mac Do, et en déambulant dans ses ruelles pavées, on se croit revenu au temps des rois de France… Durant le week end du salon du livre, les calèches remplacent les taxis, et l’on pense croiser à chaque rue un rescapé du temps des Mérovingiens. C’est un voyage dans le temps à 45 km de Paris. Vous viendrez?

LA WALKYRIE ET LE MERVEILLEUX A LA FOIRE DE BRIVE

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Comme chaque année, je prendrai vendredi 7 novembre le train du Cholestétol pour me rendre à la Foire de Brive la Gaillarde, où je signerai mes nouveautés sur deux stands cette année: la “Petite Encyclopédie du Merveilleux”, les “Petits livres des fées”, etc. et, j’espère en avant-première, l’”Encyclopédie du légendaire” sur le stand du Pré aux Clercs/Hors Collection. Et sur le stand des romans Belfond, je signerai “Les Chants de la Walkyrie”, sorti voici un mois et qui semble démarrer très fort. Venez nombreux et amenez vos amis. Gloire à Odin!

Un scalde moderne?

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Une nouvelle critique très fouillée de mon roman “Les Chants de la Walkyrie”. C’est ici:

http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=1688

C’est très élogieux de se voir comparer à un scalde!

LES CHANTS DE LA WALKYRIE

LES CHANTS DE LA WALKYRIE

La Malédiction de l’anneau, I

Edouard Brasey

Belfond, octobre 2008, 396 pages

20 €

Edouard Brasey,  scalde (1) moderne

Est-il encore utile de rappeler que nos écrivains français n’ont plus rien à envier aux auteurs anglo-saxons dans le domaine de la fantasy ? En effet, on connaissait le talent de Jean-Louis Fetjaine, merveilleux conteur des Chroniques des elfes ou celui de Pierre Grimbert, créateur de l’étonnant Cycle de Ji. Il faut assurément ajouter, dans la cour de ces maîtres enchanteurs, le « poète » Edouard Brasey. Dans des pages au style parfois enlevé, épiques et sombres à la fois, comme écrites sous l’envoûtante dictée d’un ancien scalde viking, le romancier parvient à redonner vie aux anciennes sagas nordiques suivant les pas du compositeur allemand Richard Wagner (L’Anneau du Nibelung, célèbre tétralogie présentée pour la première fois au festival de Bayreuth en 1876) et l’écrivain britannique John R.R. Tolkien (Le Seigneur des anneaux achevé en 1955).

« Mon nom est Brunehilde. Je suis une Walkyrie, née comme mes sœurs de la semence sacrée du dieu Odin et du ventre ombreux d’Erda, la déesse Terre. Sur la roue éternelle du temps, j’ai été tour à tour fière déesse, guerrière farouche ou femme soumise aux bonheurs et aux tourments humains. J’ai connu les félicités et les béatitudes réservées aux divinités, j’ai connu l’enthousiasme et l’ivresse des combats, j’ai connu les vertiges de l’amour, les poisons de la trahison et la saveur amère de la vengeance, mais je n’ai pas connu la sérénité de la mort. Je suis une Walkyrie et je suis immortelle. »

Les « chants de la Walkyrie » ou le récit d’une lignée maudite
Les chants de la Walkyrie racontent les origines de la « malédiction de l’anneau » à travers le récit des aventures de Brunehilde, fille d’Odin et d’Erda, dans les domaines des dieux et celui des hommes. Elle est l’une des neuf Walkyries, vierges guerrières qui choisissent sur les champs de bataille les héros dignes d’être admis dans le Walhalla, le paradis des braves. Pour perpétuer l’étincelle divine chez les hommes quand adviendra la chute des dieux, elle reçoit mission par son père de sauver la lignée des rois mortels du Frankenland qu’il a engendrée, menacée de disparaître du fait du courroux de son épouse jalouse, Frigg, la déesse des serments et des liens du mariage. En possession d’une pomme d’éternelle jeunesse dérobée dans le verger de Freya à l’instigation d’Odin, décidément bien trop « humain », contraint de contrevenir aux lois qu’il a pourtant fondées en s’évertuant en vain à rattraper les conséquences fâcheuses de ses fautes passées, sa fille, Brunehilde, doit abandonner son statut divin et accepter une existence simple parmi les habitants des régions du Rhin, sur les terres du Midgard (« terres du Milieu »), en se mettant au service de l’inféconde reine Vara et de son époux, Rérir. Ce dernier tente de rallier les tribus germaniques à ses projets de paix et d’unité. Tantôt guidée par Odin, par moments accablé par les drames qu’il a le don de provoquer, tantôt rejetée par lui au milieu des fracas de la guerre, des ambitions des chefs de clans, des ruses et intrigues initiées par le génie du Feu Loki, terrible « brandon de discorde » parmi les antiques Ases, Brunehilde doit apprendre à tracer sa voie parmi des humains frustes et violents mais aussi attirants par leur liberté et insouciance. Placée, par l’impétueux flot de la destinée, au cœur d’une famille saignée et malmenée par les errements de son père et la malédiction de « l’anneau du Nibelung », la Walkyrie nous narre la fin du monde et le combat désespéré d’Odin contre la prédiction des Nornes (les Parques du Nord), celle du « crépuscule des dieux », le jour du Ragnarök (3).

Des dieux et légendes longtemps suspects aux yeux du public

Comme nous l’écrivions plus haut, Edouard Brasey reprend et transforme une littérature scandinave qui a servi d’inspiration au compositeur Richard Wagner (sa Walkyrie une des musiques fortes du film Apocalypse Now de Francis Ford Coppola) et à l’écrivain John R. R. Tolkien pour son immense fresque du Seigneur des anneaux (l’anneau maudit du Nibelung est devenu celui de Sauron et la région du Midgard sert de modèle à sa « Terre du milieu », entre autres emprunts…). Cependant, force est de reconnaître que dans la littérature fantastique, les divinités nordiques ont moins influencé les écrivains que la geste arthurienne ou les mythologies grecque ou orientales (4). Pour Brasey, dans son avant-propos, il faut trouver l’origine de cette suspicion aux « yeux du public » dans « la manipulation tendancieuse, orientée par certains chantres de l’hégémonie germanique et de l’inégalité des races voici un peu plus d’un demi-siècle. » L’influence de la « Société de Thulé » sur les dignitaires nazis entre les deux guerres mondiales et la « fabrication » d’un imaginaire propre à galvaniser les foules allemandes sont bien connues des historiens (5). Plus loin, l’écrivain ajoute que « de nombreux récits de fantasy se sont inspirés des mythologies nordiques, mais dans le but de créer d’autres univers originaux, un peu comme l’avait déjà fait Tolkien. » Si le but de la présente saga était de réintégrer comme il se doit les légendes nordiques au sein de la littérature contemporaine, le pari d’Edouard Brasey est à l’évidence réussi.

Mourad Haddak

(1) Un scalde est un poète scandinave du Moyen Âge. Le plus connu d’entre eux est l’Islandais Snorri Sturluson (1179-1241) auteur de l’Edda (connue encore sous les noms d’Edda en prose ou de Jeune Edda), œuvre majeure pour la connaissance de la mythologie nordique (une traduction en a été faite par François-Xavier Dillman chez Gallimard dans la collection « L’Aube des peuples », en 1991).
(2) Pour plus de détails, voir ici le très bon site internet de la maison d’édition Belfond qui consacre plusieurs pages à l’auteur et sa tétralogie.
(3) Dans la même veine, on conseille la lecture d’un bel ouvrage, chez l’Atalante, celui de l’espagnol Javier Negrete, Seigneurs de l’Olympe (prix Minotauro), paru en octobre 2007 et qui narre avec délice, grâce aux emprunts tirés des mythologies grecque et nordique, décidément à la mode, les aventures de Zeus pour sauver son trône de l’ambitieux Typhon, fils de Cronos, au milieu des intrigues et complots de l’Olympe.
(4) Parmi les rares ouvrages, nous pouvons citer celui de l’écrivain et historien Claude Mettra, La Chanson des Nibelungen paru en 1984 (Albin Michel).
(5) Sur ce sujet, voir l’étude de l’historien américain, d’origine allemande, George L. Mosse (décédé en 1999), Les racines intellectuelles du Troisième Reich paru en 2006 aux éditions Calmann-Lévy. Voir également le national-socialisme et l’antiquité, de Johann Chapoutot (PUF, octobre 2008544 pages, 28 euros) qui s’interroge  : « Quelle curieuse manie a pu pousser, en plein XXe siècle, les dignitaires du régime nazi à parler, et à parler autant, des Grecs et des Romains ? »

BONNE ANNEE, JOYEUX SAMAIN ET HAPPY HALLOWEEN!

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Oui, je sais, Halloween a tendance à disparaître des traditions festives françaises, sans jamais avoir réellement fait souche. Cette fête d’origine anglo-saxonne, avec ses vitrines horribles remplies de sorcières, de citrouilles et de toiles d’araignées, est devenue une institution purement commerciale, enlaidissant s’il est possible les rayons des supermarchés et les magasins de coiffures. Au mieux, un divertissement un brin macabre pour gamins…

Quel dommage! Cette fête est pourtant une vieille tradition celtique, Samain, correspondant à la Nouvelle Année et au début de la saison sombre. Cette nuit là, veille de la Toussaint, les portes conduisant vers l’au-delà s’ouvrent, et les personnages étranges ainsi que les défunts se mêlent aux vivants. De plus, cette nuit est décomptée du calendrier, et dure un temps indéfini, voire infini. Parfois, pour certains, les portes ne se referment pas…

Alors, malgré la hideur contemporaine en noir et orange, ne boudons pas notre plaisir de fêter, à l’exemple de nos chers anciens qui sous terre nous attendent, la grande fête des morts; convions les à des banquets somptueux et funèbres; buvons à leur santé le vin qdont ils se sont enivrés avant nous; goutons les plaisirs de la vie dont ils n’ont plus que le souvenir nostalgique. Ils possèdent le grand secret que nous n’avons pas, celui de la mort et de ce qui s’y trame, mais nous avons d’autres bonheurs: nos cinq sens et des corps pour en jouir, l’appétit de vivre, la curiosité pour les mystères et l’interdit, et la crainte de la mort. N’est-ce pas merveilleux?

Donc, Happy Halloween, joyeux Samain et bonne année à tous, vivants et morts…

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