Dédicace à Aulnay sous bois

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Le samedi 1er décembre, je dédicacerai mes livres en compagnie d’Eve Lagarde à la librairie “Folie d’encre” d’Aulnay sous bois, au début du boulevard de Strasbourg, côté place Edouard VII.

Nous attendons nos fidèles lecteurs aulnaysiens…

Quel avenir pour le fantastique noir?

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Hello tous,

Nous réfléchissons avec mon éditeur à l’opportunité de lancer une nouvelle collection de fictions fantastiques, genre un peu délaissé ces derniers temps, au profit de la pure Fantasy, regorgeant d’avatars et copies plus ou moins conformes et plus ou moins réussies du Seigneur des anneaux, Harry Potter ou Da Vinci Code (qui n’est pas de la Fantasy, certes, mais flirte avec l’ésotérisme).

Je suis persuadé que le “fantastique noir”, genre né (mort-né?) au XIXe siècle mérite d’être redécouvert et développé aujourd’hui. Moi-même, j’ai tenté la chose avec mon faux-roman faux-document retrouvé dans un manoir en ruines intitulé Les Loups de la pleine lune. Je l’ai rédigé “à la manière de”, façon journaux intimes et correspondances mélangés, en hommage au Dracula  de Bram Stocker. J’ai revisité de cette façon les mythes fantastiques du vampire ou du loup-garou en les croisant avec la naissance des sectes pré-nazies en Allemagne au XIXe siècle. Une sorte d’exploration des sources du Mal. Mon ami Cyroul m’avait interviewé à ce sujet dans Morsure.net
Certains lecteurs ont adoré le livre, son souffle, son esprit magique, son côté noir, d’autres ont détesté, me suspectant même de faire l’apologie de ces noirceurs. Ce fut pour moi, au contraire, un exorcisme de ce qui, chez chacun d’entre nous, correspont à un mélange de peur panique et de fascination de l’ombre…

Pour revenir au genre “fantastique noir”, je pense qu’il est périlleux de se contenter d’en retrouver l’ambiance nostalgique à la façon du Moine ou du Château d’Otrante. Châteaux hantés, spectres de dames blanches, moines fous… A moins de le traiter avec un zeste (un beau zeste) de dérision ou d’érotisme, comme l’a fait Jean Rollin.

Ou bien de croiser le genre avec le thriller et le polar noir. Et cela me semble être sans doute une bonne voie de renouvellement.

Tout est ensuite affaire de dosage. Je reprends pour exemple les romans de Jean-Christophe Grangé. Il s’agit de purs thrillers, estampillés polar, très noirs, avec tueurs en série à gogo. On y décèle tout de même un arrière fonds ésotérique qui donne à l’ensemble une coloration fantastique, une “poésie de l’ombre” qui n’est pas sans charme.

Une autre façon de procéder serait de concevoir des romans de pur fantastique, avec démons, vampires et loups-garous, en les intégrant dans un récit à suspense de type thriller.

La vraie réussite, selon moi, serait d’écrire des romans dont il devient impossible de déterminer le genre. Des thrillers où les monstres et les démons (ou les anges et les fées) apparaitraient naturellement dans le corps du récit, au même titre que les flics, les voyous ou les victimes.

Je viens de lire à ce sujet deux manuscrits très prometteurs qui se situent dans cette mouvance mixte. Je vous en reparle très vite.

J’attends vos commentaires, liseurs chéris.

Noir c’est noir

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Le noir revient à la mode. Pas seulement dans les vêtements, mais en littérature. Polar, thriller, mais aussi fantastique. Les vampires et autres zombies, après avoir disparu quelques années, déconsidérés par une production gore de mauvaise qualité, tant dans l’écrit que sur les écrans, reviennent aujourd’hui en force, mais sans les excès ridicules d’hémoglobine qui les caractérisaient.

Le noir, aujourd’hui, est romantique. Romantique noir, fantastique noir. Un certain dandysme, une attitude face à la vie, face à la mort surtout. La mode dite “gothique” y participe, mais pas uniquement. Les auteurs du XIXe siècle ou du début XXe, Barbeyd’Aurevilly, J.-K. Huysmans, Bram Stocker, Lovecraft ou plus récemment Jean Ray ou Claude Seignolle, sans parler de Stephen King, font aujourd’hui des émules qui, en s’inspirant de leurs aînés, trouvent un ton personnel, plus urbain, plus déjanté, plus contemporain.

En polar noir français, Grangié par exemple s’est imposé dans le genre avec des intrigues tordues ou le crime flirte avec l’ésotérisme. C’est souvent difficilement supportable à la lecture, mais c’est très efficace et haletant. Diaboliquement réussi.

En fantastique noir, un jeune auteur français qui a déjà son public mais qui va bientôt éclater, Sire Cédric. Prix Merlin du roman Fantasy 2007 pour “Angemort”, qui vient de publier “Dreamworld”, une magnifique errance au pays des cauchemars. En le lisant, j’ai eu le sentiment de retrouver mes peurs d’enfance, un peu comme dans le film “La nuit du chasseur”. C’est noir, très noir, mais romantique en diable. A l’image d’une certaine jeunesse qui se cherche beaucoup et se trouve parfois.

A lire sans modération.

Retour de Toulon

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Malgré les grèves j’ai pu me rendre au Salon du Livre de Toulon où j’ai à nouveau signé d’arrache plume ma Petite Encyclopédie du Merveilleux, qui est un véritable succès! Cela fait plaisir…
Comme elle existe sous deux formes (trois tomes séparés ou un seul volume compact), les lecteurs ont le choix. Certains ayant commencé la collection avec les volumes séparés continuent avec les suivants, d’autres achètent directement la “compil” en un seul volume (1,4 kg quand même!). Les plus gourmands achètent les deux versions!
Et de nombreux lecteurs exigent la suite de ce travail!
Une suite? Qu’en pensez vous?

Festival du livre de Toulon

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Je pars tout à l’heure pour Toulon (en avion, à cause des grèves de chat-minous, euh… des cheminots) et serai donc au Festival du Livre de cette ville jusqu’à dimanche soir (donc du 16 au 18 novembre), et espère retouver fort nombreux mes fidèles lecteurs sudistes…
Par ailleurs, j’ai reçu des excuses sincères de A.-F. R., qui regrette ses termes déplacés et va les supprimer de son blog. Nous nous étions mal jugés l’un l’autre, voilà tout. Tout est rentré dans l’ordre désormais et c’est tant mieux.
Allez, vous reprendrez bien un peu de cette succulente bourride? (non, la bourride c’est à Marseille, comme la bouillabaisse. A Toulon, c’est les raviolis aux supions…)

Fantasy mythologique

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Mon projet romanesque - soutenu donc par une bourse du CNL - va être édité à partir de l’automne 2008. Je travaille donc dessus d’arrache plume!

A ce propos, je me pose la question du genre dans lequel il s’inclut: s’agit-il d’une saga romanesque de Fantasy pure? D’une adaptation romancée des vieilles sagas nordiques? D’un roman historique légendaire?

En fait, c’est un peu tout cela. C’est de la Fantasy car il y a de la magie, mais la magie intervient peu, au fond, elle n’est là que pour symboliser les actions psychologiques des personnages.

Il y a des dieux et des hommes dans mon roman, mais aussi des nains et des elfes. Mais ma référence demeure les humains. Et mes dieux et mes nains aspirent au fond à devenir humains…

Alors je pense qu’il s’agit de ce qu’on pourrait appeler de la Fantasy mythologique, et aussi tout simplement de roman d’aventure…

C’est encore un peu tôt, mais d’ici quelques temps je vous livrerai quelques “bonnes feuilles”…

Cela dit, je pense que je ne suis pas le seul à  oeuvrer sur ce thème, mais il me semble que les autres auteurs en Fantasy transposent la mythologie (nordique en l’occurence) dans un autre univers imaginaire complètement inventé, alors que je conserve l’univers mythologique tel qu’il est, en le romançant. Je suis un peu l’exemple de ce qu’avait fait Marion Zimmer Bradley avec “Les Dames du Lac” au sujet de la mythologie arthurienne.

J’aimerais bien avoir vos avis et impressions sur ce sujet…

Soutien moral et aide CNL

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Suite à mes démêlés par blog interposés avec A.-F. R., j’ai reçu moult témoignages d’encouragement et de soutien. Cela fait plaisir! Personne - sauf A.-F. R. - n’a estimé que nous étions hallucinés ou que nous avions abusé de l’herbe à pipée des Hobbits.

Sinon, excellente nouvelle: le CNL (Centre National des Lettres) vient de m’attribuer une Bourse d’écriture dans la catégorie roman pour un gros projet littéraire que je lui ai déposé cet été. Il s’agit d’une sage romanesque en 4 tomes de Fantasy mythologique. Je suis en pleine écriture de ce travail titanesque (4 volumes de 600 pages chacun) qui verra le jour à partir de l’automne 2008, si Dieu me prête plume… (d’ange, évidemment)

Quant à la Petite Encyclopédie du Merveilleux, elle va être sélectionnée par le jury d’un prix prestigieux de Fantasy pour la cuvée 2008. Je ne peux pas encore dire lequel, c’est secret…

Bref, tout cela me réjouit et m’encourage, et m’aide à supporter les jugements injustes de quelques mauvais coucheurs…

Mon ami Pierre Dubois

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Dans le même ordre d’esprit, à savoir les méfaits des rumeurs, j’ai eu la surprise d’apprendre, lors du Festival du Fantastique de Curemonte, près de Brive, où j’étais invité, qu’il se murmurait dans le monde de la Fantasy que Pierre Dubois et moi étions fâchés!
Quelle drôle d’idée que ça encore! Pierre est un ami de longue date, et chaque fois que nous nous voyons (trop rarement il est vrai), nous faisons du velcro avec nos barbes et nous tapons sur les cuisses en nous racontant mille calembredaines!
C’est par la lecture de sa “Grande Encyclopédie des lutins”, publiée voici plus de dix ans, que j’ai commencé mes recherches elfiques, et le terme “elficologue” a été forgé pour Pierre par Claude Lecouteux, grans spécialiste du fantastique médiéval germanique.
Alors, que cessent ces rumeurs détestables! Pierre Dubois et votre serviteur sommes de grands AMIS! Non mais des fois…
J’ajoute que nous avons Pierre et moi un ami et maître commun, Claude Seignolle… Toujours vert et pétulant à quatre-vingt dix ans passés…

Intolérance

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Bon, j’ai pris la décision de tenir ce blog de façon plus assidue.
Il faut dire que j’ai été bien occupé cet automne par les dédicaces, salons du livre et autres invitations et colloques en tous genres. Ah! La notoriété! (je plaisante)
A ce propos, la fonction d’”elficologue” et “fantastiqueur” n’est pas de tout repos. J’ai été bien étonné des jalousies et des haines que suscitent chez certains le seul fait de parler et d’écrire sur le monde merveilleux…
J’ai été invité le 25 septembre à débattre des fées et autres lutins à la médiathèque des Landes de Saint Paul les Dax. J’étais accompagné de Sandrine Gestin, l’illustratrice de l’”Encyclopédie du merveilleux” dont je suis l’auteur. Tout s’est très bien passé, nous avons été chaleureusement accueillis, écoutés et applaudis par les bibilothécaires qui nous ont dit avoir été charmés par notre approche, non pas intellectuelle du sujet, mais vivante, enjouée et enthousiaste.
Hélas, parmi les invités de ce colloque, il y avait d’autres “spécialistes” du sujet, dont un certain A.-F. R., auteur d’ouvrages de référence semblables à mon Encyclopédie, que je cite d’ailleurs dans mes sources, que je n’avais jamais rencontré mais dont je respecte le travail. Ce dernier, en revanche, n’a pas la même ouverture d’esprit à mon égard, puisque non content de ne pas me saluer de la journée, et de m’ignorer totalement dans le train du retour où nous nous trouvions à quatre auteurs invités dans le même compartiment (lui et les deux autres auteurs se connaissaient très bien et discutaient comme s’ils avaient été seuls, faisant comme si je n’étais pas là, ce qui était fort étrange comme situation et tout de même assez incorrect, au point que j’ai du quitter le compartiment pour m’isoler ailleurs au calme), il a écrit dans son blog un “post” dans lequel, en résumé, il présente Sandrine comme une illuminée branchée spiritualité et votre serviteur comme un agité du bocal, en y ajoutant des jugements à l’emporte-pièces relevant proporement de la diffamation.
Ce qui est choquant, outre les termes proprement diffamatoires utilisés, c’est ce procédé consistant à taper à bras raccourcis sur des auteurs “concurrents” sur un blog alors que A.-F. R. était dans la salle, et pouvait parfaitement, lors des questions suivant la discussion, prendre la parole et exprimer ses divergences d’opinion par rapport à la façon dont Sandrine et moi parlions du monde de Féerie. D’ailleurs, je vais bien évidemment poster un double de cet article sur son blog.
A.-F. R. nous reproche aussi d’affirmer que les fées existent alors que, selon lui, elles n’existent pas. Sans doute obnubilé par sa propre importance, ce cher A.-F. R. en a perdu son humour et son coeur d’enfant, car je me suis contenté de dire que, “scientifiquement, on n’a jamais prouvé que les fées n’existaient pas”. Les Anglo-Saxons, plus doués que nous sur ce point, jouent à croire que les fées existent. Comme les enfants, d’ailleurs.
Ceci me peine d’autant plus que je considère A.-F. R. comme un brillant connaisseur du sujet, et que j’apprécie les ouvrages qu’il a écrits. Je ne soupçonnais pas qu’il m’en voulait à ce point de m’intéresser aux mêmes sujets et d’en faire également des livres. Il a été primé aux Imaginales d’Epinal en 2005, moi en 2006, nous devrions pourtant nous entendre, sinon être amis. Hélas, cela semble mal parti. C’est dommage.

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